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Aberdeen peut encore mieux faire

Avec une deuxième place derrière le Celtic et une Coupe de la Ligue en poche, la saison d’Aberdeen est réussie. Les ambitions pour la suivante devront toutefois croître.

Aberdeen remporte la League Cup.

Deux décennies. C’est la période qu’ont dû patienter les Dons pour soulever un trophée. C’est désormais chose faite avec ce succès en League Cup, contre Inverness CT (0-0, 4-2 aux tirs au but), en mars dernier à Celtic Park. Un stade où Aberdeen était déjà venu s’imposer  dans l'autre coupe un mois plus tôt… contre le Celtic (2-1), avant de battre à nouveau les Bhoys (2-1), en championnat cette fois-ci. Des résultats convaincants qui viendraient presque faire oublier l’humiliation à Glasgow (2-5) samedi, ainsi que les trente points de retard sur le Celtic (95 points contre 65) à deux journées de la fin de la saison. Qu’importe, Aberdeen retrouvera l’Europe cet été. L’Europa League plus précisément. Comme si le club renouait avec son passé glorieux. La victoire en finale de la Coupe des Coupes en 1983 contre le Real Madrid (2-1) nous revient alors en mémoire.

"Je n'ai jamais entraîné une équipe dans une compétition européenne, reconnaît Derek McInnes, l'entraîneur des Dons. Cela représente beaucoup financièrement et pour notre prestige. Notre qualification démontre aussi à quel point notre saison est réussie." Jamie Langfield partage cet avis. "Le club n'a plus été aussi bien classé depuis 1994, reconnaît le gardien de but. Soyons honnêtes. Avec sa puissance financière, le Celtic domine logiquement le championnat. Mais pour finir derrière eux, il faut se battre à chaque rencontre." L’objectif du club du Nord-Est de l’Écosse sera de bien figurer sur le continent. Et surtout de lutter pour le titre le plus longtemps possible avec le Celtic pour le sacre final. Pour cela, il conviendra d’éviter des défaites imprévues contre des adversaires inférieurs, comme celles enregistrées contre Hearts, Partick Thistle ou Ross County cette saison.

Une élimination cruelle en demi-finale de Cup

Derek McInnes, l’entraîneur des Dons, devra aussi renforcer son équipe. Les latéraux représentent le principal point faible de la défense. Le milieu de terrain, bien que performant, apparaît parfois vulnérable du fait de la pression placée sur les épaules de Peter Pawlett et du vieillissant Barry Robson. Si l'arrivée de ce dernier, de Michael Hector et de Willo Flood se révèlent être fructueuses, Alan Tate et Calvin Zola n’ont pas été à la hauteur des espérances placées en eux. Ils pourraient d’ailleurs quitter le club dans les prochaines semaines. Et pourquoi pas les remplacer numériquement par un buteur pour épauler l’Irlandais Adam Rooney (aucun lien de parenté avec l’attaquant de Manchester United donc).

Une autre preuve de cette marge de progression ? Le doublé avorté. Une défaite inattendue contre St Johnstone (1-2) le mois dernier et adieu la finale de la Coupe d’Écosse. Adieu surtout un doublé historique, déjà réalisé en 1990. Le point noir de la saison du côté de Pittodrie, à coup sûr. Mais le sourire est bien de retour dans la ville de granit. Les supporters retournent en masse au stade encourager les leurs (entre 12000 et 14000 par match). Dans les coulisses, le club va vendre des actions afin de lever 16 millions de livres, dans le but de financer un nouveau stade et un centre d’entraînement moderne. Pas mal hein ?

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