Petite escapade scandinave

Bien que son championnat soit peu reconnu, la Norvège (comme tout le reste de la Scandinavie d'ailleurs) est un pays qui aime le foot. Il suffit d'allumer la télé de la chambre d'hôtel pendant les matchs de pré-saison pour s'apercevoir rapidement que, comme le reste du monde, les équipes les plus suivies sont l'International de Manchester (United, City étant, originellement, le club des Mancuniens pur souche), les jeunes pousses de Barcelone et le Real Madrid.
Une fois ce constat fait, il est intéressant de noter qu'à l'inverse, le championnat norvégien n'est pas très connu. Heureusement, nos journalistes traînant par là ont eu l'idée d'aller y voir un match.

Match du soir : le modeste club de Sogndal (14e sur 16 équipes) accueille un des favoris, mal classé cette année, le Rosenborg Trondheim (8e).

Sogndal, qui vient d'acquérir le statut de "ville", est situé au bord d'un Fjord, non loin de Bergen. L'accès au stade est assez déconcertant. En effet, il faut longer une rivière, monter une grande pente, traverser un collège et enfin on peut accéder à un stade d'une capacité de 5500 places.

Pour l'affiche, le stade sera presque plein, seule la partie visiteur restera un peu dégarnie du fait de l'éloignement entre les villes. Au moment de l'achat des billets, nouvelle surprise, bonne cette fois ci : le prix des places est très peu élevé.

Une place = un sandwich!
En parlant de sandwich, le traditionnel et représentatif snack du club de foot se résume à une table telle qu'on peut en voir lors des tombolas de quartiers.
En tribune, les supporters des deux équipes se côtoient dans une ambiance bon-enfant.
Le cadre est idyllique en ce début de soirée et le soleil qui n'est pas près de se coucher (il se couche vers minuit en été) illumine la vallée que l'on peut apercevoir derrière le stade.

Le décor est planté, place au show!

Un match en apparence déséquilibré
Logiquement, les locaux sont rapidement dominés par leurs adversaires du jour mais cette domination reste très stérile. A part quelques occasions du Rosenborg (à prononcer "Roussenbourg") et deux contres mal négociés par l'attaquant de Sogndal, rien à se mettre sous la dent en cette première mi-temps, si ce n'est la sortie prématurée du très maladroit ailier droit des visiteurs (Jonas Svensson) remplacé par Mushaga Bakenga à la 30e minute.
Début de la seconde mi temps. Le jeu reprend sur le même rythme, i.e un peu mou il faut bien l'avouer. Sur une action bien construite suivi d'une belle ouverture en profondeur d'un joueur ressemblant étrangement à Ryan Giggs, le prometteur Bakenga s'en va tromper le gardien local. 0-1 la messe semble dite tant les locaux peinent à se créer des occasions.
L'entraineur local décide alors de reprendre les choses en main et de faire rentrer une star internationale, tenez-vous bien, Tore Andre Flo (mais si, rappelez-vous, l'attaquant de la Norvège à la coupe du monde 98, qui avait battu le Brésil et qui s'était qualifié en 8e, il a même joué pour Chelsea, à la petite époque certes...)!
Reprenons le fil du match, l'ancien retraité sorti de son sommeil pour prêter main forte à la ville de ses premiers amours n'a quasiment pas touché le ballon et s'est baladé comme un fantôme à la pointe de l'attaque à la manière d'un Morientes.
Sur un coup franc inespéré, le défenseur visiteur (Mikael Dorsin), pas mauvais par ailleurs, commet l'irréparable et arrête le ballon à l'aide de la main. Résultat : double peine carton rouge + pénalty (non ce n'est pas mal vu en Norvège apparemment, et puis il n’y a pas Pierre Menès pour râler).
Les locaux égalisent, déclenchant la ferveur populaire (enfin, quelques encouragements quoi...) et arrachent un point inespéré, se relançant dans la course au maintien.

Fiches des joueurs :
Tore André Flo, Fernando Morientes, Mikael Dorsin

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