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Analyse de la formation de jeunes en Europe

Comme chaque mois, l’Observatoire du football du CIES (Centre International d’Etude du Sport) a publié son rapport sur un thème précis du ballon rond. Le rapport du mois de novembre concerne la formation des jeunes en Europe et nous apprend pas mal d’éléments.

Pour étudier ce phénomène, le CIES s’est penché sur le cas de 31 championnats de l’élite, regroupant 460 clubs et quelque 11 335 joueurs. Pas totalement exhaustif, mais pas loin d’y ressembler.

La première conséquence à tirer de cette étude est la baisse des joueurs formés au club. En 2009, le pourcentage de footballeurs formés localement était de 23.1%. En 2015, cette part est descendue à 19.7%. Une lente érosion et une baisse constante depuis 6 ans. Toutefois, il y a des disparités entre les pays et quelques championnats peuvent se réjouir de chiffres plutôt bons. La preuve avec la Biélorussie, qui est le seul pays où les joueurs formés dans les clubs représentent plus d’un tiers des effectifs (coucou Bae), avec 34%. On y trouve ensuite la République Tchèque (30.7%), la Hongrie (29.5%), suivis de près par le Danemark (29.1%). Du côté des mauvais élèves : la Turquie (8.3%), l’Italie (8.6%) et la Grèce (10.7%). Avec ses 19.4% de joueurs formés au club, la France est dans la moyenne, située à 19.7%.

cies1Autre élément à prendre en compte : pour un joueur formé au club, il fait bon vivre à l’Est. Sur les 460 équipes, le CIES a regroupé les clubs où les joueurs formés localement représentent plus de 50% de l’effectif. Hormis l’exception basque de l’Athletic, Las Palmas et 4 clubs scandinaves, ce sont les clubs de l’Est qui trustent les 24 places.

A l’inverse, lorsque l’on prend les clubs dont l’effectif ne comporte aucun joueur formé localement, on y trouve des équipes provenant de tous pays d’Europe. Lorient, Swansea, Hambourg ou encore le Hellas Verone n’ont ainsi aucun joueur n’ayant évolué dans le club pendant au moins trois saisons entre 15 et 21 ans (selon la définition utilisée par l’UEFA).

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Par ailleurs, le CIES a tenté de déterminer les meilleurs clubs de formation en Europe en déterminant le nombre de joueurs formés localement évoluant soit encore au club, soit dans les 31 championnats étudiés. Le Partizan Belgrade en ressort vainqueur, avec 78 joueurs formés au total (dont 13 dans l’effectif, record à égalité à Lyon et le Levski Sofia). L’Ajax Amsterdam (75 joueurs, dont 11 dans l’effectif) et le FC Barcelone (62 joueurs, dont 10 dans l’effectif) viennent compléter le podium.

Sur le même principe, si l’on ne prend que les 5 grands championnats européens (Angleterre, Espagne, Italie, France, Allemagne), Lyon pointe à la deuxième place, bien calé entre les deux cadors espagnols, le Barça et le Real. Et sur le top 20, on trouve notamment 9 clubs français, 6 Espagnols, 2 Anglais, 2 Italiens et … 1 allemand. Les équipes françaises, plus gros contingent … une manière de contredire Renaud en disant qu’être né sous le signe de l’Hexagone, c’est ce qu’on fait de mieux en ce moment… sur cet élément précis !

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