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Et revoilà Majeed Waris !

 

Évoqué à Rennes depuis plusieurs jours, l'attaquant ghanéen s'est finalement engagé avec Lorient ce jeudi au terme d'un invraisemblable dernier rebondissement (http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Abdul-majeed-waris-trabzonspor-a-choisi-lorient/579379)  Portrait d'un joueur au parcours atypique qui avait effectué 6 mois d'exception avec Valenciennes, contribuant grandement au maintien du club nordiste entre janvier et mai 2014.

De l'amateurisme à l'Allsvenskan

Majeed Waris démarre sa carrière à 13 ans au sein de la Right To Dream Academy, basée à Tamale, au nord du Ghana. Aussi bien à l'aise avec ses pieds qu'avec ses méninges, Waris se voit offrir 2 choix à ses 16 ans : tenter de percer dans le football, ou continuer à étudier, à l'aide d'une bourse que son académie se propose de lui offrir. Il parvient alors à concilier les deux en s'envolant pour l'Angleterre, où le Hartpury College de Gloucester l'accueille.

L'attaquant découvre alors le championnat d'Angleterre en amateur, avec la réserve des Forest Green Rovers, club de Conference Premier (5ème division).

Parmi les plus prometteurs de sa génération, Waris participe en 2009 à la Gothia Cup, prestigieux tournoi de jeunes en Suède. Éliminé prématurément en 16è de finale, le ghanéen séduit néanmoins les recruteurs du coin, et signe un contrat avec le BK Häcken, club d'Allsvenskan, première division suédoise.

Fotboll, Allsvenskan, Häcken - Helsingborg

Fotboll, Allsvenskan, Häcken - Helsingborg

Persévérant dans l'âme, Waris travaille énormément sa finition devant le but, et se fait une place à partir de l'exercice 2010-2011 avec son nouveau club. Ses deux premières saisons d'adaptation sont prometteuses pour un jeune d'à peine 20 ans (26 matchs, 3 buts), mais c'est lors de sa 3è saison qu'il se fera réellement remarquer. Sa vitesse, sa qualité de finition, son agilité, et les maladresses des défenses locales (il faut bien l'avouer) lui permettent de gagner le soulier d'or suédois en terminant meilleur buteur du championnat (29 matchs, 23 buts) avec son club qui termine à une belle deuxième place. Cette saison d'exception lui vaudra d'être appelé pour la première fois en équipe nationale du Ghana, pour un match amical face au Chili (1-1), le 29 février 2012.

soulier d'or Suède

De la Russie à la Turquie, en passant par la France

Approché par de bons clubs européens (Saint-Étienne, Hambourg, le Werder Breme, Catane et Arsenal notamment), Waris décide de s'engager au Spartak Moscou, qui lui assure une place en équipe première, en janvier 2013. Jouant peu en Russie (15 matchs, 1 but), l'attaquant malgré tout s'installe en sélection.

Désireux de se refaire une santé, il participe à la valse des attaquants des clubs jouant le maintien L1 en janvier 2014. Sochaux opte pour Ayew, Evian pour De Melo, Rennes pour Toivonen et Valenciennes se fait prêter Waris. Un pari gagnant, le joueur écoeure les défenses françaises, inscrivant 9 buts en 16 matchs (1 but toutes les 124 minutes en moyenne, 2ème ratio de L1 derrière Ibrahimovic), il ne peut, à lui tout seul, empêcher pourtant le club d'être relégué. Celui que les supporters nordistes surnomment affectueusement « Magic Waris » retourne alors au Spartak en fin de saison.

Jouissant d'une belle cote en Europe après sa superbe demi-saison française, le joueur s'engage en Turquie, à Trabzonspor, pour un peu moins de 6M€. Irrégulier dans ses performances et utilisé principalement sur les côtés, le Ghanéen inscrit 4 buts (aucun en championnat) en 17 matchs avec son nouveau club. Et pourtant, un lourd intérêt de Manchester United pour le joueur est évoqué fin 2014, ainsi qu'une offre de 12M€ en provenance du Qatar, restée sans réponse ( http://www.sofoot.com/giggs-observe-waris-pour-manchester-united-191125.html).

Un retour en France

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Lassé par son manque d'efficacité et d'altruisme, son club le laisse donc libre de s'engager où il souhaite en cas de bonne offre. Lorient, orphelin depuis la vente juteuse de Jordan Ayew, se permet alors de surenchérir à la dernière minute sur l'offre rennaise, pourtant d'accord avec Trabzonspor, pour environ 5M€. On parle d'un salaire d'1M€ par an, ce qui est pourtant démenti par Loïc Féry, président des merlus, ce jeudi matin sur Twitter.

La Ligue 1 retrouve là un joueur de grand talent qui peine pourtant à confirmer sur la durée, à lui de faire ses preuves.

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