Leigh Griffiths, la bonne affaire du Celtic

Pour toutes les bonnes (et les mauvaises) raisons, la réputation de Leigh Griffiths n’est plus à faire. Recruté par le Celtic en janvier dernier en provenance de Wolverhampton Wanderers pour 1 million de livres, il s’impose comme un atout de choix en vue de la prochaine campagne de Ligue des champions.

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Des provocations et des gestes obscènes envers ses propres supporters, des tweets et des chants racistes, comme le mois dernier en direction de Rudi Skacel (« le réfugié »)… Griffiths s’est surtout fait remarquer en dehors des terrains depuis le début de sa carrière. « Nous ferons tout notre possible pour l’aider », réagit Neil Lennon, le manager du Celtic, après le dernier épisode en date. Sanctionné par le club, le joueur de 23 ans doit désormais se concentrer sur le terrain. Car des qualités, le natif d’Édimbourg en possède quelques-unes.

Depuis le départ de Gary Hooper pour Norwich City l’été dernier, les fans du Celtic déploraient l’absence d’un vrai attaquant de pointe. Difficile d’attirer l’homme idoine dans un championnat sous-évalué et sans moyens d’envergure. Un Écossais avec une mauvaise réputation fera l’affaire. Les requins anglais ne tournent pas autour d’un tel garçon, qui a évolué en Scottish Premier League et en League One anglaise (D3). Mais suffisant pour marquer régulièrement avec la meilleure équipe du pays. La saison dernière, il a inscrit 19 buts en 30 matchs au cours de son prêt à Hibs. Dont la grande majorité du pied gauche. Et en plus, il peut très bien marquer de l’intérieur de la surface comme de l’extérieur. Sa particularité ? Se faufiler au deuxième poteau et laisser parler sa technique pour pousser le ballon au fond des filets. Il faut donc ajouter à cela sept buts inscrits depuis l’extérieur de la surface de réparation. Chose qui n’était pas l’une des particularités de Gary Hooper…

La Ligue des champions en ligne de mire

Depuis son arrivée à Parkhead le 31 janvier dernier, son total s’élève à 7 buts en 13 rencontres (dont 10 titularisations). Le 22 février, il ouvre son compteur contre Hearts (2-0), puis s’offre un triplé contre Inverness (5-0) le 1er mars. Surtout, il s’accommode très bien au 4-3-1-2 mis en place par Neil Lennon. Kris Commons, le meilleur joueur du championnat cette saison, peut très bien évoluer comme meneur de jeu ou comme attaquant de pointe. Mais il a trop souvent remplit les deux rôles lors de la première partie de saison. D’où l’utilité de Griffiths, grâce à son talent de buteur et ses mouvements efficaces sur le front de l’attaque. Commons peut donc en profiter pour exploiter ses qualités entre le milieu de terrain et la défense adverse, distillant quelques passes précieuses.

Maintenant que Griffiths a prouvé ses qualités dans la meilleure équipe d’un championnat faible, le niveau supérieur l’attend. La Ligue des champions et ses adversaires supérieurs comme le Barça, l’AC Milan ou la Juventus. Ce niveau, il l’a seulement abordé avec l’équipe nationale contre la Croatie (1-0) en juin dernier. « Leigh Griffiths est facile à entraîner, c’est incroyable, reconnaît Gordon Strachan, le sélectionneur écossais et ancien manager du Celtic (2005-2009). Quand vous lui parlez, il est toujours attentif. Tous les joueurs sont différents. Mais quand vous êtes sur un terrain de football, c’est à ce moment-là que votre véritable caractère ressort. Tout ce que vous faites hors du terrain n’a pas d’importance. C’est seulement sur la pelouse que votre vraie personnalité se révèle. » Mais en travaillant dur et peu servi quand le Celtic n’aura pas la possession du ballon, il lui sera difficile de briller. L’ancien joueur des Wolves est déjà chargé de prendre le relais de Commons en SPL, en compagnie d’Anthony Stokes (19 buts cette saison). Et c’est déjà pas mal dans un premier temps.

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