Artur Boruc, le Holy Goalie du Celtic

Artur Boruc, le gardien de but de Southampton, a de nouveau fait parler de lui il y a quelques semaines contre Arsenal (0-2), après une énième boulette sur l’ouverture du score de Giroud. l'ancien gardien de but du Celtic est décidément capable du meilleur comme du pire. Vidéo Gag s’en régalerait.

Artur Boruc 

Tout commence en 2004, lors d’un match anodin de D1 polonaise contre Widzew Łódź (6-0). Titulaire dans les buts du Legia Varsovie depuis deux ans, le jeune Artur Boruc (24 ans) s’essaye à l’exercice du penalty. Mais en tant que tireur. Il marque le seul but de sa carrière à ce jour, puis s’en va le fêter en brandissant le poteau de corner. Ce n’est pas pour ses qualités de buteur, ni de plombier d’ailleurs, que le Celtic Glasgow le recrute en 2005. Un prêt concluant et le natif de Siedlce prend la place de David Marshall dans les buts des Hoops. Il se révèle rapidement comme un gardien solide, et même capable de réaliser quelques parades exceptionnelles. Très bon sur sa ligne et doté d’un ego surdimensionné qui le rend si arrogant, le public de Parkhead l’adopte rapidement. Surtout quand c’est un Catholique et qu’il le revendique. En 2006, lors du Old Firm contre les Rangers, il se signe devant les fans du rival honni, à majorité protestants. La Police se charge même de l’affaire, mais aucun fait ne sera retenu contre lui. On commence alors à mieux cerner le personnage. Pas un Saint diront certains. Pourtant, ce premier écart de conduite ne l’empêche pas d’être un joueur performant, au point d’être nominé pour le meilleur joueur de l’année en Premier League écossaise lors de la saison 2006-2007. Le titre de champion en 2007 lui permet de flamber dans l’enceinte des Rangers, brandissant un drapeau sur lequel on pouvait lire « Champions ». « Je n’aime pas ce club, ni ses joueurs », se permet-il même de déclarer à propose des Blues de Glasgow.

Le déclin avant le rebond

La vie débridée de Boruc en dehors du terrain allait forcément un jour influencer ses performances. Son année 2008 nous offre un florilège de scandales. Son niveau dans les buts des Bhoys s’en fait ressentir. En mai, il porte un t-shirt « Dieu bénit le Pape » après un derby contre les Rangers, avant quatre mois plus tard de montrer son majeur à ces fans habillés en bleu qu’il déteste. En août 2008, il enfreint les règles du Celtic en déplacement après un match amical à Feyenoord. Comme le dit le proverbe polonais : boire ou conduire... De toute façon, on n'a pas de voiture ! Chez Boruc, une beuverie en appelle une autre, après celle une semaine auparavant avec l’équipe nationale de Pologne. Pas très sain. Le gardien polonais multiplie aussi les bourdes, plus grosses les unes que les autres. Il encaisse notamment un but de 41 mètres contre Hibernian en décembre. Cela ne l’empêchera pas d’être nommé par la FIFA pour le joueur de l’année, un comble. "Certains parlent d' "Holy Goalie" et peut-être que c'est une bonne chose pour le Celtic mais je ne suis pas sacré, je suis juste un gardien de but ordianaire", déclare le Polonais en 2009. "À cet instant de ma vie, les choses les plus importantes pour moi sont le calme et la tranquillité d'esprit." Une bonne dose d'humilité ne lui fait pas de mal. Il quitte donc l’Ecosse en 2010 pour la Fiorentina, où il passe deux saisons. Il parvient même à détrôner Sébastien Frey dans les buts florentins, mais sa condition physique dégradante et ses performances en demi-teinte l’exposent aux critiques. Il retourne en Grande-Bretagne en 2012, du côté du promu Southampton. Lors d’un match des Saints à Tottenham, il réagit aux sifflets des supporters adverses par des applaudissements dans leur direction, puis par un jet de bouteille. Peut-être que c’est l’air britannique qui rend Boruc si amusant et délirant.

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