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On était au Festival Espoirs de Toulon

 Toulon, Toulon, sa rade, sa plage du Lido, son arsenal, son équipe de rugby.... Mais Toulon c'est aussi du foot, c'est son festival espoirs reconnu pour avoir vu passer nombre de stars quand elles étaient encore que des jeunes joueurs en devenir. Sauf que cette année, avec la Coupe du Monde des U20, l'Euro U21, ou encore la Copa America, on s'est retrouvé avec des équipes B voire C composées de seconds couteaux et de chômeurs (USA) ainsi que des sélections assez exotiques telles que le Qatar ou la Chine. On a vu quelques matchs, dont la finale, et voici nos impressions.

Qatar - USA 0-1

Une reprise de volée de la pépite du Bayern Julian Green pour un but somptueux fut le seul intérêt de ce match joué sous une calibombe de douze (comprendre "une grosse chaleur"). En même temps, un 2 juin dans les hauteurs de Marseille, fallait s'y attendre.

France - Costa Rica 2-1

Je vous le dis de suite, aucun de ces joueurs n'aura une grande carrière internationale. Même si Sparagna (OM), Kimpembe (PSG) et Lemar (SM Caen, pour le moment) ont été au-dessus du lot. Des américains accrocheurs, limite un peu trop méchants.

Le gardien costaricien, ronchon après le but français

Le gardien costaricien, ronchon après le but français

 

Chine - Côte d'Ivoire 0-3

Opposition de style et de continent. Des Ivoiriens solides, des chinois vifs et techniques, deux équipes malgré tout joueuses et maladroites. Roger-Claver Assale, ailier droit ivoirien, licencié au Tout-Puissant Mazembé, a constamment mis le feu à la défense chinoise, rapide, petit (trop pour reprendre un ballon de la tête et marquer le but qui aurait récompensé son superbe match) ça ne me surprendrait pas de le voir bientôt débarquer en Europe.

Mexique - Angleterre 2-1

Un excellent Watmore (Sunderland) buteur n'a pas suffit pour battre de valeureux mexicains poussés par leur public présent au nombre d'une grande famille de 10 personnes (sur une centaine de spectateurs, ça fait du bruit). Les mexicains étaient là pour jouer, ont tout donné, ont gagné, mais ne sortiront pas des poules. Mon coup de coeur de la compétition.

"À la uno, à la dos, à la un-dos-tres MEXICOOOOO!!!! VIVA MEXICOOOOOO!!!!"

"À la uno, à la dos, à la un-dos-tres MEXICOOOOO!!!! VIVA MEXICOOOOOO!!!!"

 

Dimanche, 17h30: Petite finale: USA-Angleterre 2-1

Dernier match avant les vacances pour les jeunes anglais, et on l'a bien vu. Les Américains ont dominé la rencontre, et sans un bon gardien, les Britanniques auraient rentrer sur leur île les valises pleines. Pour preuve, les deux buts qu'ils encaissent sont deux pénalties.

Un match sans intérêt, qui permit surtout aux supporters marocains déjà présents de se chauffer la voix.

Des supporters marocains, et un Mexicain

Des supporters marocains, et un Mexicain

 

Dimanche, 19h30: Finale: France-Maroc 3-1

Des hymnes chantées, respectées, un stade Mayol (presque) plein. Dans l'antre du club de rugby triple Champion d'Europe, on en attendait pas moins.

Des Marocains qui entamaient le match tambour battant, à base d'attaques directes, des passes courtes, et de petits ponts. Il ne leur a fallu que 4 minutes pour ouvrir le score par une frappe monstrueuse d'Ennaffati (FUS Rabat) qui jetta un froid dans les tribunes. 1-0 Maroc.

Mais non que dis-je! Les tribunes rouges et vertes étaient en feu, une énorme communauté marocaine était présente en ce jour pour encourager leurs compatriotes, beaucoup plus que les supporters bleus!!!

En dehors de la famille et des potes du capitaine français Sparagna (OM), régional de l'étape, de Fred Brando, Fred Meyrieu, Bafé Gomis et de VIP en tout genre, de touristes anglais fatigués de leur journée aux calanques de Cassis, il n'y avait que des supporters marocains, chantant et délirants avec leurs drapeaux et tambours. Une superbe ambiance, vraiment, jusqu'au but tricolore, dès l'entame de la seconde période.

56': Habran (Parisien exilé sur l'aile droite sochalienne) pique le ballon dans les pied du défenseur central marocain, file seul au but et crucifie le gardien. Égalisation, vacarme en tribune, jets de projectiles vers les joueurs français. La bêtise humaine, absente jusque là, est rentrée en jeu d'une manière fracassante. Le retour à l'ordre se fait en quelques minutes. Notons que le joueur a récolté un carton jaune pour avoir retiré son maillot lors de sa célébration (ce qui aura son importance plus tard).

63': Corner pour les Bleuets tiré par Habran (qui fera encore parler de lui), tête de Sparagna et but! Le Marseillais est passé au-dessus de son défenseur, au-dessus du match, au-dessus du tournoi. 2-1 avantage France. C'est immérité tant les Marocains dominent les débats. La défense française plie, mais ne rompt pas. Kimpembe (PSG) et Sparagna, les défenseurs centraux, règnent sur leur partie de terrain.

67': Ballon disputé au milieu de terrain, tacle appuyé d'Habran sur Bencharki. Second jaune, donc expulsion pour le Parisien. Un but, une passe décisive, un carton rouge, le tout en 11 minutes. Habran est élu Talent d'or dans mon coeur grâce à ce grand chelem.

La fin du match se résume à une attaque défense, Hunou transformant les quelques ballons français récupérés en contre-attaques directes.

80+2': Contre-attaque payante pour les bleuets suite à un raid solitaire de Diarra-Dompe, qui élimine 2 défenseurs avant de marquer d'une frappe croisée petit filet. 3-1, match terminé, pelouse envahie.

Il a fallu un gros quart d'heure pour que la maigre équipe de sécurité remette de l'ordre et que les officiels remettent les trophées aux finalistes et autres lauréats.

Ça, c'est fait., maintenant, y'a le baccalauréat les gars

Ça, c'est fait., maintenant, y'a le baccalauréat les gars

 

Ce tournoi ne restera pas dans les anales, beaucoup de joueurs étaient démotivés, d'autres valeureux mais limités, les matchs joués l'après-midi sous la chaleur étouffante inintéressants... Mais on y reviendra quand même l'année prochaine, parce qu'on y croise des supporters sympas (heing les mexicains !!!), des gamins émerveillés de cotoyer de - jeunes - footballeurs professionnels, des bénévoles impliqués, et une passion toujours présente après 22h dans les bars toulonnais.

Les vrais vainqueurs du tournoi

Les vrais vainqueurs du tournoi

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