Un petit cours de Samba ? E10 - Kostas Monalas - Grèce

Un jour - Un joueur - Une sélection

Kostas Manolas - Olympiakos FC - Grèce

kostas manolas

La belle image panini (que l'on a 4 fois en double, si intéressé …)

En 2004 l’équipe nationale grecque a marqué les esprits en remportant le championnat d’Europe des nations non par son jeu flamboyant mais plutôt par sa défense imperméable et son style très ennuyeux. Le sélectionneur Otto Rehhagel a toujours prôné l’efficacité au spectacle, à la tête de la sélection durant 9 années il a profondément rémodéliser le visage de cette sélection qui n’est pas agréable à regarder mais qui est présente à toutes les phases finales depuis 2008. 4 ans après qu’en reste-t-il ? Un quart de finale lors de l’Euro 2012 et surtout un parcours très intéressant lors des qualifications du mondial brésilien avec 8 victoires, 1 nul et 1 défaite terminant malgré tout second derrière la Bosnie. Pour valider son ticket pour la coupe du monde les grecs sont venus à bout de la Roumanie (4-2 sur les deux matchs). Cette sélection n’a jamais paru aussi solide (seulement 6 buts encaissés sur ces qualifications) mais toujours aussi frileuse offensivement (16 buts inscrits sur 12 matchs). Kostas Manolas, le tout jeune défenseur de l'Olympiakos est l’un des symboles de cette Grèce confiante à l’aube dorée d’un mondial où elle n'a rien à perdre.

Son parcours : il n’a pas été formé dans les plus grands centres de formation du pays mais dans un petit club de l’Attique le Thrasyvoulos F.C qui fait souvent l’ascenseur entre la première et la seconde division grecque (le Stade Malherbe de Caen hellénique). À seulement 18 ans il est repéré par l’AEK Athènes grâce à ses talents athlétiques (1m86 et 78 kilos) mais également sa bonne relance et sa solidité dans les duels.

250012954

 Pas très affuté au départ il compense sa lenteur par un excellent sens de l'anticipation dans les duels.

Il signe en 2009 avec l’un des plus prestigieux clubs grecs mais qui traverse une grave crise financière et sportive, l’AEK ne peut plus suivre le rythme insoutenable de l’Olympiakos et doit régulièrement vendre ses meilleurs éléments. L’AEK rebâtit ainsi avec de nombreux jeunes ce qui a permis à Manolas d’émerger au haut niveau en Superleague grecque. il dispute ainsi 66 matchs en 3 saisons ce qui lui permet également d’accéder à la sélection grecque U21 où il joue quelques rencontres. Il est même l’invité surprise de la liste des 30 grecs pour la coupe du monde 2010 mais il n’est pas sélectionné au final. Il devient un des joueurs les plus réguliers du championnat grec dans une défense pourtant très friable. Ses facilités techniques et ses bonnes capacités athlétiques en font un titulaire incontournable malgré son jeune âge. Il se distingue notamment dans les duels un contre un et les tacles où il est très peu sanctionné. Il part en 2012 direction l’ennemi de toujours l’Olympiakos car l’AEK doit absolument vendre pour éviter la faillite. Il signe un contrant de 4 ans le liant à la formation du Pirée jusqu’en 2016.

En 2012 il découvre ainsi l’élite du football grec : l’Olympiakos Le Pirée, l’équipe la plus titrée de la Superleague (41 championnats) où il évolue aux cotés des meilleurs joueurs du pays : Holebas, Mitroglou, Papadopoulos, Maniatis, Samaris... Sa progression est fulgurante il devient titulaire dès son arrivée, sa saison 2012-2013 est excellente il dispute une vingtaine de matchs en championnat, découvre la Champions League avec l’Olympiakos mais également la sélection nationale (première cape le 6 février 2013 face à la Suisse). À l’issue de cette saison il remporte le championnat et la coupe mais attire le regard des plus grosses écuries européennes.

928687

 Alors elle est grande comment la corruption en Grèce ?

Cette saison : la deuxième année est souvent réputée pour etre la plus difficile, Manolas ne connait pas ce proverbe. Il continue sur sa lancée devenant un des hommes clés de l’entraineur espagnol Michel. Il joue 25 rencontres et inscrit 3 buts. Il remporte un second titre de champion mais impressionne surtout en Ligue des champions. Il joue 7 matchs et se montre très costaud face à des formations réputées du continent européen : PSG, Benfica, Manchester United ... Il marque notamment le but victorieux face au Benfica qui qualifie l’Olympiakos mais sa meilleure prestation est sans doute le 8ème de finale aller face à MU. Il se montre très solide face à Rooney et Van Persie, son placement fait meilleur et ses passes dans la première relance soulagent très souvent son équipe.

L’équipe nationale : avec 6 sélections à son actif, Manolas n’est pas encore un pilier de la sélection comme un Karagounis (132 capes) mais il est l’avenir de la Grèce. Il fait bien évidemment parti des 23 sélectionnés et part pour etre titulaire aux cotés de Sokratis en défense centrale. En tant que bon grec Manolas cite Dellas l'ancien joueur de la Roma comme son modèle défensif, d'ailleurs il a eu la chance d'évoluer aux cotés de son idole en 2009-2010 à l'AEK Athènes. Sa valeur pourrait fortement monter s'il réalise une bonne coupe du monde. Le Zenit Saint-Petersbourg est déjà venu scruter le terrain mais les dirigeants de l'Olympiakos demandent 7 millions d'euros pour s'attacher ses services (des grecs qui rackettent des russes on aura tout vu …). D'autres équipes ont des vues sur lui (Arenal et Liverpool depuis longtemps) mais le jeune défenseur refuse de partir pour le moment, preuve supplémentaire de son attachement à son pays.

10322807_10203808037943775_3960616015707284720_n

 

La paire Manolas-Sokratis fera-t-elle mieux que le duo mythique Dellas-Kapsis de 2004 ?

Le sélectionneur actuel, le portugais Fernando Santos a répété de nombreuses fois dans ses interviews à quel point il comptait sur Manolas pour passer la phase de poules. Cette pression supplémentaire ne devrait pas l'effrayer car Kostas est un spartiate dans âme malgré ses attaches athéniennes. La combativité, l'agressivité (dans le bon sens) et la rage de vaincre sont des éléments indéniables pour qu'un défenseur inexpérimenté devienne le patron de son équipe. Ça tombe bien Manolas possède toutes ces qualités depuis déjà longtemps...

Les 23 joueurs retenus de la Grèce :

Gardiens : Orestis Karnezis (Grenade), Panagiotis Glykos (PAOK Salonique), Stefanos Kapino (Panathinaikos).

Défenseurs : Kostas Manolas, Jose Holebas (Olympiakos), Sokratis Papastathopoulos (Borussia Dortmund), Vangelis Moras (Vérone), Giorgos Tzavellas (PAOK Salonique), Loukas Vyntra (Levante), Vasilis Torosidis (Rome).

Milieux : Alexandros Tziolis (Kayserispor), Andreas Samaris, Giannis Maniatis (Olympiakos), Kostas Katsouranis (PAOK Salonique), Giorgos Karagounis (Fulham), Panagiotis Tachtsidis (Torino), Giannis Fetfatzidis (Genoa), Lazaros Christodoulopoulos, Panagiotis Kone (Bologne).

Attaquants : Dimitris Salpingidis (PAOK Salonique), Giorgos Samaras (Celtic), Kostas Mitroglou (Fulham), Fanis Gekas (Konyaspor).

Le calendrier des grecs : 

14 juin : Colombie-Grèce à Belo Horizonte

19 juin : Japon-Grèce à Natal

24 juin : Grèce- Cote d'Ivoire à Fortaleza

 

L'entraînement des Grecs est au top

L'entraînement des Grecs est au top

 

Cette image et bien d’autres sont à retrouver sur la BD « Footmaniacs – T12 » spéciale Coupe du Monde - Les Footmaniacs © Bamboo Édition - J, S, C & Saive

3 comments

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :