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Major League Soccer : 22 prétendants pour une place sur le trône

Chaque année, aux Etats-Unis, début mars rime avec Major League Soccer. Cette année, ce sont 22 équipes qui lutteront jusqu’en décembre pour le titre suprême.  Présentation.

Bonne nouvelle pour les couche-tard fans de football. En début de mois, la Major League Soccer a ouvert son 22e acte. Comme chaque année, TLMSF vous propose un panorama des équipes, à mi-chemin entre forces en présence et pronostics.

Forcément, quand on joue avec une cible sur le maillot, faut pas s'étonner de prendre des branlées. #WelcomeToMLSMinnesota

  • Les favoris

FC Dallas

Vainqueur de la saison régulière en 2016, le club texan a déçu en play-offs, en perdant sa qualification en dix minutes à Seattle en demies-finale de conférence. Equilibré, jeune et talentueux, l’effectif de Dallas est dense et s’est largement remis de la perte de Fabian Castillo pendant l’été. Aucun départ notable et des arrivées intéressantes pour les Texans (Lamah, Chalà, Morales…). En plus, l’entraîneur Oscar Pareja a peut-être enfin trouvé la pièce manquante de son puzzle, avec l’arrivée du buteur panaméen Cristian Colman. Un seul problème ? Mauro Diaz, le meneur de jeu, est absent pour les premières semaines de la saison. Si cette absence arrive à être comblée, Dallas fait figure de principal favori, comme en atteste sa victoire sur le terrain de Los Angeles en première semaine.

Seattle Sounders FC

Ni plus ni moins que le champion en titre. Et la cuvée 2017 des Sounders ressemble beaucoup à l’équipe qui a terminé 2016 en boulet de canon pour s’approprier le titre de champion. Brian Schmetzer va pouvoir commencer une saison en tant que coach, tout comme le milieu uruguayen Nicolas Lodeiro, impressionnant lors des derniers mois. A part Mears et Ivanschitz, Seattle n’a pas perdu de membre important de son équipe et s’est renforcé en milieu et en attaque, avec les arrivées d’Harry Shipp et de Will Bruin. Ces deux joueurs made in Major League Soccer ont déjà prouvé leur talent mais doivent retrouver la confiance. Ah, et sinon, les Sounders vont pouvoir de nouveau compter sur un certain Clint Dempsey, déjà buteur lors de la première journée.

Toronto FC

Après le champion, le finaliste. L’an dernier, Toronto a bien failli faire fructifier l’ambition portée ces dernières années. Sebastian Giovinco et Jozy Altidore ont porté la franchise canadienne pendant un an. Surtout, Toronto n’a pas affolé le marché des transferts. Comme l’année dernière, le TFC a misé sur la stabilité de son effectif. Deux arrivées seulement : celles de l’Espagnol Victor Vazquez, passé par la Masia, et de Chris Mavinga, passé par Liverpool, Rennes et Troyes. Avec un effectif équilibré (chose rare en MLS) et stable, Toronto s’avance comme l’une des franchises à suivre dans la Conférence Est. Mais, pour l'instant, Toronto n'a pu décrocher que deux matchs nuls.

 

  • Les outsiders

New York Red Bulls           

Parmi les premiers adversaires de Toronto, les New York Red Bulls. Comme la franchise canadienne, celle du New Jersey a choisi la stabilité et la discrétion, une voie qui a permis aux Red Bulls de terminer premiers à l’Est lors des deux dernières saisons. Encore une fois, les hommes de Jesse Marsch s’avancent avec leur colonne vertébrale : Collin, Perrinelle, Kljestan, Felipe, Grella, le buteur Bradley Wright-Philipps… Seul un nom manque à cette liste, celui du capitaine Dax McCarty, envoyé à Chicago. Le remplacement du rouquin sera la clé de la saison des Red Bulls. Sean Davis devrait s’y atteler. Si le jeune homme de 24 ans réussit à faire oublier McCarty, Jesse Marsch et sa bande seront haut placés en fin de saison.

Impact de Montréal

Après Toronto et New York, les Québécois devraient être la troisième équipe à suivre dans la Conférence Est. Après avoir atteint la finale de l’Est, l’Impact de Montréal n’a que très peu changé son effectif. En MLS, ceci est généralement une bonne idée. Montréal espère surfer sur la vague de performances entamée en 2015 et poursuivie l’année dernière. Si Didier Drogba est parti, l’Impact peut encore sur Laurent Ciman, Ignacio Piatti et Patrice Bernier, pour sa dernière saison. Si elle arrive à gérer un manque de profondeur de banc par rapport à Toronto et à New York, l’équipe canadienne devrait se retrouver en haut.

Colorado Rapids

L’énorme surprise de 2016. Deuxièmes à l’Ouest l’an dernier, les Colorado Rapids sont « à la croisée des chemins ». Ils doivent confirmer leur bonne saison afin de montrer qu’ils repartent sur un cycle positif. Pour cela, les mêmes hommes ont été gardés. La meilleure défense de la ligue pourra sur son gardien Tim Howard, qui fera une saison complète, et sa défense centrale performante, Jared Watts et Axel Sjöberg. Devant, Shkëlzen Gashi et Kevin Doyle pourront être remplacés par Alan Gordon, venu de Los Angeles. Pour les Rapids, la clé se situera dans la forme des titulaires. En effet, la franchise de Denver est limitée en dehors du XI du départ. Le gap de niveau est grand entre titulaires et remplaçants.

Los Angeles Galaxy

Chaque année, ils sont là. Même quand, comme cette année, ils semblent un peu moins forts et en transition. Telle est l’histoire du Los Angeles Galaxy, le porte-drapeau de la MLS à l’étranger. Le club californien s’est séparé de plusieurs éléments importants de son dispositif, dont les « anciens » Steven Gerrard et Robbie Keane. Surtout, son entraîneur mythique Bruce Arena est parti au chevet de la sélection et a été remplacé par Curt Onalfo, ancien entraîneur de la réserve. Avec des éléments plus jeunes, Los Angeles entame un nouveau cycle. Mais quand on s’appelle le Galaxy, même une première saison de cycle se doit d’être ponctuée d’une bonne performance. Pour ce faire, Jermaine Jones et Romain Alessandrini ont signé en Californie. L’ancien Rennais, en difficulté à Marseille, espère profiter de la MLS comme d’un nouveau tremplin. Mauvaise nouvelle, le Galaxy est à deux défaites en autant de matchs joués.

D.C. United

Depuis quelques années, la franchise de la capitale est revenue sur le devant de la scène. En 2016, les hommes de Ben Olsen ont encore une fois terminé dans les premières places de la Conférence Est. Moqué pour un jeu direct et parfois un peu chanceux, D.C. United n’en est pas moins solide. La défense Birnbaum – Boswell offre des garanties. Le milieu peut compter sur Sarvas et Luciano Acosta. Surtout, Ben Olsen a enfin trouvé son attaquant. Arrivé fin juillet, Patrick Mullins a inscrit huit buts en 14 matchs. Il fut un grand artisan de la qualification de D.C. United. Cette année, l’effectif de la franchise de la capitale sera le même.

 

  • De bonnes surprises ?

Chicago Fire

Dernier de la classe l’an dernier, Chicago espère bien remonter au classement. La franchise de l’Illinois a fait comme lors de la précédente intersaison : elle s’est séparée de son superflu, pour ne garder que les éléments ayant donné satisfaction. Seul le gardien Sean Johnson peut être considéré comme un départ notable. Pour redynamiser son équipe, le coach Vejko Paunovic a recruté trois joueurs importants au milieu et en attaque : Dax McCarty, l’ancien de LA Juninho et l’attaquant hongrois Nemanja Nikolic, un finisseur. Si ces trois recrues phares s’adaptent à la ligue et au schéma de Paunovic, le Fire pourrait être plus intéressant à suivre que ces dernières années (pas compliqué…). Surtout dans un championnat au déséquilibre attaque/défense si prononcé. Attention tout de même à la faiblesse et au manque de profondeur derrière.

Houston Dynamo

Comme le  Fire, Houston sort de quelques années au fond du trou. Comme Chicago, le Dynamo cherche à relancer la machine sur un cycle vertueux. D’habitude calme sur le marché, Houston a montré les dents. Une défense new-look avec les arrivées de DeLaGarza, Leonardo (du LA Galaxy) et du roc panaméen Adolfo Machado… Une attaque désormais composée des deux pépites honduriennes Romell Quioto et Alberth Elis... Surtout, la franchise texane a nommé Wilmer Cabrera au poste d’entraîneur. Le Colombien avait réussi à hisser les Rio Grande Valley Toros (affilié USL de Houston) à la deuxième place de leur conférence dès leur saison d’expansion. Cette saison, Houston est un pari et pourrait surprendre plus d’un observateur. Premiers éléments de réponse apportés, avec deux victoires.

 

  • Des déceptions possibles ?

New York City FC

Après une inattendue deuxième place à l’Est en 2016, le NYCFC est à la croisée des chemins. Quel est le véritable niveau des pensionnaires du Yankee Stadium ? Patrick Vieira espère que la réponse est proche de celui de la saison dernière. Mais voilà, encore une fois cette année, les hommes du Bronx sont l’archétype même de la formation MLS, puissance 1000 : tous en attaque (forcément, quand on compte McNamara, Pirlo, David Villa et Harrison), rien en défense, où les deux frenchies Maxime Chanot et Frédéric Brillant (L’ARDENNAIS) devraient être titulaires. Cette année, le poste de gardien a été amélioré avec la venue de Sean Johnson, le portier de Chicago.

Real Salt Lake

Comme le NYCFC, le Real Salt Lake a surpris son monde en retrouvant le chemin des play-offs. Pourtant, la franchise de l’Utah a bien tiré la langue sur la fin de saison (7 derniers matchs sans victoire), confirmant que son cycle glorieux est bien derrière lui. Nick Rimando et Kyle Beckermann sont toujours là, mais ils sont vieux. Le recrutement (Horst, Silva et Barrett) n’inspire pas l’ambition. Un seul nom en ressort : celui du nouveau joueur désigné, l’international slovaque Albert Rusnak, venu des Pays-Bas. Il accompagnera Yura Movsisyan et Joao Plata, qui pourront dynamiser l’attaque encore une année. Sera-ce suffisant ?

 

  • Le reste de la meute

A l’Est, deux équipes talentueuses tenteront de se relever après une saison 2016 ratée. Le Columbus Crew SC a terminé à l’avant-dernière place juste après sa place de finaliste en 2015. Il repart avec les hommes qui ont fait son succès (Berhalter, Finlay, Trapp…) et des nouveaux, dont Jonathan Mensah, le Ghanéen passé par Evian. Idem pour le New England Revolution. Jay Heaps reste en place, tout comme la quasi-totalité d’un effectif qui a très peu bougé. L’objectif sera de retrouver les play-offs. Philadelphia Union tentera de confirmer sa sixième place. Et comme chaque année, l’Union devrait être dans le ventre mou de la ligue. Preuve en est, sa relative discrétion lors du mercato.  Comme d’habitude. Orlando City a aussi été discret lors de l’intersaison et il semble difficile d’être optimiste pour la franchise floridienne. A suivre du côté d’Orlando, la dernière saison de Kakà et l’éclosion continue de Cyle Larin, 31 buts en 59 matchs lors de ses deux premières saisons.

Philadelphia Union

 

New England Revolution

 

Columbus Crew SC

Orlando City SC

A l’Ouest, la meute est pleine de talent. Les Portland Timbers et les Vancouver Whitecaps ont déçu après avoir réussi leur saison 2015. Les Whitecaps ont rapatrié Fredy Montero, l’ancien joueur de Seattle, qui devrait ENFIN être le buteur attendu du côté du Canada. Les Timbers ont gardé leur ossature et y ont rajouté David Guzman et Sebastian Blanco, deux recrues très attendues. Il faudra aussi garder un œil sur le Sporting Kansas City. La franchise à cheval sur deux Etats part un peu dans l’inconnu cette saison. Ses recrues sont des paris (Gerso Fernandes, Latif Blessing ou encore l’ancien Barcelonais Ilie Sanchez). Idem pour les San Jose Earthquakes qui ont surtout recruté de l’autre côté de l’Atlantique, avec les arrivées de Florian Jungwirth (Darmstadt) et Jahmir Hyka (Lucerne).

Portland Timbers

San Jose Earthquakes

Vancouver Whitecaps

Sporting Kansas City

 

  • Les nouveaux

Atlanta United

Un nouveau pas comme les autres. Plus de 30 000 abonnées, un stade flambant neuf… Pour sa première saison en MLS, Atlanta espère faire passer la Major League Soccer dans une nouvelle dimension. Sur le terrain, tout d’abord. Sous la houlette de Carlos Bocanegra, Atlanta a assemblé une équipe composée de valeurs sûres de la ligue (Tyrone Mears, Michael Parkhurst, Jeff Larentowicz…) mais aussi de jeunes talents. Les trois Joueurs Désignés ont tous 23 ans ou moins et sont de grands espoirs dans leur pays : le Paraguayen Miguel Almiron, le Vénézuélien Josef Martinez et l’Argentin Hector Villalba. Le tout entraîné par Tata Martino, l’ancien entraîneur du FC Barcelone. Selon la période où la mayonnaise commencera à prendre, Atlanta United pourrait devenir la première franchise d’expansion en play-offs depuis Seattle, en 2009…

Minnesota United FC

Comme Atlanta, la franchise du Minnesota devrait être un ajout de qualité dans une ligue qui en cherche continuellement. Mais la saison de Minnesota United devrait ressembler à une saison typique d’une franchise d’expansion. Difficile, comme en atteste la gifle reçue à Portland (5-1). Le recrutement de Minnesota a été moins clinquant que celui d’Atlanta. Le deuxième nouveau venu a cherché à se constituer un effectif solide, chevronné à la MLS et surtout sans star qui se dégage. Six éléments ayant évolué en NASL dans le Minnesota ont de nouveau signé avec la franchise MLS. Parmi eux, la doublette d’attaque Ramirez-Ibarra, près de 70 buts à eux deux en NASL. Minnesota a aussi réussi à recruter Kevin Molino et Johan Venegas, deux jeunes talents déjà connus en MLS. On surveillera aussi le Ghanéen Abu Danladi, premier pick de la dernière SuperDraft.

Toutes les images proviennent des sites officiels des franchises. Les XI de départ ont été réalisés via LineUpBuilder et sont des synthèses des effectifs présentés lors deux premières semaines. 

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