Sign in / Join

TLMSF interviewe Sidney Govou

On ne le présente plus. Sidney Govou, international Français, est actuellement en convalescence du côté de Lyon, où il soigne sa grave blessure subie il y a quelques semaines. Né au Puy-en-Velay, il débute dans le club de sa ville natale avant de rejoindre le centre de formation de l’Olympique Lyonnais. Il y dispute son premier match en tant que professionnel un match contre l’AJ Auxerre, le 15 janvier 2000. Il y enchainera plus de 400 rencontres en Ligue 1 et compte en parallèle 49 sélections avec les Bleus. En 2010, il décide rejoindre la Grèce et le Panathinaïkos pour y réaliser une saison avant de revenir en France, et signer à Evian Thonon Gaillard, où il joue depuis 2011. Sa blessure l’a contraint à mettre un trait sur cette saison et entend bien revenir encore plus fort mentalement.

 

Tout d’abord, comment se passe ta rééducation ?

Ça va mieux, j’ai un peu galéré au départ après l’opération et là j’ai commencé il y a 1 semaine avec le kiné mais c’est assez léger pour l’instant. A partir de Lundi on va commencer à travailler un peu plus. Je suis au Centre de Kiné Paul Santy à Lyon. Donc je pense rentrer bientôt dans la vraie rééducation.

 

 

La saison d’Evian se termine moyennement, malgré la qualification pour la Finale de la Coupe de France. Qu’en penses-tu ?

C’est vrai que c’est chaud le championnat, on est relégables, ça se dessine pas très très bien. Mais c’est encore jouable, donc il faut être à fond, on est qualifiés pour la Finale et c’était un peu inespéré pour un club comme Evian. Donc j’ai dit à quelques mecs de l’équipe qu’il fallait garder confiance et que si on parvenait à se maintenir en jouant une finale derrière, d’une saison presque catastrophique on pourrait finalement arriver une saison extraordinaire. Il faudra donc jouer à fond les 3 derniers matchs.

 

 

Seras-tu encore en Savoie la saison prochaine ?

Je suis en fin de contrat.  Je sais que les dirigeants réfléchissent à l’idée de me prolonger ou non par rapport à cette blessure,  du coup j’attends mais dans mon protocole ça ne change pas grand-chose. J’espère récupérer ma jambe (rires) et c’est ma priorité pour les 3-4 prochains mois. Que ce soit pour Evian ou à titre personnel, pour moi ça sera la même chose.

 

 

Si tu devais retenir une seule chose de ton passage à Lyon ?

Une chose c’est compliqué ! J’ai tout fait à Lyon, c’est pas évident. J’y ai commencé, j’ai gagné des titres. Mais je retiendrai ce qu’on a réussi à cultiver au fils des années, la culture de la gagne. J’avais ça en moi mais ça c’est vraiment déclaré à Lyon. J’ai commencé à être plus compétiteur et toujours eu envie de gagner dans n’importe quelles conditions. D’ailleurs si t’as pas ça en toi, tu t’épuises.

 

 

Quelles relations gardes-tu là-bas ?

Avec les joueurs c’est un peu compliqué puisque la plupart sont partis maintenant. Mais j’ai régulièrement des nouvelles des plus anciens comme Rémy Vercoutre par exemple, qui s’est également blessé et pour qui j’ai une petite pensée.
Donc du coup je suis plus resté amis avec le staff (Bruno Genesio, Joel Bats, Robert Duverne …)
Je suis un ancien de la maison et je connais pas mal de monde dans les bureaux, de la billetterie à la laverie.

 

Est-ce que tu penses que le fait d’être resté aussi longtemps à Lyon a pu être un frein pour ta carrière, en Bleus ou à l’étranger ?

Non, je n’ai pas l’impression d’avoir raté quoi que ce soit. Si cela avait été un objectif de partir rapidement à l’étranger, oui il n’aurait pas été atteint mais ça n’a pas été le cas. Je faisais partie d’une des plus grandes équipes en Europe. Partir  pour partir à cette époque n’était pas d’un grand intérêt pour moi. J’ai réussi à Lyon, j’ai été en Equipe de France. Je sais qu’en France on regarde souvent ailleurs en se disant que c’est mieux. Moi j’étais bien ici.

 

 

La Grèce, tu en gardes un bon souvenir tout de même ?

Ouais ! Franchement. Les gens pensent que tout s’est mal passé mais j’en garde un bon souvenir. Après, avec l’écho qui a été fait de ce qu’il s’est passé là-bas, et le temps que ça a pris, ça a été complètement démesuré.
Après, les grecs sont un peu comme ça aussi, agressifs mais j’en garde un bon souvenir. C’est une bonne expérience.

 

 

Et l’ambiance des stades là-bas ?

Elle est extraordinaire franchement ! Un peu malsaine par moment, ça va trop loin parfois. Le racisme est vraiment présent. Il y a beaucoup de bagarres et de débordements. Mais bon, il y a certains matchs c’est impressionnant. Les derbys c’est un truc de fou !

 

Tu penses quoi des clubs avec des gros investisseurs en France ? (PSG, Monaco …)

Je trouve que c’est le foot. En France on dit, on n’a pas ci, on n’a pas ça mais la plupart des gros clubs européens ont une masse financière qui est énorme. Donc en France, où c’est plus compliqué en plus avec la fiscalité, si tu veux lutter contre ces clubs-là tu es obligé de passer par là. De nos jours, l’argent fait partie du foot et moi ça ne me dérange pas. Les clubs de foot sont comme des sociétés et quand ta société marche tu investies de l’argent.

 

 

Tu as un favori pour la prochaine Finale de la Ligue des Champions ?

Heu, honnêtement, non ! Je trouve tout de même que cela fait deux très beaux finalistes. Surtout de la manière dont ils se sont qualifiés après je n’ai un favori. Comme il y a un français au Bayern, je vais dire Munich alors.

 

 

Même si tout le monde te connaît, peux-tu nous décrire ton jeu en quelques mots ?

Je suis Entier. Je n’ai pas de qualités techniques exceptionnelles si ce n’est peut-être le mental.

 

 

Demain, on te demande de changer de poste, tu choisis lequel ?

Pour le bien de l’équipe ??(Rires)
Pour moi, et ce que les gens ne comprennent pas, c’est que je préfère jouer attaquant. Neuf ! J’ai évolué la majeure partie du temps à droite.
Après un poste que j’aime jouer, par exemple à l’entrainement, c’est défenseur central.

 

 

Quelles sont pour toi les conditions idéales pour jouer au foot ?

Moi c’est la chaleur. Mais bon, s’il ne fait pas très froid et qu’il a un peu plu, j’aime bien les terrains humides aussi. Ca tacle un peu partout, ça ne me déplait pas.

 

 

Regardes-tu souvent des matchs à la TV ? Si oui, quel est le championnat que tu préfères ?

Je regarde de plus en plus et même beaucoup ces derniers temps. Quand j’étais plus jeune je ne regardais pas. Sinon je ne suis pas fermé sur un championnat. Je suis comme tout le monde, je regarde ce qu’on me propose à la TV (Français, Anglais, Espagnol) Je n’irai pas jusqu’à voir un match autrichien non plus. (Rires)

 

Tu es plutôt soirées entre potes ou pépère à la maison ?

Les deux ! On peut même faire « entre potes à la maison ». Je suis devenu beaucoup plus casanier avec le temps et la vie de famille et à un moment donné faut se calmer. Mais j’ai toujours été comme ça car j’aime bien mes amis et la famille. Et concilier les deux c’est vraiment pas mal.

 

 

Si tu pars sur une île déserte, tu amènes quoi comme musique ?

J’aime bien écouter de vieux morceaux de musiques africaines que mon père me faisait écouter. (Meiwa, Koffi, Awilo Longomba).
Mais sur une île déserte j’amènerai du Reggae, Bob Marley.

 

Le film que tu pourrais voir des centaines de fois ?

Fight Club.

 

 

Est-ce que tu joues aux Jeux Vidéos ? FIFA ou PES ?

Non je ne joue plus trop. J’y ai joué étant jeune, après je n’y jouais plus du tout. Mais avec ma blessure je m’y suis remis un petit peu. Par contre je ne joue pas aux jeux de foot, je suis plus jeux de stratégie, d’aventure ou de baston, ça défoule un petit peu.

 

Merci beaucoup Sidney de m’avoir accordé du temps par téléphone. Bon courage pour ta rééducation et on espère te revoir bientôt sur un terrain de foot.

 

1 comment

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :