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On était à Everton - Crystal Palace (Day 6 BPL)

TLMS'enFoot a le plaisir d'accueillir Viva Viveros, un Français exilé à Liverpool pendant 6 mois. Comptant bien mettre ces six mois à profit, il décide d'aller de stade en stade et de découvrir l'univers du football au Royaume-Uni. Après une première escale à Celtic Park, le voyage initiatique continue dans le fief d'Everton.


Après des expériences passées il y’a quelques années à l’Emirates, Stoke et Upton Park, le premier match anglais de mon séjour de 6 mois sur Liverpool est Everton vs Crystal Palace. Ce n'est pas encore Anfield mais deux raisons m'ont portées vers ce choix de match. Crystal Palace est le seul club restant de l'élite avec des Ultras. L'autre raison étant que le match se déroule en soirée. L’occasion de voir des matchs de nuit pourrait se faire rare dans ce pays. Alors, direction Goodison Park.

De l'extérieur, il n’y a pas grand chose à souligner de ce stade si ce n'est une statue qui rend hommage à Dixie Dean. Il est le premier numéro 9 de l'Histoire du club. Il y aurait marqué 349 buts en 399 matchs entre 1925 et 1937. Aujourd'hui l'emplacement de la statue se compose également de nombreuses inscriptions commémoratives sur les murs.

On rentre à l'intérieur du stade pour y découvrir des tribunes bien mal pensées. Par la faute des nombreux poteaux qui permettent de soutenir les tribunes, nous avons d’innombrables sièges en vues restrictives. Pour vous rassurer si un jour le déplacement vous en dit, comme partout ailleurs la billetterie vous en informera toujours avant l'achat. Mes amis et moi avions des places dans les premiers rangs de la tribunes haute de Bullens Road, complètement désaxées puisque dans l'angle de la tribune. Malgré ce petit avantage (car les poteaux sont davantage centrés), cela pouvait devenir assez tendu de voir le point de corner à notre droite du terrain. Ce qui n’est d’aucune gène réelle puisqu'il s'agit de 0,01% des situations de match. Pour autant cela témoigne des limites de Goodison Park pour un placement sans "vue restrictive". On aime les stades anciens mais voir encore cela dans le foot moderne fait figure d’une mauvaise exception.


Pour revivre la transition entre les deux générations de stades au Royaume-Uni, rendez vous ici : Feu les stades à l'anglaise


Pour l’ambiance, mon expérience Away avec les supporters d’Everton contre Arsenal (défaite 2-0), et maintenant celle-ci à domicile laisse penser que l'équipe doit mieux jouer ou gagner pour voir le stade s’enflammer. En revanche, en termes d’insultes (“fucking referee” et j'en passe) on ne peut pas leur reprocher de vivre intensément le match. D’autant plus qu’on avait choisi nos places en fonction des supporters de Crystal Palace, qui se trouvaient juste en dessous nous. Donc forcément, on se trouvait dans la meilleure zone pour voir les provocations et chambrages des uns et des autres. Les supporters de Palace étaient fidèles à eux-même, avec des chants quasi permanents. C’est simplement dommage que le match le vendredi soir ne leur ait pas permis de compléter également une partie de la tribune haute dans laquelle on se trouvait. Depuis notre tribune, il était en plus difficile de voir celle en-dessous.

Sur le terrain, ce fut un match d’une qualité techniquement bien moyenne, d'où ma référence plus haut à une ambiance assez tiède. Pour à la conclusion un match nul 1-1. Mais on aura encore apprécié le talent de Lukaku, buteur sur coup-franc direct. Et qui l’avait déjà été lors de mon match de l’Euro à Bordeaux avec la Belgique. Lukaku semble être dans la forme de sa vie, à seulement 23 ans.

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