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L'Equateur, de l'ombre à la lumière

A l'ombre du Chimborazo, les clubs nationaux vivent des moments délicats. Entre crise interne et révélations au monde, le football équatorien fait plus que jamais parler de lui. Et ça ne fait que commencer ...

Déjà présents en 2006, les joueurs de la sélection nationale étaient de nouveau de la partie cette année, à l'occasion de la Grand Messe du football mondial. Si la Tri a déçu au pays, c'est parce que de Quito à Guayaquil, on voyait dans cette génération celle tant attendue. Héritière des Ivan Hurtado, Ulises De La Cruz et autre Ivan Kaviedes, l'actuelle équipe nationale possède en effet les atouts et le potentiel pour venir bousculer la hiérarchie continentale dominée par le Brésil et l'Argentine.

Parallèlement à cette évolution sur la sphère internationale, le championnat équatorien a tendance depuis plusieurs à se développer. Si les problèmes de corruption et de gestion dictatoriale de la part de ses sbires restent monnaie courante, le niveau global de la compétition a permis ces dernières années à plusieurs jeunes joueurs d'émerger, sur la scène continentale dans un premier temps, et dans les grands championnats européens pour quelques uns d'entre eux.

Si Antonio Valencia a montré la voie en s'imposant à Manchester United, il existe aujourd'hui de nombreux autres joueurs à qui l'on promet un avenir plus ou moins radieux. Qu'il s'agisse d'Enner Valencia, révélation du Mondial brésilien au sein de la sélection, de Jefferson Monteiro, flamboyant ailier parti trop tôt pour l'Europe, ou de Christian Noboa, émigré chez les pétroroubles du Dinamo Moscou, l'Equateur est en train de grappiller le retour qui était le sien sur les nations telles que le Chili ou l'Uruguay en matière de production de talents.

(c) Darren Staples / Reuters

Enner Valencia lors du récent Mondial au Brésil. (c) Darren Staples / Reuters

L'occasion de jeter un oeil sur la Primera Categoría Serie A (ou Copa Credife), championnat national au sein duquel se trouvent peut-être quelques unes des futures stars continentales, voire, pourquoi pas, mondiales ...

Le championnat équatorien, comme de nombreux championnats dans cette partie du globe, se dispute en deux étapes : une phase d'ouverture (Apertura) et une autre de fermeture (clausura). Les douze équipes engagées dans une saison, laquelle se déroule de janvier à décembre, s'affrontent deux fois par phase. Au terme de la première, le vainqueur est donc logiquement désigné champion d'Equateur de la phase d'ouverture. Celui qui remporte la seconde phase, vous l'aurez compris, gagne le titre de champion d'Equateur de la phase de fermeture ! Finalement, ces deux équipes s'affrontent dans le cadre d'une manche aller-retour pour déterminer le super-champion de la saison. Notons que si une même équipe gagne les deux phases du championnat, elle sera de facto sacrée championne d'Equateur, tandis que la seconde équipe au classement cumulé (phase d'ouverture + phase de fermeture) sera déclarée vice-championne.

Actuellement, le Club Sport Emelec de Guayaquil tient la dragée haute à son rival du Barcelona SC et aux clubs quiteños. Champion la saison dernière, il est l'un des clubs les plus titrés du football équatorien, au sommet duquel on retrouve donc le Barcelona Sport Club (14 titres depuis 1957). Mais sur la scène continentale, c'est un autre club qui a fait parler de lui ces dernières années : la Liga Deportiva Universitaria de Quito. Avec 4 trophées continentaux à son actif entre 2008 et 2010, la Liga de Quito est sans doute le club le plus connu à l'extérieur des frontières du pays.

(c) El Comercio

LDU Quito, vainqueur de la Copa Libertadores en 2008. (c) El Comercio.

A l'heure d'écrire ces quelques lignes, le championnat 2014 en est déjà à sa phase de fermeture. Après avoir une nouvelle fois remporté la phase aller de la compétition, l'Apertura donc, Emelec est, après 5 journées de Clausura, devancé par trois équipes, au nombre desquelles on distingue Barcelona. Mais une crise sans précédent a secoué le championnat équatorien le mois dernier, ce qui a provoqué le report de plusieurs matches et désorganisé quelque peu le classement provisoire. Car si le président de la Federación Ecuatoriana de Fútbol (FEF) est plus que jamais décrié, et certains clubs mythiques du pays comme le Deportivo Quito conspués, le championnat semble avoir repris ses droits malgré la tempête, amorçant donc la seconde phase de sa compétition contre vents et marées ...

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