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L'ascenseur émotionnel made in Rouches (Foot, bière et chips #mars2016)

Quand tu passes d'un moment d'intense bonheur à un moment d'intense tristesse, on appelle ça un ascenseur émotionnel. Dans le cas du Standard de Liège, on pourrait même parler de montagnes russes émotionnelles ! En sept jours, les Rouches sont passés proche d'un miracle, sont tombés plus bas que terre, puis ont rebondit en remportant la coupe-aux-chips !

Standard

Décidément, rien n'est jamais simple pour le Standard de Liège depuis quelques années... Après un début de saison en demi-teinte, le club liégeois sombrait dans les profondeurs du classement et dans les frasques rocambolesques, avant de remonter doucement la pente. Une lente reconstruction qui connaissait de nouveaux remous avec un mercato autant surprenant qu'agité. Finalement, les troupes de Yannick Ferrera parvenaient au bénéfice d'une victoire inespérée obtenue sur un but litigieux à intégrer le top 6, pour la première fois de la saison, à l'avant-dernière journée de la phase classique. Avec son sort entre les mains, le Standard revenait ainsi aux avant-plans et se devaient finir le travail lors de l'ultime journée à Malines. Mais après un quart d'heure, les Rouches étaient menés 2-0, réduits à dix, incapables d'éviter l'humiliation qui allait suivre : un 4-0 bien tassé et la perte de cette si importante sixième place. Mais comme le Standard joue aux montagnes russes cette saison, les Rouches avaient le bon goût et les ressources nécessaires pour, une semaine après l'échec de Malines, fesser le Club de Bruges en finale de la Croky Cup et s'adjuger le trophée-plein-de-chips, synonyme de qualification directe pour les poules de la prochaine Europa League !

Un scénario fou, fou, fou, qui permet ainsi aux Liégeois ne sauver leur saison. Sauf que. Sauf que dans la foulée de cette victoire, la commission des licences annonçait le refus, temporaire, d'octroyer le précieux sésame nécessaire à la participation au prochain championnat de foot pro ! Une question de preuves de paiement de transfert notamment en serait la cause. Mais à l'heure d'écrire ces lignes, le président Bruno Venanzi se voulait rassurant pour les Rouches : le 11 avril prochain, la décision finale sera prise, mais tout porte à croire que le Standard recevra bien sa licence. Normalement. Enfin, après cette saison rocambolesque, on ne s'étonne plus de rien !

Toujours le Standard. Les incidents qui avaient émaillé le duel wallon entre le Sporting de Charleroi et les Liégeois connaissent leur sanction : les Rouches entameront la prochaine saison à huis-clos. Une maigre sanction pour le club mais qui punit l'ensemble des supporters, dont beaucoup n'avaient pourtant rien à voir avec les incidents. Zona Legear aurait demandé où se trouvait "Huis-clos".


DE LA BIÈRE COUPÉE A L'EAU

louvain

La Jupiler Pro League reste décidément une compétition spéciale. Outre la complexité de sa structure, les frasques extra-sportives rythment désormais le foot national. Début mars, l'ombre de Zehyun Ye planait à nouveau sur le microcosme footballistique avec l'apparition de soupçons de match truqué touchant le club d'OH Louvain. Jurant leurs grands dieux qu'ils n'y avaient aucune raison de soupçonner d'éventuels paris truqués, les joueurs incriminés Rudy Riou et Romain Reynaud avaient le bon goût de prouver sur le terrain lors du match suivant qu'ils donnaient tout pour la sauvegarde de leur club en D1. Malheureusement pour les Louvanistes, la fin de la phase classique rimera avec rétrogradation. Une défaite sportive abondamment commentée dans les médias comme étant particulièrement injuste au vu du football développé par le club depuis l'arrivée d'Emilio Ferrera. Il est vrai qu'il sera(it) dommage que la Jupiler League soient privée la saison prochaine de réels talents comme Yohan Croizet ou John Bostock. Deux profils qui feront assurément les gros titres du prochain mercato estival...

Louvain qui descend, c'est Mouscron, mais aussi Westerlo et Saint-Trond qui sourient ! Car : oui, Mouscron s'est sauvé ! Incroyable... La bande reprise par Glen De Boeck s'est assuré le maintien lors de l'avant-dernière journée au terme d'une victoire acquise face au "grand" Anderlecht. De suite, des soupçons d'arrangements entre le club géré par Pini Zahavi et celui qui passe via ce même agent pour de nombreux transferts sont apparus dans certaines bouches. Bref : la compétition se passe visiblement désormais autant sur les pelouses qu'en dehors. Triste. Mais sur le terrain, Mouscron s'est bien qualifié pour les PO2. Et cela n'a pas manqué de courroucer l'"analyste" et ancien coach Aad de Mos sur la télévision flamande, regrettant la descente d'OHL, "alors qu'un club de m**** comme Mouscron se maintient". Poète dans l'âme l'ami Aad. On retiendra plutôt la réaction bien plus classe de Bob Peeters, coach de Westerlo qui occupait encore la lanterne rouge au coup d'envoi de la dernière journée et qui passe donc Louvain sur la ligne : "Des trois équipes encore en lutte, c'est sans doute celle qui le mérite le moins et qui pratique le plus beau foot qui descend." Futur coach d'OHL l'ami Bob ? Même pas : l'oncle de Yannick a prolongé pour trois ans dans les cité des Leeuwen avec responsabilités au niveau de la politique sportive accrues !

En même temps, logique que la ville de Stella Artois soit éjectée de la Jupiler League, non ?


LES PLAY OFFS, C'EST PARTI !

La phase classique terminée, place donc aux fameux Play Offs ! Comme chaque saison, c'est aussi l'occasion de réexpliquer les règles et le fonctionnement de ce grand bazar à la belge !

Nouveauté cette année : plus de PO3 ! Les play offs "3" concernaient pour rappel les deux derniers classés au terme de la phase classique et voyaient ceux-ci se déchiqueter sur un quintuple affrontement destiné à bannir de D1 le perdant de ce pugilat. Notez, le vainqueur devait encore se farcir tout le tour final de D2 pour espérer demeurer au sein de l'élite, chose que seul le Cercle de Bruges a réussi en six éditions. Donc, pas de PO3 et, comme annoncé ci-dessus, direction la D2 pour OHL, dernier classé. Le 15ème, Westerlo, est lui... en vacances ! Oui, oui : sa saison est terminée ! De quoi économiser quelques primes pour le club.

A l'opposée du classement de la phase classique, on trouve les PO1. Ceux pour le titre. Il s'agit des six meilleures équipes (ou des six plus régulières), c'est-à-dire pour cette saison le Club de Bruges qui, malgré sa défaite en finale de la coupe, s'est d'ores et déjà assuré un ticket européen en remportant la phase classique du championnat. Les Brugeois seront opposés à La Gantoise, en légère perte de vitesse, et à Anderlecht pour le gain du titre. Les trois autres formations qui participeront à ces PO1 que l'Europe entière nous envie sont Ostende, Genk et Zulte-Waregem.
En raison de la rénovation de leur stade, Ostende évoluera sur le champ de patate du Schiervelde chez le voisin roularien. Une pelouse catastrophique qui ne permettra sans doute pas aux hommes de Yves Vanderhaeghe de jouer les trouble-fêtes pour les lauriers. On verrait plus Genk dans ce rôle. Car avec la fameuse division des points par deux, les gars de Peter Maes qui reviennent en forme au bon moment ne pointe plus qu'à huit petites unités de la tête. Alors pourquoi pas un scénario à la Standard en 2011 ou Anderlecht en 2014 ? Quant au Essevee, les gars de Franky Dury sont déjà très contents d'être là et ne devraient pas jouer autre chose qu'un rôle d'arbitre dans ces PO.

Enfin, le reste des formations prendra part aux super alléchants PO2. Ceux-ci, pour rappel, se joueront en deux poules de quatre équipes d'où chaque vainqueur sera invité à prendre part à la finale des PO2. Pourquoi ? Parce que celui qui gagnera la finale devra encore se farcir une double-confrontation contre le 4e classé des PO1 pour tenter d'arracher le dernier ticket qualificatif pour l'Europa League. Oui, oui : le 14e classé au terme de la phase classique pourrait donc jouer l'Europe la saison prochaine ! Ne riez pas, à partir de la saison prochaine, ce constat sera également étendu aux trois meilleures équipes de... D2 ! Il y a des subtilités dont nous vous parlerons en temps utiles la saison prochaine !

C'est donc une deuxième phase de championnat, la plus importante pour les six premiers, qui prend court à partir de la semaine prochaine. Une phase de play off qui déterminera donc le champion de cette saison 2015-2016 où Bruges fait figure de favori. Mais depuis le lancement de cette réforme, le "champion" de la phase classique n'a décroché le véritable titre de champion qu'à trois reprises (50% !). La chance des Buffalos qui signeraient un fantastique doublé ou des Mauves qui sont finalement restés fort discrets jusqu'ici ?

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