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Grèce - Episode 7 : L'AEK piège l'Olympiakos

L'Olympiakos domine toujours la Grèce et la Superleague mais a concédé sa première défaite de la saison. L'AEK reste solide au deuxième rang, suivi de près par le Panathinaïkos.

TLM S'en Foot vous narre les aventures du ballon rond hellène avec un fumigène dans la main droite et un maillot de Stathis Tavlaridis dans la gauche.


 

Ronald Vargas fait chuter Le Pirée

Ronald Vargas inscrivant le but de la victoire pour l'AEK face à l'Olympiakos (1-0), le 13 février 2016. Source : AEK Athènes.

Ronald Vargas inscrivant le but de la victoire pour l'AEK face à l'Olympiakos (1-0), le 13 février 2016. Source : AEK Athènes.

La vie est toujours aussi douce du côté du Port d'Athènes même si les hommes de Marco Silva ont encaissé leur premier revers de cet exercice. L'Olympiakos termine le mois de janvier par une victoire expéditive (3-0) sur le terrain du PAS Giannina, notamment grâce à deux buts et une passe décisive de Kostas Fortounis. Omar Elabdellaoui marque le seul but du match face au PAOK (1-0) dans une rencontre dominée par les rouges et blancs. Et c'est au match suivant que la tuile arrive. Se déplaçant chez l'AEK Athènes, dans une atmosphère électrique, le champion en titre se voit réduit à dix, en début de deuxième mi-temps, après l'expulsion sévère de Botia. L'AEK pousse et c'est Luka Milivojevic qui est sanctionné pour une main (ou plutôt un coude) dans la surface de réparation. Déjà averti, le serbe est expulsé et laisse ses coéquipiers à 9 contre 11. Diego Buonanotte s'élance mais sa frappe est repoussée par Roberto et tape le poteau. Ronald Vargas suit l'action et déclenche un tir que le portier espagnol contre mais ne peut empêcher de rentrer. Les Athèniens s'imposent par la plus petite des marges et débloque le compteur de défaite de leurs adversaires qui oublient ce camouflet par un succès 4-0 face à l'Atromitos.

La victoire de l'AEK était plutôt difficile à prévoir. Après sa victoire 3-0 contre Veria, l'équipe subit un coup d'arrêt sur le terrain de l'Atromitos sur un but de Brito (1-0). Le match est également le théâtre d'affrontements particulièrement violents entres les supporters des deux équipes qui obligent l'intervention de la police anti-émeute. On dénombre également un spectateur blessé par arme blanche du côté de l'Atromitos. Ce n'est pas la première fois que ces deux camps s'affrontent dans une enceinte sportive. On peut citer la finale de la Coupe de Grèce 2010-2011 où le chaos regnait autour du Stade Olympique, faisant passer le volet sportif au second plan.

La victoire face à l'Olympiakos chasse ces mauvaises images avant que Rafik Djebbour et les siens ne laissent filer deux points du côté de Salonique. Affrontant l'Iraklis, Athènes ouvre la marque par Toma Pekhart, qui pousse tranquillement le cuir dans la cage de Dušan Perniš. Mais le défenseur Nikos Ziabaris arrache l'égalisation à dix minutes du terme (1-1), un nul éloignant l'Iraklis de la zone rouge.

Le PAOK cale, le Panionios toujours propre

On retrouve les Verts du Panathinaïkos à la troisième place, toujours très loin derrière leur éternel rival. La confiance, elle, est tout aussi éloignée. Malgré une victoire 3-2 face au Platanias, avec un superbe Nikos Kaltsas, le "Pana" explose face au Skoda Xanthi. Après un coup de coude sur Karim Soltani, le capitaine Zeca est expulsé par Stavros Mantalos. Ce carton rouge met dans une colère noire le portugais qui ose se mettre nez-à-nez avec l'arbitre de la rencontre. Après plus d'une minute à demander des explications, Zeca sort du terrain. Ironie du sort, c'est le français Soltani qui marque le but de la victoire sur une passe de Dani Nieto (1-0). Contre le PAOK, les Verts vont également nourrir des regrets. Marcus Berg déclenche le début du festival avant que Kaltsas, sur un contre, bat en un contre un, Michallis Vellidis abandonné par sa défense. Mais le Panathinaïkos ne va pas réussir à conserver cet avantage, se faisant surprendre par une frappe de loin de Gojko Cimirot avant que Dimitris Pelkas devie une frappe d'Haris Harisis, juste après l'heure de jeu. Match nul 2-2. Les Trèfles continuent de décevoir. Vivement la fin de saison.

Le PAOK a vécu un mois de février assez compliqué. Depuis leur défaite face à Xanthi, Salonique n'arrive pas à se relever. Recevant l'Atromitos, les hommes d'Igor Tudor pense avoir fait le plus dur sur un but de Robert Mak avec Dimitris Pelkas à la passe décisive qui élimine toute la ligne des défenseurs. L'égalisation d'Athènes arrive en fin de match mais dans la confusion générale. Un coup franc de Javier Umbides est repris de la tête par Nikos Lazaridis, lobant Michalis Vellidis. Stefano Napoleoni à la lutte avec Ricardo Costa accompagne le ballon dans la cage mais l'italien touche le ballon du bras. L'arbitre Andreas Pappas se dirige vers son assistant et on assiste à une scène assez cocasse où une dizaine de joueurs suive Pappas pour tenter d'influencer l'homme au drapeau. Ce dernier juge que le ballon avait déjà franchi la ligne au moment où Napoleoni le touche du bras (1-1). Cette deception n'est rien à côté des deux défaites qui suivent face au Pirée (0-1) et lors du derby de Salonique contre l'Iraklis (0-1) .En espérant que le match nul arraché chez le Panathinaïkos remotivera les troupes pour bien terminer la saison. Igor Tudor est assis sur un volcan. Sept points séparent Salonique de la troisième place.

Juste devant, le Panionios Athènes fait le travail. Deux matchs nuls et deux victoires face au Panthrakikos (1-0) et le Panaïtolikos (2-0). Le club s'est payé le luxe de dépasser le PAOK et de prendre la quatrième place.

Panaïtolikos et Xanthi grimpent

Dans le reste du classement, le Panaïtolikos s'envole à la septième place grâce à ses deux victoires face à Kalloni (1-0), toujours mal embarqué dans sa course au maintien, et le Levadiakos (2-0). Justement, le Levadiakos continue de glisser au classement de cette Superleague pour se retrouver onzième. Menant face au Panthrakikos après un but d'Evangelos Mantzios sur pénalty, et alors que les coéquipiers de Nicolas Diguiny étaient réduits à dix, ils égalisent par Stélios Iliadis bien aidé par une défense adverse incapable de le déposséder du balon (1-1). Levadiakos a inscrit ses trois buts depuis le début de ce mois de février sur coup de pied de réparation tiré par Mantzios, permettant, au passage, une victoire 1-0 contre Kalloni. Pas sûr que ça réjouit Apostolos Mantzios sur son banc.

De son côté, Karim Soltani a le sourire. Son club du Skoda Xanthi enchaîne quatre matchs sans défaite pour se stabiliser au neuvième rang. Contre l'Iraklis, Dani Nieto inscrit un doublé et écoeure la défense de Sebastian Bartollini (2-0). La victoire face au Panathinaïkos (1-0) est le point culminant du mois en cours pour le Skoda qui prend un bon point face à l'Asteras Tripolis (0-0) et les trois points face à Komotini sur un but de Manolis Papasterianos, profitant de la sortie ratée du gardien Girgios Athanasiadis (1-0).

Par sa victoire 1-0 sur l'AEK Athènes, l'Atromitos Athènes prend une petite option sur le maintien, avec dix points d'avances sur le premier relégable, le Panthrakikos. Le Veria FC enfonce Kalloni à la dernière place avec un succès 2-0 et revoit également ses distances de sécurité avec la charrette pour la Football League.

Marcus Berg ouvre le score pour le Panathinaïkos face au PAOK (2-2), le 21 février 2016. Source : Panathinaïkos FC

Marcus Berg ouvre le score pour le Panathinaïkos face au PAOK (2-2), le 21 février 2016. Source : Panathinaïkos FC

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