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Je suis allé voir un match de football vrai

Un dimanche ensoleillé dans le sud de la France. N’ayant rien à faire de mon après-midi à cause de cette maudite trêve internationale, je me décide à aller voir un match de foot. J’ai le choix, entre aller voir le match de mon club face à Toulon en Coupe de France, qui s’annonce être un massacre, les Toulonnais étant 3 divisions au-dessus et ayant le niveau CFA, ou aller voir un match de championnat comptant pour la 1er division, district Gard-Lozère, avec un alléchant St-Laurent-des-Arbres contre Pujaut, un petit derby.

Mon choix se porte sur le deuxième match, l’envie de voir des collègues jouer l’emporte. Pour l’anecdote, le match de Coupe de France se soldera par un 0-8 pour Toulon.

Me voilà arrivant donc au stade de St-Laurent, situé au bord de la nationale, et composé d’une seule tribune de fortune située de plus en pleine chaleur. Il y a plusieurs camps pour se placer pour pouvoir bien regarder le match. Tout d’abord, les adeptes de la tribune et qui n’ont pas peur de la chaleur. Ils sont à peu près une dizaine. Moi je suis côté opposé, où l’ombre d’une haie nous donne un peu de fraicheur. Je ne suis pas le seul à avoir fait ce choix. Certains supporters locaux viennent même avec leur chaise pour être confortablement installé devant le grillage. Il y aussi ceux qui sont installés sur un banc près de la buvette située derrière les buts. Ils sont une bonne douzaine, la preuve que les pochtrons sont dans la place. Et enfin, plus insolite, derrière les autres buts, certains sont garés avec leur voiture et n’hésitent pas à s’installer sur leur siège pour regarder le match.

Le public est supposé être chaud, je m’étonne de cette réputation en observant autour de moi. Je vais vite finir par comprendre.

Oui oui, le truc blanc entre les deux bancs de touche, c’est la tribune.

Le match débute avec un quart d’heure de retard, la faute à on se sait pas. Ça ravit les spectateurs arrivant en retard. Le match est lancé. Je connais les libéros des deux équipes, tout deux d’anciens coéquipiers. L’un des deux refusant de jouer en défense avec nous. Connard. Le début de match est équilibré, puis les locaux vont avoir l’emprise sur le ballon. La pelouse est haute, la chaleur étouffante, nombreux sont ceux qui se crament d’entrée. La tension commence au fur et à mesure des contacts et des décisions de l’arbitre. Le public se fait entendre pour pester contre ces décisions qui ne sont clairement pas à son goût. Un spectateur placé dans la tribune va même jusqu’à escalader le grillage pour s’expliquer avec l’arbitre bénévole de touche. Folklore du football vrai, le premier arbitre de touche porte un maillot de l’AC Arles-Avignon (ils doivent être 5 à l’avoir), preuve de son footixme avéré. Le second arbitre de touche est lui habillé de la tête au pied par la marque « Converse ». Les locaux dominent donc le match, montrent qu’ils sont au-dessus des visiteurs, mais gâchent devant les cages. Le numéro 8 a l’air d’avoir le sang chaud car dès qu’il perd la balle, il revient comme un fou, de façon limite. Je me doute qu’il va finir par faire une faute à la con. Ca ne manque pas quand quelques minutes plus tard il fait faute d’une semelle dangereuse.

Au milieu de la mi-temps, la désormais célèbre pause fraicheur arrive. Certains spectateurs s’en étonnent. C’est qu’ils n’ont jamais fait de sport de leur vie ces cons. Le match reprend et là, coup de froid. Un contre assassin des visiteurs est conclu par leur numéro 11. L’arbitre de touche local tente de lever son drapeau pour faire refuser le but mais sans succès. Le capitaine adverse, le gardien de but, allait commencer à l’insulter. Car oui, de ses cages il voit tout, quand l’arbitre accorda tout de même le but. Une petite surprise, je commençais à entrevoir l’arbitrage maison. Les locaux tentèrent de réagir avant la mi-temps, mais sans grande réussite, la dernière frappe de la première mi-temps ricochant sur la transversale.

A la mi-temps, je pris la décision de m’en aller, non sans regret. Ayant un collègue dans l’équipe visiteur, je me décide à l’appeler après le match pour savoir le résultat. Un extrait :

« Ben, on a perdu 2-1. L’arbitre siffle deux pénaltys imaginaires, notre gardien prend une semelle, se relève et pousse son adversaire et prend un rouge. Un scandale. Le public a mis la pression à l’arbitre et voilà. Mais bon, ils étaient meilleurs en face ».

J’ai donc loupé le meilleur dans ce match, mais pas de regret. Ce n’est qu’une question de temps avant que ça soit à mon tour de vivre ça sur le terrain.

7 comments

  1. Binho 12 septembre, 2012 at 15:06 Répondre

    J’ai pas été convaincu par ton article, être journaliste, même amateur ça s’improvise pas.
    Avant de demander des RT faudrait que tu te relises parce qu’il y a des passages où on ne comprend rien (des fautes de français, aucune concordance des temps etc…) et le résumé du match est un peu plat et sans saveur.

    De nombreux progrès à faire avant que je prenne ma carte de socio, mais c’est peut être seulement un début de saison difficile ?

    Bon courage pour la suite

    • BastienMichel 12 septembre, 2012 at 15:47 Répondre

      Je suis d’accord avec vous sur certains points, je vous trouve quand même dur sur d’autres. On va essayer de s’améliorer en espérant vous compter bientôt parmi nos lecteurs réguliers.

  2. Analyste Chauvin 22 avril, 2013 at 08:08 Répondre

    Le fond de l’article est bien pensé. Ce qui aurai été drôle, ça aurai été de voir tout le match, de lui donner une note, en donner une aux joueurs et de les interviewer. J’imagine la réaction des joueurs en lisant ce résumé.

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