Comment se comportent nos clubs de Ligain sur le web ?

Depuis plusieurs années, presque tout le monde a compris qu’une bonne présence sur les internettes et notamment sur les réseaux sociaux était le nerf de la guerre. Même des clubs dont on pourrait penser que le réseau électrique laisserait à désirer enchaînent les plans com’ et se servent de leur marketing 2.0 comme d’un levier essentiel pour leur stratégie globale. Oui, oui, même Guingamp.

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Et en France, ce pays où les plus réfractaires ont pris pour habitude de dire que « l’Hexagone a un train de retard », comment se comportent les clubs de notre si chère Ligain ? L’étude Sport Web Challenge, issue de la collaboration entre Audencia Nantes, Kurt Salmon et Kantar Sport, a tenté d’y apporter une réponse et a étudié 150 acteurs du sport. Ainsi, ils ont apporté « un éclairage particulier sur l’utilisation des moyens de communication numérique par les acteurs du monde du sport », comme ils le disent si bien. Parmi ces acteurs, les clubs de football, rugby, basket, handball… mais aussi les distributeurs, les équipementiers et les fédérations.

Et pour étudier les clubs de Ligain, comment s’y sont-ils pris ? Six critères ont été retenus. Chaque critère s’est vu attribuer une note sur 10 pour ensuite en faire une moyenne. Une note qui sera ensuite rapportée sur 100.  Retour sur les bancs de l’école pour les clubs français.

  • Basics (cadre général): existence d’un site officiel, actualisé, multilingue / aspect esthétique et ergonomique du site / performance du référencement et popularité du site
  • User experience: existence d’un compte utilisateur et d’un moteur de recherche / newsletter, comments, partages proposés / photos et vidéos disponibles
  • Social media: lien entre les plateformes de réseaux sociaux / existence d’une appli smartphone / webTV, forums
  • E-commerce : espace marchand existant / disponibilité, notation et personnalisation des produits / modalités de paiement et de livraison
  • Facebook : existence d’une page officielle / nombre de fans / contenus éditoriaux, offres promo, jeux-concours
  • Twitter : idem

Basics :

Sur les basics, le PSG fait figure d’élève modèle et frôle la perfection à la manière de Nadia Komaneci. Avec son site décliné en huit langues, les Parisiens ont pensé à tout le monde. Il devance ainsi l’Olympique Lyonnais et l’AS Monaco, qui a réalisé beaucoup d’efforts depuis sa montée dans l’élite et qui a mis en place une réelle stratégie 2.0, pensée et réfléchie. Le tout avec une équipe en place qui s’active au quotidien.

  1. Paris Saint-Germain : 9,79
  2. Olympique Lyonnais : 8,56
  3. AS Monaco :                  8,32

Moyenne de la catégorie : 7.66

User experience :

Sur le podium, un club qui n’a pas l’habitude de truster les premières places pointe le bout de son nez : le FC Lorient et son Football Autrement. Le club morbihannais, avec les efforts de Thierry Hubac à la communication, a développé ses axes 2.0 en pensant utilisateur. Résultat : un lien entre le club et l’internaute via l’interface web qui est devient facilité.

  1. FC Lorient : 8,00
  2. Olympique Lyonnais : 8,00
  3. AS Monaco : 8,00

Moyenne de la catégorie : 5.46

Social media :

Dans cette catégorie, on retrouve deux clubs sur lesquels on n’a apparemment rien à dire. Si on devait les personnifier, ils seraient des élèves assis au premier rang avec la raie de côté et la chemise blanche. L’OGC Nice arrive en troisième position.

  1. Olympique Lyonnais : 10,0
  2. Paris Saint-Germain : 10,0
  3. OGC Nice : 9,38

Moyenne de la catégorie : 6.38

E-commerce :

Sans surprise, le Paris Saint-Germain sait parfaitement monétiser sa présence sur le net et dame le pion à tous les autres clubs français. À noter que malgré sa belle stratégie 2.0 mise en place, l’Olympique Lyonnais pêche dans ce domaine.

  1. Paris Saint-Germain : 8,57
  2. Girondins de Bordeaux : 7,14
  3. Evian-Thonon Gaillard : 7,14

Moyenne de la catégorie : 6.14

Facebook :

On arrive dans les catégories où les clubs français ont le plus de retard. Sur Facebook, l’étude met en exergue un constat criant : il n’y a que le PSG qui s’en sort. Comme le révèle l’étude : les critères Facebook et Twitter restent de véritables axes de progrès pour l’ensemble des clubs français, surtout par rapport à leurs concurrents européens.

  1. Paris Saint-Germain : 8,50
  2. Olympique Lyonnais : 6,94
  3. Toulouse Football Club : 5,26

Moyenne de la catégorie : 4.66

Twitter :

La pire catégorie. Ici, même le PSG n’est pas présent pour élever le niveau. Sûrement que les clubs français n’ont pas encore réalisé le potentiel que peut offrir Twitter. Hormis le TFC, qui a bien compris que le site de micro-blogging peut être un levier plus qu’intéressant. Par ailleurs, Twitter peut facilement permettre de remplir deux objectifs : cognitif (faire connaître) et affectif (faire aimer).

  1. Toulouse Football Club : 7,12
  2. Olympique de Marseille : 5,88
  3. Olympique Lyonnais : 5,73

Moyenne de la catégorie : 4.54

Toutes catégories confondues :

  1. Paris Saint-Germain
  2. Olympique Lyonnais
  3. Toulouse Football Club
  4. Olympique de Marseille

Les principaux constats :

De cette étude, on peut en tirer plusieurs constats. Tout d’abord, même si les clubs de Ligain sont en retard par rapports à leurs homologues des pays voisins, ils s’en sortent bien si on les compare aux autres sports. Ainsi, les PSG, OL et consorts affichent une bonne moyenne générale de 58.08 et ne sont devancés que par la catégorie des équipementiers. Aussi, l’étude fait ressortir le problème des réseaux sociaux. Les clubs n’ont pas encore pleinement saisi l’importance du rôle à jouer des Facebook et autres Twitter et affichent une moyenne déplorable (respectivement 4.66 et 4.54) et sont à la traîne par rapport aux autres championnats. Au final, les trois grands clubs français trustent les premières positions, avec le TFC en trouble-fête. Il faut dire qu’ils ont mis en place une stratégie innovante et inédite dans le paysage numérique du sport français. Le PSG termine ainsi premier, devant l’OL (deux clubs aux standard Europe selon l’étude), le TFC et l’OM.

L’exemple à suivre :

Manchester City

L’étude fait ressortir Manchester City comme étant l’exemple à suivre sur la planète numérique du ballon rond. Site intuitif, graphique et parfaitement articulé malgré un souci de référencement du fait de la présent du fait de l’autre Manchester, Man U. User experience au top avec Fantasy League spécialisé Skyblues, jeux concours, jeux vidéos… Site marchand du club présenté comme étant « un modèle du genre ». Rien que ça. Page Facebook avec 16 millions de fans (5e position en Premier League), mais plus forte augmentation depuis 2014 (84%). Et seulement 2.5% de fans issus du Royaume-Uni. Compte Twitter avec 2 millions de followers, avec de nombreuses innovations comme un compte créé pour assister les fans dans leur achat de billets. L’exemple à suivre sur le web, c’est Man City. N’en déplaise à Sir Alex et à Louis le Pélican.

22 comments

  1. michel 5 décembre, 2014 at 15:57 Répondre

    Peut-on faire confiance concernant Internet a quelqu’un qui parle encore de « 2.0 » en 2014 ?
    je crois pas. Je crois que tu comprends walou a internet mon pote. Pourtant ton idee a la base etait bonne, mais ton article est vraiment bidon.
    Mets toi plutot a ecrire des recettes de cuisine ou des tutorials sur le tricot.

    • Un ballon sur la N12 5 décembre, 2014 at 16:23 Répondre

      Le terme « Web 2.0 » est souvent associé à la notion d’interactivité du Web, par opposition avec ce qui se faisait avant, à savoir beaucoup de présentation. Comment peut-on le juger dépassé à l’heure où le Web n’a jamais été aussi interactif avec l’éclosion d’une multitude de réseaux sociaux ? Comment peut-on le juger inapproprié dans le contexte de cet article qui traite spécifiquement de l’interactivité des clubs sur le Web ? Et surtout. Comment peut-on juger le contenu d’un article sur l’usage d’un terme qu’on considère inapproprié ?
      Ça me dépasse.
      (On dit tutoriel en français, mon pote. Rebranche ton minitel)

      Pour ce qui est de la stratégie française sur les réseaux sociaux, et notamment sur le point de vue affectif, Toulouse a pris une nette avance, mais j’ai l’impression qu’ils ont provoqué un déclic chez certains autres clubs. Parlant de ce que je connais, le SRFC, qui avait probablement l’image la plus déplorable de L1 sur Internet, est en train de redorer son blason (gros changements en interne du côté de la com cet été… et de manière plus surprenante fin novembre malgré ce regain de popularité). Espérons que le travail initié continue.

    • Socrates Doutor 6 décembre, 2014 at 05:59 Répondre

      Bonjour Michel,

      Comme tu as tout de même du le comprendre, l’étude n’a pas été réalisée par moi mais par Audencia Nantes en collaboration. L’étude parle bien entendu en 2.0, comme d’un Web d’échange entre les internautes. Car on a beau dire, le Web 3.0, on ne le voit toujours pas, non ? 🙂

      Merci de m’avoir lu.

  2. Thibaut 5 décembre, 2014 at 16:43 Répondre

    Et on pourrait avoir le détail des notes ?
    Parce que j’ai du mal à comprendre comment par exemple, Toulouse arrive à etre 3e sur facebook avec 185 000 abonnés, alors que l’OM qui n’apparait pas ici en a 3,8M….

    • Socrates Doutor 6 décembre, 2014 at 06:01 Répondre

      Bonjour Thiboux,

      Comme tu as pu le lire, l’étude vient d’Audencia Nantes en collaboration. Je ne suis ainsi pas responsable de l’étude. Une étude qui a préféré mettre en lumière les trois premiers de chaque catégorie et qui se veut non exhaustive en raison de tous les sports balayés.
      Merci de m’avoir lu!

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