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Notre contre Top 10 - Le Top 10 des plus belles victoires françaises en Phase de Groupes de Ligue des Champions

Vous n’êtes sans doute pas passés à côté, mais l’Équipe nous a gratifié jeudi, une fois de plus, d’une de ces pépites dont elle commence à être habituée. En effet, le quotidien sportif nous a gratifié d’un Top 10 que même So Foot n’était pas prêt d’assumer. Faire un Top 10 des plus belles victoires des clubs français en Ligue des Champions, pourquoi pas, mais autant recadrer celle de Paris mardi dernier contre Barcelone (3-2) dans un contexte précis. En effet, le classement proposé par l’Equipe regroupe 9 exploits français lors de matchs à élimination directe + PSG-Barça. C’est pourquoi il aurait été plus pertinent de faire un classement des 10 plus belles victoires des clubs français, en phase de poule.
Depuis la création des poules en 1991, nos clubs français ont joué [328] matchs de groupes (Matchs de Seconde Phase compris, statistique arrêtée après Zenit-Monaco de mercredi). Il n’a pas été simple de sortir les 10 plus belles victoires tant le nombre de critères est élevé. Il y a bien sur, parmi ceux-ci, le standing de l’adversaire. Rarement têtes de série, nos chers clubs français se sont frottés à, à peu près, toutes les meilleures équipes européennes. On peut ensuite évaluer les performances selon l’enjeu du match, s’il est déterminant pour une place au tour suivant. On peut également ajouter l’antécédent dans la compétition. Un club qui réalise une phase aller calamiteuse avant de cartonner la phase retour. Ou l’inverse. Bref, tant de critères qui font que ce classement reste subjectif.

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10e - Marseille 1-0 Manchester United, 1999-2000

Dans cette poule composée de Manchester United, Dynamo Zagreb (appelé à l’époque le Croatia Zagreb) et Sturm Graz, Marseille est censé faire office de lieutenant des Reds. L’affiche du groupe oppose le Champion d’Europe en titre face au finaliste de la dernière Coupe de l’UEFA. Le match aller à Old Trafford s’est soldé par une victoire mancunienne, 2-1. Man U se présente au Véldodrome avec son armada complète mais l’Olympique de Marseille répond présent d’entrée. Il faudra patienter jusqu’à la 69e minute pour assister à l’unique but du match. Sur un une-deux avec Ravanelli, Williams Gallas transperce la défense et claque un bon vieux pointard des familles que ne peut arrêter Bosnich. Score final 1-0. L’OM prend la tête du groupe mais ne réussira pas à la conserver en empochant qu’un seul point lors des deux dernières journées. La suite de la compétition proposera une Seconde Phase de Poule épuisante et Marseille terminera 4e dans une poule composée de la Lazio Rome, Chelsea et Feyenoord.

9e - Bayern Munich 0-1 PSG, 1994-1995

5e journée de la saison 1994-1995. Le PSG compte déjà 4 victoires sur 4 possible avant de se déplacer à l’Olympiastadion, terre du succès marseillais. Le Bayern Munich possède une équipe qui a de la gueule avec notamment JPP et Lothar Matthäus. De son côté, le PSG se présente avec un 11 remanié. José Cobos, Oumar Dieng, Francis Llacer, Patrick Colleter ou encore Jean-Philippe Sechet sont titulaires. Raï et Georges Weah sont sur le banc. Après une première mi-temps parisienne, le PSG est à deux doigts de se faire surprendre en début de seconde période sur un corner bavarois. L’entrée de Weah dynamitera l’attaque parisienne. Sur une remise de Patrick Colleter côté gauche, George sollicite le une-deux avec Nouma. George encore, il est passé, il est passééééééé…. OH QUEL BUT !!!! Une praline sous la barre d’Oliver Kahn de toute beauté. Le PSG s’imposera 1-0 avant de remporter son dernier match de poule. Sans forcer. En quart de finale, les parisiens sortiront le FC Barcelone avant de se faire sortir par le Milan AC. un an avant le triomphe de Bruxelles.

8e - Arsenal 1-2 AJ Auxerre, 2002-2003

4e journée. L’AJ Auxerre se déplace dans le vieux stade mythique d’Highbury. C’est l’opposition entre 2 générations dorées. Celle des Frenchies d’Arsenal composée de Wiltord, Vieira, Pirès, Henry et même Cygan ce jour-là, contre celle de la génération séduisante auxerroise  avec Boumsong, Mexès, Fadiga, Kapo, Benjani et Djibril Cissé. C’est justement privé de ce derniers que les bourguignons vont réaliser l’un des exploits les plus inattendus. Alors que dans son groupe, l’AJA ne compte qu’un seul point au sortir de la phase aller, les mômes de Guy Roux qui n’ont plus rien à perdre vont jouer le coup à fond. Et leurs efforts seront récompensés rapidement, sur une touche de Lachuer, Olivier Kapo contrôle, se retourne, pose calmement un petit pont à Pat Vieira et décoche un pruneau façon Thuram 1998.  Le catogan de Seaman est aux fraises. 1-0. L’AJA ne recule pas pour autant, au contraire et sur un pressing très haut de la défense auxerroise, Boumsong récupère le ballon et perce les rideaux gooners, en relais avec Benjani mais est taclé par Campbell à l’entrée de la surface. Le ballon retombe devant Fadiga qui devance et lobe Seaman, 2-0 après 25 minutes. Incredible. Les hommes de Guy Roux résisteront et ne baisseront pas d’intensité malgré la réduction de l’écart après la pause de Kanu. Les petits auxerrois feront de la résistance et s’imposeront donc 2-1, de quoi se relancer dans la course à la qualification. Hélas, ils seront stoppés dans leur élan lors de la journée suivante sur la pelouse du PSV Eindhoven, rapidement réduits à 9, 3-0. Une autre époque.

7e - Monaco 8-3 Deportivo La Corogne, 2003-2004

Certaines soirées sont plus inattendues que d’autres. En ce soir de 4e journée, l’AS Monaco reçoit La Corogne dans un match déjà déterminant pour la tête du groupe. Les espagnols sont leaders de la poule avant ce match avec 7 points, un de plus que les hommes de Didier Deschamps défaits 1-0 à l’aller. Le match commence pied au plancher quand sur un long ballon de Bernardi, Rothen profite d’une mésentente entre la défense espagnole et son gardien pour ajuster un lob et ouvrir la marque. On l’oublie souvent mais le Depor’ se créé une occasion dans la foulée mais Flavio Roma répond de sa superbe. Quelques minutes plus tard, Bernardi encore une fois joue long et trouve Ludo Giuly à la limite d’un hors-jeu joué à la limite du grotesque. Le Lutin efface Molina et marque dans le but vide. 10 minutes, 2-0. Si le festival continue côté panneau d’affichage à la 25e minute, Dado Prso lui, début le sien. Sur un corner de Jérôme Rothen, le croate reprend de la tête et en termine avec les espoirs galiciens. Le lol continue quelques minutes plus tard avec une belle chandelle de la défense espagnole dans leur propre surface sur laquelle profite Givet qui sert Prso pour le 4-0. Moment de frayeur ou moment d’orgueil, La Corogne inscrira 2 buts coup sur coup par Tristan, déjà buteur lors de la remuntada 2 ans ½ plus tôt contre le PSG (4-3) et Scaloni. Pas abattus, les monégasques reprendront 3 buts d’avance sur un nouveau pion de Prso. Mi-temps, 5-2. De quoi donner un infarctus à René Girard. La seconde mi-temps sera du même acabit avec 2 pions monégasques dans les 5 premières minutes et un but de Tristan. C’est Edouard Cissé qui inscrira le dernier but du match à la 67e minute seulement. 8-3, du jamais vu. Et sans Morientes. Ce sera sans doute le déclic de la saison européenne des monégasques qui iront jusqu’en finale où, épuisés, ils s’éteindront face au Porto de Mourinho et Deco, 3-0.

6e - Olympique Lyonnais 3-0 Real Madrid, 2005-2006

Saison 2005-2006. Lyon reste sur 2 quarts de finale consécutifs dont un dernier très douloureux contre le PSV Eindhoven où les rhodaniens ont chuté aux tirs au buts après et après un penalty évident non sifflé sur Nilmar. La campagne du quadruple Champion de France débute par une rencontre contre le seul club capable de rivaliser avec lui dans le groupe, le Real Madrid qui est en période de transition entre deux ères galactiques. Les Gones n’auront besoin que d’une demi-heure pour déglinguer les Meringues, la 1ère notamment grâce à son maître artificier, Juninho. La première salve du brésilien intervient à la 21e, sur un coup franc à 30m excentré sur la gauche. Tiré avec son effet habituel, la balle replonge dans les 6 mètres lorsque John Carew dévie la sphère et trompe San Iker. 5 minutes plus tard, Juninho encore lui, est à 35m mais plein axe cette fois. Là où tout le monde chercherait à mettre dans la boîte, le brésilien décoche une frappe sèche et rasante qui vient mourir le long du poteau de Casillas. Propre. Le 3e but interviendra à l’aube de la demi-heure de jeu sur une action d’école qui n’a rien à envier au Barça d’aujourd’hui. Wiltord décale Révèllière qui centre en retrait pour ce même Wilou qui place le cuir au second poteau. Le tout en une touche. Nickel-chrome. Ce Lyon-là a de la gueule cette saison mais après une phase de poule où ils termineront avec 5 victoires et un seul nul, à Bernabeu, les Gones se feront sortir à San Siro, la faute à un Pippo Inzaghi des grands soir à une poignée de minutes des demi-finales.

5e - Arsenal 0-1 RC Lens, 1998-1999

Cadre mythique, match mythique. Ce n’est pas à Highbury mais au Wembley Stadium que l’équipe d’Arsenal accueille pour cette 5e journée, le RC Lens.  Les espoirs Sang et Or sont minces mais poussés par 8000 supporters qui ont fait le déplacement, ces derniers joueront crânement leurs chances. Dans un match à haut intensité, ce seront d’abord Guillaume Warmuz et David Seaman qui brilleront. Alors que l’on se dirige vers un 0-0 plutôt agréable mais loin d’arranger les lensois, Vladimir Smicer tente un centre tir qui semble se diriger en sortie de but mais Mickaël Debève se jette au second poteau et pousse le ballon dans le but vide. Le score ne bougera plus et ce sera à ce jour, la seule victoire d’un club français sur le terrain de Wembley. La performance lensoise inspirera l’équipe de France puisque 2 mois plus tard, les Bleus s’imposeront dans cette cathédrale du football grâce à un doublé de Nicolas Anelka qui lui même avait été battu en Ligue des Champions. Alors qu’il ne reste plus qu’à assurer une victoire à obtenir lors de la dernière journée à domicile contre le Dynamo Kiev, le RC Lens s’inclinera 3-1 face à la génération Shevchenko. 2e, les lensois terminent avec 8 points ce qui ne suffit pas pour terminer parmi les 2 meilleurs deuxièmes, condition pour se qualifier en quart de finale à l’époque.

4e - Milan AC 0-2 Lille, 2006-2007

On l’oublie aujourd’hui, mais à une époque, Lille était séduisant et savait rivaliser avec les cadors européens. Si tu es lillois, tu te souviens particulièrement de ce match à San Siro tant les chances nordistes étaient minimes. Le LOSC pointe à la 3e place du groupe, 4 points derrière Milan et 1 derrière chez les belges d’Anderlecht incapables de gagner le moindre match. Les rossoneri, qui restent sur une finale perdue contre Liverpool et une demi-finale où ils se font sortir par le Barça ont légèrement fait tourner avec notamment Yohann Gourcuff, encore jeune espoir français, titulaire et Kakà sur le banc. Du côté Lillois, Mathieu Debuchy est encore un milieu de terrain, évoluant même à gauche, Grégory Malicki est dans les cages, Chalmé, Keita et Makoun encore des leaders et des joueurs talentueux. Odemwingie est en pointe derrière Bodmer pas encore défenseur central. Le match démarre fort puisque sur un pétron de Bodmer, Kalac tente de bloquer le ballon et le relâche, Odemwingie reprend et ouvre le score contre toute attente. Le match sera plutôt milanais bien que trop timides, les lillois procédant surtout en contre. Après l’heure de jeu, les lillois porteront l’estocade final grâce à un une-deux entre Kader Keita et Mathieu Bodmer, qui remise de façon pastoresque pour l’ivoirien qui ajuste Kalac. Grosse performance lilloise d’autant que dans le même temps, Anderlecht et Athènes se sont quittés un score nul offrant le billet pour les 8e de finale à Lille. Malheureusement, le parcours lillois se terminera à ce stade-là, par une double défaite 1-0 contre Manchester et la roublardise géniale de Ryan Giggs. Milan, lui, sera champion d’Europe.

3e - PSG 3-2 FC Barcelone, 2014-2015

C’est encore frais. Mais le contexte reste particulier. Le Barça cherche à retrouver son football perdu après le départ de Pep Guardiola. En Liga, les espagnols se baladent où il n’ont pas encaissé le moindre caramel en 6 journées de Liga. Quant au PSG, l’effectif n’a quasiment pas bougé, la cause à un Fair-play financier dont il est l’une des premières victimes tandis que le niveau de jeu des parisiens flanche quelque peu. Bien qu’invaincu, les Rouge-et-Bleu peine à retrouver le jeu flamboyant de la saison dernière et le premier mis en cause est Laurent Blanc dont la passivité est pointée du doigt. Les mondialistes peinent à retrouver le rythme et les blessures s’accumulent. C’est sans Thiago Silva, Lavezzi et Zlatan Ibrahimovic que le PSG reçoit un Barça contre qui il est invaincu en 4 matchs de Ligue des Champions. Le miracle se produit. Les parisiens retrouvent soudainement le niveau de jeu qui était le sien la saison dernière. Est-ce utile de faire un résumé du match tant ce dernier a fait parler ? Entre le sauvetage d’O Monstrinho Marquinhos, la classe de Javier Pastore, les kilomètres avalés par Blaise Matuidi, la solidité de David Luiz ou le génie de Thiago Motta, le PSG a, on l’espère, enfin lancé leur saison. L’adversaire monégasque qui se présente dimanche tendra sans doute à confirmer le lancement officiel de la saison parisienne.

2e - Borussia 2-3 Olympique de Marseille, 2011-2012

En cette saison 2011-2012, l’Olympique de Marseille est à la traîne en Ligue 1 où le club végète en milieu de tableau. En Champion’s, les marseillais font un parcours mi-figue, mi-raisin (je sors du XVe siècle), en étant invaincu au Pirée et à l’Emirates (1 victoire, 1 nul) mais en ayant perdu contre ces deux équipes au Vélodrome. Contre le Borussia qui se forme petit à petit, Marseille s’est imposé 3-0 sur la Canebière. Le match retour, lors de la dernière journée de phase de poule au Signal Iduna Park s’annonce crucial puisque Marseille compte 1pt d’avance sur l’Olympiakos et 3 sur le BVB. Après 30 minutes de jeu, la qualification sera quasiment hors de portée des olympiens, menés 2-0 mais Rémy entretiendra l’espoir juste avant la mi-temps. L’OM poussera toute la seconde mi-temps, sans doute au courant que l’Olympiakos mène face à Arsenal et se retrouve donc 2e. Mais l’entrée au dernier quart d’heure de Mathieu Valbuena, encore lui, redonnera un souffle nouveau aux marseillais et c’est d’abord André Ayew qui, sur un corner de Morgan Amalfitano égalisera. Dans la foulée, Petit Vélo récupère le ballon le long de la ligne de touche, élimine 2 jaunes et noirs, entre dans la surface et décoche une de ces frappes enroulées dont il raffole tant.. Net et sans bavur, ficelle, 3-2. Mathieu Valbuena, l’homme des grands matchs à l’OM. Cette saison-là, Marseille atteindra même les quarts de finale de la compétition grâce notamment à une qualification arraché par Brandao dans les dernières minutes face à l’Inter Milan (1-0, 1-2) avant de s’incliner face à un Bayern Munich inabordable (0-2, 0-2).

1er - Liverpool 0-1 Olympique de Marseille, 2007-2008

En ce 3 octobre 2007, on ne donne pas cher de l’Olympique de Marseille. le club pointe à une 17e place dégueulasse dégueulasse et Albert Emon vient de se faire virer. Pape Diouf dégote alors un entraîneur quasi-inconnu en France, Eric Gerets. Le belge doit diriger son premier match olympien dans l’antre mythique d’Anfield de Liverpool, finaliste de l’édition précédente et invaincu toutes compétitions confondues depuis 11 matchs. Il en faudra plus pour impressionner l’OM qui pose ses cojones sur la pelouse et prend les choses en main. Titularisé à la surprise générale, Mathieu Valbuena donnera la victoire aux marseillais à l’entrée du dernier quart d’heure sur une frappe enroulée magique que Larqué avait vu dès le départ. Dominateurs durant toute la partie et sans Djibril Cissé laissé sur le banc, l’OM devient le premier club français à s’imposer à Anfield, imité quelques années plus tard par Lyon. Malgré cette deuxième victoire en 2 matchs, les marseillais n’engrangeront qu’un seul point de plus lors du match suivant contre Porto. Après une phase retour catastrophique et 3 défaites, dont une claque au Vélodrome contre Liverpool (0-4), Marseille finira 3e. Mais cette victoire sur les terres des Beatles aura eu au moins, le mérite de lancer la saison marseillaise en Ligue 1 où ils remontront jusqu’à la 3e place en fin de saison.


Marseille-Liverpool (BUT Valbuena) par gg57800

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