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C1 - Le Celtic revient de loin, Lyon se contentera de l'Europa League.

Une semaine après avoir créé la sensation en battant le Celtic 2-0, le Shakthior Karagandy est rapidement retombé de son nuage. Dans les autres rencontres où il restait un peu d’enjeu, Schalke a galéré, le Steaua a rapidement plié la rencontre, le Milan a été sans pitié et le Dinamo Zagreb y a longtemps cru.

Parmi les 10 rencontres comptant pour les barrages, nous allons rapidement passer sur les matchs sans suspense. Donc l’Olympique Lyonnais a pris le même score qu’à l’aller contre la Real Sociedad (2-0) sur un doublé de Carlos Vela, le FC Bâle, vainqueur à l’aller 4-2, a confirmé tranquillement contre le Ludogorets Razgard (2-0). En Russie, le Zenit n’avait rien à craindre contre le Paços Ferreira (4-1 à l’aller)et a passé une soirée plutôt calme (4-2), Arsenal a achevé Fenerbahçe (3-0, 2-0) avant que Tribunal Arbitral du Sport ne porte le coup de grâce en excluant le club turc de compétitions européennes (matchs truqués) et Viktoria Plzen a rapidement tué le suspense en s’imposant 1-0 à Maribor après leur victoire 3-1 à l’aller. Voilà pour le reste, tout était encore jouable… ou quelques montagnes ont été (presque) renversées.

Le football pour les nuls, en 2 touches de balle maximum et sur 3m²

MILAN AC 3-0 PSV EINDHOVEN : les Rossoneri sans trembler

(Match Aller : PSV Eindhoven 1-1 Milan AC)

Après avoir accroché le match nul en terre batave, l’AC Milan n’a pas failli à domicile face au PSV Eindhoven. Même si la 1ère occasion est pour Tim Matavz, ce sont les italiens qui ouvrent le score sur une frappe limpide à ras terre de Kevin Prince Boateng (1-0, 9’).  Le PSV ne réagit pas et à la demi-heure de jeu, De Sciglio centre en retrait pour El-Shaarawy qui décoche une mine sur la barre. Les hollandais n’arrivent pas à construire notamment à cause d’une défense milanaise bien regroupée derrière. Ceci dit, Willems est à deux doigts de remettre les deux équipes à égalité lorsqu’il chie complètement son centre et que le ballon va s’écraser sur la barre de Christian Abbiatti. En 2e mi-temps, après une grosse occasion de Wijnaldum, le Milan AC va prendre le large sur un corner d’El-Shaarawy dévié par Philippe Mexès sur Mario Balotelli qui se jette au second poteau (2-0, 55’). Les hollandais sont groggys et craqueront une 3e fois dans le dernier quart d’heure. A peine rentré, Andrea Poli lancé en profondeur par Super Mario transmet à Boateng qui prend son temps pour ajuster Zoet. 3-0, on peut fermer la boutique. L’expérience milanaise à fait la différence face à la jeunesse néerlandaise.

PAOK SALONIQUE 2-3 SCHALKE 04 : sur un rythme de Draxler

(Aller : Schalke 1-1 PAOK Salonique)

Tenu en échec lamentablement sur leur pelouse à l’aller, Schalke 04 a morflé en Grèce mais est venu à bout du PAOK Salonique, le rescapé. La rencontre a réellement débuté à la 43e minute sur un long ballon, Uchida remet sur Szalai qui trompe Sanz, le portier espagnol du PAOK (0-1). La 2e période sera plus animée. Les grecs sont révoltés et sur une passe en profondeur de Kitsiou, Athanasiadis fusille Hildebrand et remet les compteurs à zéro (1-1, 53’). Le PAOK se permet de croire à la qualif’ d’autant que les choses vont se gâter pour les allemands avec l’exclusion de Jermaine Jones (64’). Piqué au vif, Schalke se révolte. Sur un ballon perdu par Katsouranis, Meyer récupère la quetsche et passe dans le dos de la défense à Julian Draxler qui évite la sortie de Sanz et marque dans le but vide (1-2, 67’). Les grecs reprendront espoir après une nouvelle égalisation de Katsouranis (2-2, 78’) mais en toute fin de rencontre, sur un contre, Julian Draxler élimine tranquillement Kace et sert Szalai qui inscrit un doublé et anéantit le PAOK Salonique (2-3). Shalke est allé chercher sa qualification et tentera de faire mieux que le 8e de finale de la saison passée, éliminé par Galatasaray.

LEGIA VARSOVIE 2-2 STEAUA BUCAREST : les roumains ne l’ont pas volée

(Aller : Steaua Bucarest 1-1 Legia Varsovie)

Grosse ambiance dans la Pepsi Arena de Varsovie pour ce Barrage crucial. En effet, les polonais attendent depuis 17 ans de participer à nouveau à la phase de groupes de la Champions. Malheureusement, le Legia Varsovie va rapidement redescendre de son nuage car sur la 1ère occasion du Steaua Bucarest, Stanciu ouvre le score sur une action initiée par Tanase (0-1, 7’). Dans la foulée, sur un contre roumain, Filipe décale Piovaccari. L’attaquant italien feint la frappe pour éliminer Dossa Junior qui se jette comme un abruti puis glisse le cuir sous le portier polonais Kuciak. 9 minutes de jeu, et le Steaua mène 2-0, gros coup dur pour le Legia. Par la suite, les roumains laissent le ballon aux joueurs de Jan Urban et procèdent en contre. Les polonais réagissent à la 19e minute mais quand Kucharczyk pense redonner espoir aux siens, l’arbitre assistant lève le drapeau pour une position de hors-jeu. Pas en reste, le Legia trouve la faille quelques minutes plus tard, sur un centre de Wawrzyniak, Radovic coupe la trajectoire d’une tête puissante au point de pénalty (1-2, 27’). Obligé de marquer encore 2 fois à cause de la règle du but à l’extérieur, le Legia Varsovie peut espérer renverser la tendance, juste avant la mi-temps, Furman prend sa chance aux 20 mètres avec un missile à ras le sol mais Tatarusanu détourne non sans difficulté en corner. En seconde période…… le vide intersidéral. Le néant. Le trou. Rien. Ah si, attendez… A 30 secondes du coup de sifflet final, les roumains, surement occupés à commencer les festivités de qualification laissent les polonais faire ce qu’ils veulent. Cela profite à Rzezniczak qui égalise (bien trop tard, 2-2 , 90+3’). Ce n’est pas pour cette année que les polonais retrouveront la Champions et c’est tant mieux, vu comment c’est la misère pour écrire leurs noms. Le Steaua Bucarest retrouve la plus belle des compétitions pour la 1ère fois depuis 2009.

L'ambiance exceptionnelle de la Pepsi Arena de Varsovie.

AUSTRIA VIENNE 2-3 DINAMO ZAGREB : la frayeur des autrichiens

(Aller : Dinamo Zagreb 0-2 Austria Vienne)

Après le hold-up du match aller, l'Austria Vienne devait valider sa qualification à domicile. Le match débute de la plus belle des manières pour les autrichiens. Sur un coup franc excentré côté droit, Florian Mader frappe pied gauche et le ballon est légèrement par Simunic avant de finir sa course dans les buts croates (1-0, 4'). L'Autria Vienne fait le trou et le Dinamo Zagreb doit alors marquer 3 fois pour se qualifier. Face à une défense locale bien regroupée derrière, le Dinamo peine à réagir et à trouver la solution. Celle-ci ne viendra qu'à la 33e minute quand Sammir transmet à Brozovic, lequel se retourne et enroule à une vingtaine de mètre en plein lucarne (1-1). Juste avant la mi-temps, sur un centre de Pinto, la défense de l'Austria renvoie le ballon sur Sammir qui décale Junior Fernandes. Ce dernier enveloppe le ballon et trouve la lucarne opposée (1-2, 42'). Pas grand chose se passe jusqu'à la 70e minute où sur le côté droit, Pinto déboule sur le côté droit et relaie avec Hillal avant de centrer sur Beciraj qui décroise sa tête et lobe le gardien autrichien (1-3). A ce moment là, le Dinamo Zagreb a réalisé l'irréalisable et est qualifié mais l'Austria Vienne n'abdique pas. A 10 minutes de la fin, sur un ballon aérien disputé par Suttner, le ballon revient dans la surface et après un léger cafouillage, Hosiner remise de la tête au second poteau sur Kienast, tout juste entré sur la pelouse, qui bat tranquillement Sandomierski (82', 2-3). La délivrance. Le score ne bougera plus et l'Austria Vienne peut faire la fête. Le club autrichien disputera sa première Champions.

CELTIC GLASGOW 3-0 SHAKTHIOR KARAGANDY : le Celtic revient de (très) loin

(Aller : Shakthior Karagandy 2-0 Celtic)

Après un match aller héroïque, le Shakthior Karagandy (ou Skakhtar Karaganda, Shakhter Karaganya, enfin comme vous le souhaitez, tout est possible) se déplaçait dans ce qu’il se fait de mieux en stade et en ambiance européenne, le Celtic Park du Celtic Glasgow. Les écossais croient dur comme fer en la qualification et l’ambiance est une nouvelle fois à la hauteur de l’évènement. Les Bhoys attaquent la rencontre pied au plancher mais sur un centre d’un Kris Commons en feu, Mikael Lustig place une tête détourné par Mokin (5’). Quelques minutes plus tard, c’est au tour de Stokes de décoller du sol et tenter de battre le gardien kazakh mais ce dernier se détend bien et va chercher le cuir à ras le poteau (12’). Les écossais sont déchaînés et ne laissent que très peu de répit aux joueurs de Karagandy. Juste avant la mi-temps, Samaras cherche une solution à 25 mètres du but mais la défense kazakh est plutôt bien en place ce qui l’oblige à faire écran avec Kris Commons. Le milieu écossais décoche une frappe qui fuit Mokin et finit sa course dans le but (1-0, 45’). La moitié du chemin est faite. Au retour des vestiaires, sur un corner écossais, la défense du Shakthior peine à se dégager et Mikael Lustig tente sa chance aux 20 mètres mais chie complètement sa frappe qui termine sa course… dans les pieds de Giorgos Samaras, seul au point de pénalty. L’attaquant grec du Celtic ajuste Mokin et égalise sur l’ensemble des deux matchs (2-0, 48’). La partie va s’emballer, les kazakhs sont obligés de pousser pour éviter une prolongation ou pire, en prendre un 3e, donc marquer maintenant anéantirait la remontée écossaise. Du coup, les locaux ont plus d’espace et sur un nouveau centre de Forrest, Stokes pose encore une tête mais le ballon termine sur le poteau. Dans la foulée, les kazakhs obtiennent un corner et sur une tête de Vasiljevic, Forster est battu mais sauvé sur sa ligne par Adam Matthews. Le Shakter pousse, sur une longue touche, Khiznichenko devance la sortie du portier écossais mais sa reprise termine sur la barre (71’). Le Celtic plie mais ne rompt pas et patiente jusqu’en fin de rencontre. Sur une bonne construction écossaise, Stokes slalome dans la défense kazakh tel un Hermann Maier sur une piste de ski puis sert en retrait pour Forrest qui place le ballon sous la barre (3-0, 90’). Explosion de joie dans un Celtic Park en ébullition. Le Celtic est allé chercher sa victoire et jouera la Champions qui lui a offert tant d’émotions la saison dernière.

Neil Lennon, le coach écossais qui explose de joie et part rejoindre ses joueurs sur le 3e but du Celtic

 

Dernier petit rappel, hier avait lieu le tirage au sort de la Phase de Poules. Si vous voulez tout savoir, Fred vous a expliqué, hier, le principe des Chapeaux, le tirage au sort complet et le calendrier des rencontres

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