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Rangers, une crise sportive et institutionnelle

Les Rangers ont débuté la saison de Championship par une défaite contre Hearts (1-2), à Ibrox lors de la 1ère journée. Les problèmes évidents sur le terrain ne pourront pas être réglés tant que la situation reste tendue en coulisses.

Danny Wilson (Hearts)

Pour la première fois depuis bien longtemps, Ibrox ressemblait à un vrai stade de football pour l'ouverture du championnat. 40000 personnes dans les tribunes et un hommage pour l'ancienne légende Sandy Jardine, dont une tribune a été renommée à son nom, pour créer une ambiance de grand rendez-vous. 90 minutes pour oublier l’état déplorable dans lequel se trouve le club actuellement, avant la défaite contre Hearts. Oui, la fin de l’odyssée des Gers pour retrouver la Premier League sera semée d’embûches. Malgré des retours prometteurs, comme ceux de Kris Boyd et Kenny Miller, le manager Ally McCoist a beaucoup à faire. Sans munitions en provenance des milieux de terrain, et donc sans occasions de but, les deux stars resteront muets. Sans stabilité dans les coulisses, l’équipe aura toutes les peines du monde à progresser et à atteindre ses objectifs.

Car le mal est bien plus profond qu’une relation entre les milieux de terrain et les attaquants. Comme si les difficultés sur le terrain n’étaient que la partie immergée de l’iceberg. McCoist et le directeur exécutif Graham Wallace répètent à qui veut bien l’entendre que leur relation n’est pas tendue. La vérité ? Le conflit est latent depuis plusieurs mois. La confiance est rompue. Rappelez-vous quand que le club était en discussion avec l’ancien pensionnaire d’Ibrox Christian Nerlinger pour occuper un poste de directeur du football… McCoist était furieux en apprenant cette hypothèse, sans en être averti au préalable, même par simple courtoisie. On appelle ça travailler dans le dos de quelqu’un.

Charles Green de retour

Aussi, le club avait promis une enveloppe d’£1m pour le recrutement estival. Le manager voulait attirer Stevie May, l’attaquant prolifique de St Johnstone (27 buts la saison dernière). Pas de réponse. L’écossais de 21 ans est maintenant parti à Sheffield Wednesday pour £800000. Mais Wallace n’est pas celui qui tire les ficelles. Sandy Easdale est le vrai patron. C’est par exemple lui qui a balayé l’idée Nerlinger. McCoist, pour sa part, doit se demander si ces hommes au-dessus de son banc, assis dans la tribune, lui apportent leur soutien. Le board essaye de vendre des actions pour plusieurs millions de livres. Mais personne ne se presse pour en acquérir.

Il ne manquait donc plus que Charles Green. L’ancien directeur exécutif du club a revenu à la charge il y a quelques jours. Lui aussi est responsable de l’état actuel dans lequel se trouve le club. « Je ne me considère pas comme le Messie mais je ne laisserai pas le club poursuivre dans cette voie et devenir la source de moqueries », a-t-il lâché en toute sérénité. L’homme qui avait fait équipe avec Craig Whyte, qui a plongé le club dans la faillite, se permet aussi de donner des leçons de gestion des comptes, alors que son passage  au club entre 2012 et 2013 a été catastrophique. Voilà pourquoi la défaite contre Hearts n’était pas un incident isolé.

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