TLMSF interviewe Jonathan Parpeix (Apollon Smyrnis)

C'est l'histoire d'un crocodile qui a nagé jusqu'à la Grèce. A l'âge de vingt-cinq ans, après plusieurs années au Nîmes Olympiques, Jonathan Parpeix a revêtu la tunique bleue et blanche de l'Apollon Smyrnis, évoluant en seconde division grecque.

Après douze journées, le club occupe la première place de la Football League. TLM S'en Foot s'est entretenu avec ce milieu de terrain, qui a joué plus d'une centaine de match en Ligue 2, et qui est devenu une pièce maîtresse de l'entraîneur Babis Tennes.

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Jonathan Parpeix avec le Nîmes Olympiques. Crédits : Vincent Damourette / Midi Libre

Bonjour Jonathan. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs

Je suis Jonathan Parpeix, je suis né le 4 mars 1990, j'ai vingt-cinq ans et je suis footballeur professionnel depuis juin 2011 où j'ai signé mon premier contrat professionnel après trois ans de formation au Nîmes Olympique en Ligue 2. Je suis milieu de terrain de formation mais je suis assez polyvalent.

Comment avez-vous commencé à jouer au football ?

J'ai pris le virus du football grâce à mon père qui lui même jouait au foot. Le voir sur les terrains avec un ballon, je devenais fou. On va dire que je suis né avec un ballon dans les pieds.

Justement, quand vous étiez enfant, est ce que vous avez eu des modèles ?

Oui j'adorais Jean Pierre Papin mais c'est un attaquant. Et sinon j'ai souvent regardé Zidane.

A quel moment prenez-vous votre première licence ?

A l'âge de 4 ans en tant que gardien et 2 ans après, je commence comme milieu de terrain offensif.

Comment se passe votre formation au sein du Nimes Olympique ?

Elle s'est très bien passée. J'ai connu là bas des entraîneurs qui ont su me faire progresser de saison en saison et j'ai beaucoup appris avec Gregory Meilhac et Franck Ndioro. Ensuite, fréquenter le groupe professionnel dès ma première saison à dix-huit ans m'a énormément aidé. Le fait d'échanger avec les pros sur ce qu'il faut faire, améliorer et travailler d'avantage, ça aide beaucoup et les croiser sur les terrains ou sur le bord des terrains, ça rappelle de bons souvenirs.

En 111 matchs officiels avec Nîmes, vous allez connaître la Ligue 2 ainsi qu'une relégation en National avant de revenir en L2. Si vous deviez tirer un bilan de ses cinq ans, comme pro chez les Crocos, ce serait quoi ?

Quatre ans pour être exact. Et bien une première saison pleine avec énormément de temps de jeu et un titre de champion de National. Ensuite, je suis très fier d'avoir porté le maillot croco et d'avoir mouillé le maillot d'un club historique dans le football français. Dommage que tous les ans il y a eu des rebondissements parce que ce club et ses supporters méritent mieux.

Jonathan Parpeix, le 27 octobre 2015, face au Panegialos, en Coupe de Grèce. Le français y inscrit son premier but sous ses nouvelles couleurs.

Jonathan Parpeix, le 27 octobre 2015, face au Panegialos, en Coupe de Grèce. Le français y inscrit son premier but sous ses nouvelles couleurs. Crédits : Apollon Smyrnis / Vanegelis Zardis

Après la fin de votre contrat, on vous annonçait dans plusieurs clubs de Ligue 2. Comment se passe cette inter-saison ?

Oui c'est vrai je pensais rester en France avec les touches que j'avais mais les clubs sont de plus en plus vigilants sur le plan fînancier. Ils réduisent leurs effectifs au détriment de certaines choses, mais le football change, et de la mauvaise manière. Je voulais une expérience à l'étranger, pour l'anglais, pour une autre culture, trouver une nouvelle motivation et pour le moment dans mon club de l'Apollon Smyrnis, ça se passe très bien. Nous sommes en passe, pour le moment, de monter en première division et nous verrons mon entourage et moi les choix à faire en fin de saison.

Comment définirez-vous le championnat de deuxième division grec ? Est-ce que vous vous y sentez à l'aise ?

C'est un championnat plus faible que la Ligue 2 en France, dans un pays où rien n'est sérieux ni rigoureux sur le plan football aussi bien au niveau de la fédération que de la ligue. Le football est différent ainsi que les méthodes de travail.

Je me sens plutôt à l'aise. Avec la formation que j'ai reçu, c'est plutôt un avantage mais le décalage entre tout ce que l'on peut considérer pour un match, un championnat est différent ici mais c'est une belle expérience humaine ainsi que sur le plan sportif.

L'Apollon est premier du championnat. Le titre est l'objectif de cette saison ?

Oui notre premier objectif est la montée. Nous regardons match après match et si nous pouvons prendre ce titre, nous n'allons pas nous gêner.

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