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Retour aux sources (suite et fin)

Après avoir passé en revue la première moitié des clubs de Ligue 1, continuons notre voyage avec la seconde et dernière partie. Les clubs français sont pour la plupart nés d'histoires d'hommes, d'anecdotes parfois méconnues. Continuons donc à nous intéresser à l'histoire des surnoms de nos clubs favoris (ou pas). Après avoir disserté sur les Dogues, Merlus et autres Grenats, place aux Phocéens, aux Pitchounes et autres Sang et Or.

C'est parti !

Olympique de Marseille

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Crée par René Dufaure de Montmirail  (qui selon nos informations, ne serait pas comte) -d'où le logo OM, qui était initialement le sceau "DM" pour "Dufaure de Montmirail" (note de l'éditeur)-, le club de Marseille est l'un des plus populaires de France. Et pourtant, peu de gens de savent pourquoi l'on parle des "phocéens" en évoquant Thauvin, Lemina ou même Doria. Car si on se renseigne, on ne trouve trace que d'une seule ville nommé Phocée dans le monde. Et en Turquie qui plus est, bien loin du Vélodrome donc.  Mais c'est en fait de cette ville que des colons grecs (pas de jeux de mots douteux, merci) démarrèrent leur exploration, qui finit dans une cité du sud de la France. Et l'un de ces Grecs prit pour femme la fille du roi de cette cité et la renomma Phocéa.  Voila pourquoi on parle encore de cité phocéenne, tous les marseillais n'étant au final que des ancêtres des arrières arrières arrières grand parents d'Angelo Charisteas et Giorgio Karagounis. Oui, ça pique un peu.

Olympique lyonnais

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On reste dans les Olympiques, mais du côté de la ville de Lyon. L'appellation qui revient le plus pour les joueurs de Jean-Michel Aulas : les célèbres gones. Gones est un mot de l'ancien parler lyonnais, dont certains termes résistent encore et toujours à l'envahisseur. Si tout le monde se met d'accord pour dire qu'un "gone" est un enfant lyonnais, son origine fait débat. Pour certains "gone" décrit en fait un vêtement d'enfant ("gunna" en latin), pour d'autres le mot vient du grec (décidément) "gonos", qui veut littéralement dire "enfant". Dans tout les cas, "gone" est un mot affectueux lié à l'enfance, qui colle bien à l'image familiale et l'importance de la formation pour le club lyonnais.

Paris Saint-Germain Football Club

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Hormis le très célèbre "PSG", que je ne vous ferai pas l'affront d'expliquer, pas de surnoms collant à la peau du club de la capitale française. On parle de plus en plus rarement des "petits princes" (qui est aussi et surtout le surnom de l'ancien Parisien Daniel Bravo), en référence au nom du stade du PSG. Récemment, une appellation est apparue qualifiant certains supporters parisiens de "lynx". Non, le lynx n'est pas l’emblème de Paris. Mais en 2010, apparu Germain (un lynx, donc), nouvelle mascotte parisienne et recrue de l'été, largement devant Mathieu Bodmer. C'est donc devenu le surnom des fans les plus récents du club, qui sont apparus en même temps que le succès et les titres. Comme par hasard. Une sorte de Footix 2.0 .

PSG-LYON (1-3)

Racing Club de Lens

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Qui n'a jamais entendu parler des fameux "Sang et Or" ? Certes, on pourrait parler beaucoup plus prosaïquement de jaune et rouge. Mais le sang et l'or sont importants dans l'histoire lensoise. Et pourtant le premier maillot du club était ... vert. Car à l'époque, les joueurs jouaient sur la "Place Verte", tout simplement. Très vite et sous l'influence de Pierre Moglia, ancien président du club, le RCL opte pour les couleurs rouge et jaune, en référence aux couleurs du drapeau espagnol. La légende veut que Moglia eut cette idée en passant devant les ruines d'une église de la ville, dernier symbole de l'occupation espagnole de 1648. Bien sûr "le sang et l'or" est aussi une référence plus ou moins évidente aux mines, et au travail harassant d'une grande partie des Lensois au début du siècle dernier. De l'or à trouver, du sang à verser. Un peu comme en Ligue 1, toutes proportions gardées.

Sporting Club de Bastia

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Outre les habituels acronymes, on connait surtout les Bastiais par leur surnom de "lions de Furiani" (I Lioni di Furiani en VO). Pourtant, aucun lion sur le blason du club. Nos recherches n'ont pas débouchées sur une quelconque explication, nous supposons donc qu'il qualifie simplement l'état d'esprit et l'engagement des joueurs bastiais. Ce surnom date de l'épopée bastiaise en Coupe d'Europe UEFA en 1978, allant un peu à la surprise générale jusqu'en finale, perdue contre le géant PSV Eindhoven. Un club défait mais une volonté "animale" remarquable et remarquée  qui colle plutôt bien au club de l’île de beauté, difficile à aller battre sur son propre terrain.

Stade Malherbe Caen 

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Rassurons tout de suite les plus paranoïaques d'entre vous : si l'on parle du SM Caen, c'est bien par rapport aux initiales du club. Rien à voir avec une quelconque pratique sexuelle ou une affiliation avec le FC Fistinière. Non, rien de tout ça. Pas de réels surnoms pour les joueurs caennais, mais les supporters ont occasionnellement été appelés "les Vikings", à l'instar du club de Hand de la ville d'ailleurs. En référence bien sur à l'histoire de la Normandie d'une part et à l'utilisation d'un drakkar sur le logo du club pendant quelques années d'autre part. Un groupe de fans du club choisira d'ailleurs ce délicat surnom : la Brigade Vikings. Tout un programme.

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Stade de Reims

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Pas très original, mais le Stade Reimois est connu via ses couleurs : "les rouges et blanc". Pourtant, le club à vu le jour sous les couleurs or et vert foncés, qui rappelaient les couleurs des bouteilles de champagne issus de la région rémoise.  Mais les présidences successives jugent ces couleurs néfastes pour l'image du club, hélas. Malgré un passé glorieux dans les années 50, le club est bien souvent en difficulté et connait plusieurs renaissances. En 1992 naît le « Stade de Reims Champagne », qui s'installe en DH, très loin des titres nationaux de l'époque glorieuse du club. L'écusson est alors retravaillé, et apparaissent  les termes « champagne » et « 92 ». Malheureusement après quelques années, la loi Evin de 1991 interdit au club d'utiliser une bouteille de vin comme emblème. Avouez que ça aurait été sacrement classe. La preuve en est de ce vestige historique :

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Stade Rennais football club

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"En rouge et noir, j'exilerai ma peur. J'irai plus haut que ces montagnes de douleur.". La chanson de Jeanne Mass correspond bien à l'état d'esprit des pauvres supporters rennais qui attendent  désespérément un trophée depuis 1983 et un titre de champion de 2ème division. Selon les historiens,  les couleurs rouges et noires ont deux significations.La laïcité tout d'abord, avec le rouge de la République Francaise, et catholique d'autre part, la couleur noire rappelant la couleur des soutanes.  Par ailleurs, et heureusement pour eux, l'animal présent sur l’emblème du club, l'hermine, n'est pas devenue le surnom des joueurs. On retrouve par contre l'animal sur le bord du terrain avec la mascotte "Erminig". Mascotte qui semble elle aussi frappée de malédiction, tout comme la vitrine des trophées du Stade la Route de Lorient.

Toulouse Football Club

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A l'instar des Gones lyonnais, on connait surtout les Toulousains sous le nom de "Pitchounes".

En Occitan, "Pitchoune" est l'équivalent d'un gamin, d'un enfant. Un terme affectueux donc pour les joueurs au maillot violet. Et si on parle de "Ville Rose" pour Toulouse elle même (de la couleur des briques utilisées pour construire la  plupart des maisons de la ville), son emblème est bien la violette, d'ou la couleur historique du club de Ben Yedder. Tout se rejoint.

Évian Thonon Gaillard Football Club

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L'histoire de ETGFC est complexe. Cumulant de près ou de loin les clubs des villes d'Evian (qui possède aussi un autre club local), de Thonon, de Gaillard et anciennement de Ville-la-Grand, le club joue à Annecy. Vous suivez ? Le club garde pour surnom son ancien nom : le "Football Croix de Savoie" en appelant encore ses joueurs "les croix". Curieusement présente dans le nom du club, la ville d'Evian n'est pas directement concerné par le club, au contraire de la célèbre marque d'eau minérale. Sponsor qui fût source (vous l'avez ?) d'innombrables jeux de mots, de la part du journal l'Equipe principalement. Et qui est parfois utilisé comme raccourci pour nommer le club. Les Croix donc définit les joueurs du club, mais il s'agit aussi du blason de la région, d'une brioche savoyarde et c'est aussi le nom d'un bijou. Complexe on vous dit.

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