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The Little Monthly Soccer Factory - January 2016

C'est l'intersaison et rien ne se passe actuellement aux Etats-Unis en termes de soccer. L’actualité est d’autant plus froide que même le marché des transferts semble à l’arrêt.

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Shkëlzen Gashi, l'une des recrues phares de l'intersaison. (Source: coloradorapids.com)

Un mot peut résumer l’intersaison aux Etats-Unis : Calme. Deux mois après le sacre de Portland, les formations américaines reprennent doucement le chemin vers le terrain. En pleine pré-saison, les franchises remplissent leurs rosters pour être prêtes en mars prochain.

  • Un recrutement calme

Qui dit hiver dit changements d’effectifs aux Etats-Unis. Cette année, l’intersaison semble bien calme. Très peu de mouvements sont à noter. Seuls quatre nouveaux Designated Players ont signé dans la ligue: Simon Dawkins (San Jose), Yura Movsisyan (Salt Lake), Shkëlzen Gashi (Colorado) et Carlos Gruezo (Dallas). Un cinquième, Xavier Kouassi a été recruté par le New England Revolution. Il prendra place au sein de l’effectif à partir de juillet.

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Ashley Cole, étoile par la constellation du Galaxy. (source: dailymirror.co.uk)

D’autres recrues phares sont arrivées cet hiver. Le Los Angeles Galaxy a fait signer trois vétérans venus d’Europe: Jelle Van Damme, Nigel De Jong et Ashley Cole. La franchise de la Californie a été l’une des plus actives de ce début de mercato avec Chicago, Colorado et un Vancouver toujours prompt à tenter des coups exotiques. La formation canadienne a enrôlé un serial buteur japonais, Masato Kudo, pour devenir la pointe efficace tant attendue par les Whitecaps. La pièce manquante au puzzle de Vancouver. De leurs côtés, Chicago et Colorado ont entamé un nouveau processus de reconstruction. Le Fire a recruté pas moins de 10 nouveaux joueurs qui évolueront désormais sous la houlette du Serbe Veljko Paunovic. La dernière expérience de coach de Paunovic s’est soldée sur un titre U-20 avec la Serbie.

Dans une toute autre optique, les nouvelles signatures des New York Red Bulls informent sur une nouvelle tendance au sein de la ligue : la progression de la formation. En dehors du défenseur Ghanéen Gideon Baah, la franchise du New Jersey s’est tournée uniquement vers son académie pour étoffer son effectif.

Enfin, cette fenêtre de transferts a été la première avec de véritables « free agents » dans la ligue américaine. Justin Mapp a été le premier free agent de l’histoire de la ligue en rejoignant le Sporting Kansas City en décembre dernier. Parmi les autres: Moor (Toronto), Ashe (Columbus), Barrett (San Jose), Larentowicz (Los Angeles), Grabavoy (Portland), Magee (Los Angeles), Harrington (Chicago), Casey (Columbus) et LaBrocca (Chicago). Soit un total de 7 signatures. Quelque chose de calme quand on sait que les joueurs ont menacé de grève si le nouveau CBA ne contenait pas cette clause.

Ce recrutement light peut s’expliquer simplement. Contrairement à la saison passée, très peu de franchises se retrouvent en reconstruction totale cette saison.

A l’Est, Montréal a progressé et s’appuiera là-dessus. Toronto semble enfin sur la bonne voie. Orlando et New York City capitaliseront sur les bons points de leur saison d’expansion. Columbus, les New York Red Bulls, New England et D.C. United n’ont eu qu’à fignoler un effectif déjà compétitif. Enfin, Philadelphia a renforcé un effectif déjà fort intéressant par le passé mais irrégulier. Dans cette conférence, une seule semble être en reconstruction, le Chicago Fire. Avec son nouveau coach Paunovic, la franchise de l’Illinois a gardé les bons points de 2015 (Polster, Accam, Johnson…) et viré le reste. Chicago a priorisé son recrutement sur son problème numéro un de la saison dernière, sa défense. Kappelhof, Harrington, Joao Meira, Brandon Vincent… Autant de défenseurs qui ont la mission de faire mieux que Larentowicz et Adailton. Pas très difficile, en même temps.

A l’Ouest, les choses sont encore plus simples. Colorado se trouve dans le même état d’esprit que Chicago, celui d’une reconstruction permanente. Pappa, Gashi, Williams ont rejoint la franchise de Denver. Les neuf autres formations  (dont LA, Seattle et Portland) ont recruté pour renforcer leurs effectifs, souvent déjà intéressants, ou pour compenser des départs. Y compris le Real Salt Lake, pourtant méconnaissable la saison dernière. La franchise de l’Utah a gardé ses éléments habituels (Beckerman, Morales, Rimando, Olave…). Et parmi ses rares recrues, le tour de force fut de faire revenir Yura Movsisyan, Azéri-Arménien évoluant en Russie ces dernières saisons.

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Revoilà Dario. En NASL. (source: sbisoccer)

Les ligues mineures peuvent également se targuer d’avoir signé de gros noms dans une intersaison peut-être plus ambiancée qu’en ligue majeure.

L’USL  est marquée par le recrutement XXL du FC Cincinnati, LA grosse tête d’affiche de l’expansion. A l’échelle de la troisième division, la franchise de l’Ohio a réalisé un recrutement impressionnant pour ses débuts. On y retrouve notamment Omar Cummings, 39 buts avec les Colorado Rapids en MLS, Andrew Wiedeman, finaliste NASL l’an passé avec Ottawa, et Austin Berry, rookie de l’année en MLS en 2012. En outre, et comme d’habitude, beaucoup de joueurs ont transité entre deux formations USL. Et de nombreux universitaires non draftés se sont tournés vers la ligue partenaire de la MLS.

En NASL, le nouveau Miami FC accueille Matuzalem, Wilson Palacios mais surtout Dario Cvitanitch. Ce tout sera coaché par Alessandro Nesta. Nouvelle franchise également, le Rayo OKC a également signé des joueurs intéressants pour évoluer à ce niveau (Kosuke Kimura, Michel Garbini, Derek Boateng, Marvin Chavez). Dernière l’an passé, la Jacksonville Armada a flairé les bons coups, en attirant un duo de Louisville City : Brendan Burke et surtout Matt Fondy, respectivement défenseur et MVP USL en 2015. Mais le plus beau coup réalisé en NASL cet hiver est cependant à mettre à l’actif du New York Cosmos en signant le vétéran vénézuélien Juan Arango, passé notamment par Majorque et Mönchengladbach, mais aussi son compatriote Yohandry Orozco, pisté par Dallas.

Birnbaum - foxsports

Le numéro 15, Steve Birnbaum, a donné la victoire dans les derniers instants contre l'Islande. (source: foxsports) 

  • USA Winter Camp

Aux Etats-Unis, janvier rime souvent avec équipe nationale. Traditionnellement, ce camp permet au sélectionneur de faire une large revue d’effectif des joueurs MLS, de championnats nordiques ou en manque de temps de jeu dans leur club. Et depuis sa prise de fonction en 2011, Jürgen Klinsmann a souvent appelé des jeunes, leur permettant de glaner leur première cape. 2016 n’a pas fait exception à la règle. L’Allemand a appelé plusieurs éléments à fort potentiel mais n’ayant comme expérience qu’une seule saison MLS dans les jambes (Matt Polster, Khiry Shelton, Tim Parker, Fatai Alashe…). Brandon Vincent a été appelé alors qu’il vient de terminer l’université à Stanford! De plus, cette réunion a permis à plusieurs joueurs attendus depuis longtemps d’effectuer leurs débuts tant attendus sous le maillot de l’USMNT. Kellyn Acosta (Dallas) et la doublette de Columbus Tony Tchani – Ethan Finlay ont porté le maillot blanc pour la première fois.

Sur le terrain, Jürgen Klinsmann retiendra les deux difficiles victoires de ses troupes. Lors de ces deux matchs joués en Californie, l’équipe nationale a remporté les deux rencontres dans les derniers instants. Contre l’Islande, Steve Birnbaum a sauvé l’équipe en inscrivant son premier but pour l’USMNT. Et c’est l’éternel Jozy Altidore qui a permis la victoire lors de la rencontre contre le Canada. Prochain rendez-vous contre le Guatemala, les 25 et 29 mars prochains.

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