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Les revenus générés par la Ligue 1 en France

Pour le tourisme

L’impact économique d’avoir une équipe jouant en Ligue 1 est non négligeable pour une ville. Les clubs doivent donc s’assurer chaque année du maintien de leur équipe. Les cités dépourvues d’éléments touristiques s’assurent un flux de visiteurs tout au long de l’année en misant sur le football. Les touristes profitent d’une visite de la ville et d’un samedi soir distrayant au stade pour encourager leur équipe favorite.

Le PSG, le club générant la plus grosse recette pour le tourisme français

Goeuro a récemment créé une infographie reprenant les revenus générés par la Ligue 1 pour le secteur du tourisme. La Ligue 1 génère 238 millions d’euros par an. Cette étude a pris en compte la totalité des coûts des transports des joueurs et des supporters pour se rendre au stade adversaire. Elle inclut aussi le coût du logement durant ce déplacement et la consommation de nourriture et de boisson. Le prix du billet pour l’entrée au match n’a pas été inclut.

Paris est donc premier de ce classement, les joueurs et supporters vont générer plus de 28,2 millions d’euros durant les 380 matchs de la saison 2015-2016. Suivent les clubs de Marseille et de Lyon qui réalisent des revenus s’élevant respectivement à 26,2 et 18 millions d’euros.

En fin de classement, nous retrouvons les équipes d’Ajaccio, Monaco et les bretons de Lorient. Cela s’explique par des frais élevés à chaque déplacement dû à une situation géographique excentrée mais aussi par une capacité d’accueil plus réduite que dans les autres stades de Ligue 1. Par exemple, le stade François-Coty d’Ajaccio offre actuellement 10 500 places, suite à des travaux d’agrandissement. Cela reste très éloigné de la moyenne des autres stades de ligue 1 qui elle, avoisine les 30 000 places.

NFR Ligue 1

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Des déplacements inégaux selon la position géographique des équipes

En termes de déplacement, les équipes françaises ne parcourent pas toutes autant de kilomètres durant la saison. Pas autant de kilomètres sur le terrain mais aussi sur les routes de France ! Ainsi, en toute logique, ce sont les équipes corses, SC Bastia et GFC Ajaccio, qui réalisent le plus de kilomètres avec 35 8000 km au compteur en moyenne sur la saison. A l’inverse, l’Olympique Lyonnais et le Paris Saint Germain ont parcouru en moyenne 21 000 km.

D’une manière générale, sur l’ensemble du classement, on s’aperçoit que les revenus liés aux déplacements urbains et liés à l’hébergement ne sont pas tellement élevés. On peut déduire ici qu’une grande majorité des recettes réalisées par le secteur du tourisme français proviennent des supporters locaux. Cela s’explique aisément : la capacité d’accueil d’un stade est souvent restreinte pour les visiteurs, afin d’accueillir un maximum de supporters locaux, prêts à s’égosiller pour encourager leur équipe favorite. Une autre raison, la saison en cours est entachée par un nombre important d’interdictions de déplacement prononcées par les autorités. Cet élément provoque la colère des associations de supporters et impacte aussi les villes où se déroulent ces rencontres.

Et en Europe ?

Même si le chiffre de 238 millions d’euros généré par la Ligue 1 en France peut nous sembler impressionnant, il n’en est rien comparé aux autres ligues européennes. Pour vous donner un ordre de grandeur, les dépenses en transports de la Premier League anglaise avoisinent les 566 millions d’euros, soit plus du double que les revenus produits en France. Cet écart peut être expliqué par la répartition des clubs de L1 sur le territoire français. La différence est également creusée par les supporters anglais, mobiles dans l’ensemble du pays pour supporter leur équipe favorite dans un championnat, il faut l’admettre, très attrayant. Si vous souhaitez en savoir plus sur le tourisme du foot en Grande Bretagne, n'hésitez pas à consulter cet article publié en octobre dernier.

Et pour les autres championnats ?

La Ligue des champions génèrerait, elle, une recette s’élevant à 237 millions d'euros selon une autre étude du moteur de recherche de voyages en ligne GoEuro et l’application d’information footballistique Onefootball. Les 215 matches de C1 ont généré 778 700 voyages, 272 500 en train, 241 400 en bus et 264 800 en avion.

De quels revenus sont constitués les recettes d'un club?

En seulement une quarantaine d’année, la nature des revenus des clubs a totalement changé. Selon le Nouvel Economiste, en 1971, les revenus des clubs de football français étaient constitués de revenus provenant : principalement de la billetterie à hauteur de 81%, des subventions, 18% et enfin le sponsoring avec seulement 1%.

Les chiffres récents montrent bien une totale inversion de l’économie du football actuel. La majeure partie des revenus des clubs provient des droits télé, droit à l’image et droit de retransmission (58%). Les recettes liées à la vente des billets représentent maintenant 14% des revenus totaux des clubs. On assiste aussi à une augmentation phénoménale de recettes liées au sponsoring et au merchandising, la vente d’objets dérivés, qui dépassent désormais les 18%.

Quels sont les clubs les plus riches ?

Selon une étude de Deloitte publiée début janvier, les 10 clubs les plus riches au monde. En tête de classement se retrouvent les clubs espagnols, le Real Madrid qui a généré 560 millions d’euros la saison dernière et Barcelone qui lui a généré 561 millions d’euros. Ces clubs sont talonnés par Manchester United (519,5 millions d’euros). Ensuite, nous retrouvons le seul et l’unique club français de ce classement, le PSG qui a eu un chiffre d’affaire s’élevant à 480 millions d’euros sur la saison 2014-2015. Ce classement confirme aussi la puissance financière de la Premier League anglaise dont 17 de ses clubs apparaissent dans le Top 30.

Produits dérivés : un marché juteux

L’Espagne est le premier européen en termes de vente d’objets dérivés. Les deux clubs de football les plus riches sont le Real Madrid et le Barça. Ce n’est pas une simple coïncidence. Les clubs sont maintenant prêts à tout pour vendre le plus grand nombre d’objet dérivés avec parfois des produits totalement insolites.

La vente de maillots correspond à 50% des ventes d’objets dérivés. On trouve ensuite toutes sortes d’objets estampillés du logo des grands clubs. Cela peut aller de la pelle à jardiner jusqu’au grille pain, du porte clé à la tapisserie. Les produits sont déclinés de façon à plaire au plus grand nombre.

Crédits image à la Une : sportsmarketing.fr

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