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Le baptême du feu de Sixto Vizuete et le rêve d'Antonio Noboa

Comme en Europe, l'Equateur faisait une pause internationale en ce début de mois de septembre. L'occasion pour la Tricolor d'affronter la Bolivie et le Brésil et pour le président du Barcelona de mettre la pression sur ses joueurs ...

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Deux mois après la Coupe du Monde, la sélection nationale équatorienne avait la gueule de bois. Dissensions en interne, critiques de certains joueurs à l'égard du désormais ex-sélectionneur et demande de démission des supporters à l'encontre du président de la F.E.F. : tout y est passé, sans parler de la grève des joueurs dans le championnat national !

C'est donc dans un climat de tension et sous la houlette du "sélectionneur intérimaire" Sixto Vizuete que la Tri avait pris son envol pour les Etats-Unis où elle devait affronter la Bolivie le 6 septembre avant de jouer le Brésil le 9. Et si la victoire 4 buts à 0 contre la Bolivie avait ramené un peu de baume au coeur des supporters équatoriens, c'est le match face au Brésil qui focalisait l'attention des observateurs. Conscient de l'importance de ce que plusieurs considéraient comme plus qu'un simple match amical, Énner Valencia, le prolifique attaquant passé à West Ham après le Mondial, remettait les choses à leur place et déclarait : "Ce ne sera qu'un match de plus pour nous [après celui de la Bolivie], un match pour voir où nous en sommes ; qui doit nous permettre de bien faire les choses pour continuer à faire partie de ce groupe." Une sorte d'examen de passage, donc, au moment d'entamer la période post-Rueda.

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Pour ce double affrontement, l'Equateur était privée de trois de ses cadres : Antonio Valencia (ManU), Jefferson Montero (Swansea) et Felipe Caicedo (Espanyol), retenus par leur club. Et après une victoire aisée donc face à la sélection bolivienne, le Brésil a subi un revers arsenal contre le Brésil de Neymar, le but ayant été inscrit par Willian à la demi heure. Une rencontre disputée durant laquelle l'Equateur aurait pu revenir au score, mais l'attaquant de West nam voyait son tir repoussé par le poteau avant que sa tête lobée ne soit repoussée à même la ligne par Felipe Luis. Dans l'autre sens, Neymar aurait pu alourdir le score mais propulsa le cuir sur la barre alors que, au petit rectangle, il avait le but vide devant lui !

Une victoire imposante face à la Bolivie et une défaite honorable contre le Brésil : c'est donc un bilan mitigé mais tirant tout de même vers le positif qui est venu sanctionner la mini-tournée américaine de la Tri version Sixto Vizuete.

Pendant ce temps, au pays, c'est du côté de Guayaquil que certaines choses ont bougé. Alors que, comme signalé plus haut, le championnat se remet tout doucement de la grève des joueurs et de divers problèmes liées à ses dirigeants, le club de Barcelona a pu souffler un peu, lui qui a remporté le classique contre la Liga de Quito et qui a provisoirement pris la tête du Clausura. "Lors de la première phase, nous étions mal préparés", a ainsi déclaré Antonio Noboa, le puissant président du BSC, égratignant au passage son ancien coach, Carlos Ischia : "Ischia est un grand entraîneur, ce que démontre sa longue carrière, mais il faut parfois plus et Israël (NDLR: Rubén Israël, le nouvel entraîneur) montre que, avec un bon staff et un travail acharné, vous pouvez gagner quelque chose. Le système d'Israël est une technique moderne. Ischia n'a jamais pu trouver comment diriger l'équipe, même s'il avait de nombreuses facilités. Il n'a pas su s'adapter à ce qu'est Barcelona. (...) Nous avions transféré des buteurs (Nieto et Laurito), mais ils n'ont pas su reproduire leurs performances des derniers mois. Il est de plus en plus difficile pour les étrangers de s'imposer dans notre championnat où les Equatoriens ont désormais le même niveau."

Pour sauver sa saison, le BSC doit dès lors terminer dans les deux premiers, afin de s'assurer une place en coupe continentale pour la saison prochaine. Mais le président Noboa voit plus loin : "Remporter le Clausura et jouer la finale contre Emelec serait un rêve ! Barcelona est l'institution qui draine le plus de supporters dans le pays et Emelec est la deuxième. Ce serait la finale du siècle !" Pour rappel, le vainqueur de l'Apertura (Emelec cette saison) rencontrera le vainqueur du Clausura pour déterminer le champion 2014. Un titre qui semble, cette année encore, promis à l'une des deux formations de Guayaquil. A moins que l'Independiente del Valle vienne jouer comme la saison passée les troubles-fêtes. Il faut dire que sa victoire 5-0 contre Emelec du 31 août dernier a marqué les esprits ... Quant aux clubs quiteños, ils ne semblent toujours pas en mesure de venir contester la suprématie d'Emelec et de Barcelona ...

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