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Le Celtic à un tournant

Après une défaite écrasante lors du match aller du troisième tour préliminaire de la Ligue des champions contre le Legia Varsovie (1-4), le Celtic est proche de la sortie. Un manque de qualité et d’investissement dans l’effectif en sont les principales causes.

Celtic - Legia Varsovie (1-4)

Un mauvais choix de route et c’est la catastrophe. En 2003, le club disputait la finale de la Coupe UEFA contre le FC Porto. Alors manager des Bhoys, Martin O’Neill disposait d’une groupe riche en talent, en enthousiasme et en confiance. Mais de l’argent était investi pour revitaliser l’équipe, aussi. Comme avec les arrivées de Lubomir Moravcik, Neil Lennon, Alan Thompson, John Hartson et Henrik Larsson. Le Celtic était capable de lutter avec les meilleurs du continent.

En comparaison, l’équipe actuelle de Ronny Deila manque de joueurs de qualité pour le haut niveau européen. Le championnat, amputé des Rangers pour encore certainement une saison, apparaît de plus en plus comme une promenade de santé. Neil Lennon, manager démissionnaire cet été, avait senti le vent tourner et pensait à juste titre ne plus avoir les capacités pour faire progresser encore plus son équipe. « Il faut plus d’investissement dans l’équipe, confiait le Nord-Irlandais après la défaite en Pologne. Il conviendrait de se renforcer dans les principales positions et conserver les Fraser Forster et Virgil van Dijk qui ont beaucoup de suiveurs. » Avec £20 millions supplémentaires grâce à une qualification pour la phase de groupes de la Ligue des champions, le recrutement serait certainement de plus grande valeur.

Le comeback dans les gênes

Certes, l’absence en Pologne de Scott Brown, leader et capitaine charismatique du club, a été un facteur décisif dans la déroute des Hoops. Et personne ne comprend le choix de titulariser la recrue offensive norvégienne Jo Inge Berget, arrivé en prêt en provenance de Cardiff City seulement depuis deux jours, invisible avant d’être remplacé. Pendant ce temps-là, Anthony Stokes (21 buts en 47 matchs la saison dernière) est resté sur le banc. On ne dira rien de plus sur le défenseur central nigérian Efe Ambrose, exclu après une entame de match catastrophique. Le fait que le match retour se tiendra à Murrayfield et non à Celtic Park, à cause des Jeux du Commonwealth, est aussi un facteur négatif à prendre en compte.

Le tableau est noir, mais le Celtic n’en est pas à son premier renversement de situation. L’an passé, après une défaite 0-2 en barrage contre le Shakhtyor Karagandy en barrages, les Bhoys s’étaient qualifiés au match retour (3-0) grâce à un but de James Forrest dans les arrêts de jeu. Mais malgré cet exploit datant d’un an, le paysage est maintenant plus clair. Sans la manne financière des années 1990 et 2000, le club glaswégien doit former et recruter des très jeunes talents pour les revendre ensuite à prix d’or, comme on le savait déjà. Sur le long terme, cette politique raisonnable apparaît comme nécessaire, pour ne pas finir comme les Rangers par exemple. L’équipe actuelle ne sera de ce fait toujours pas assez forte pour lutter en Europe. Des choix s’imposent.

4 comments

  1. Mojo 5 août, 2014 at 03:20 Répondre

    Je comprends pas cette amour qu’on les entraineurs Norvégiens avec Berger. Solkjaer l’achète des son arrivée à Cardiff, Deila le fait venir immédiatement au Celtic… Je doute pas qu’il ait une super mentalité mais pour moi il a juste pas le niveau pour ces clubs. Niveau talent c’est un bon joueur de Tippeligaen et c’est tout…

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