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TLMSF interviewe Filipe Aguiar (Mons Calpe) : "J'aime les choses impossibles !"

Portugal, Malte, Macao et maintenant Gibraltar. Tel est le parcours de Filipe Aguiar, évoluant actuellement sous la tunique de Mons Calpe en première division. Arrivé au mois de décembre dernier, le portugais doit se contenter d'un poste de remplaçant au sein d'une équipe en pleine construction. TLMSF s'est entretenu avec ce milieu de terrain parlant un assez bon français.

Filipe Aguiar (à droite) lors de sa signature à Mons Calpe (D1 Gibraltarienne). Crédit photo : Football Gibraltar / Mons Calpe.

Comment êtes-vous arrivé sur le Rocher de Gibraltar ? Comment ça se passe pour vous ?
J'ai réussi à m'adapter même si au départ, ça n'a pas été simple. Je suis arrivé ici, par hasard, grâce à mon agent. Je ne connaissais pas Gibraltar car ce territoire est peu médiatisé et peu connu. Le projet de Mons Calpe de jouer l'Europa League m'a intéressé et j'ai signé.

Quand avez-vous commencé à jouer au football ?
J'ai commencé à mes huit ans grâce à ma mère. Ensuite, à quinze ans, j'ai rejoint le CS Maritimo Funchal. L'académie se situe juste à côté de la ville de Cristiano Ronaldo.

Vous avez notamment intégré l'équipe U19 du Maritimo Funchal. Quels sont vos souvenirs marquants ?
Il y en a eu plein mais l'un d'eux, c'est d'avoir gagner contre des équipes comme Benfica ou encore le Sporting Portugal car ces clubs avaient des joueurs qui venaient de signer professionnel pour la saison. Donc, on jouait contre des futurs stars avec beaucoup de potentiel. Cela a donné une saveur spéciale à ces victoires.

Est-il facile de pratiquer le football au Portugal ?
Non c'est très compliqué, il y a peu d'opportunités. Au Portugal, ils cherchent plus des joueurs avec un aspect technique que physique contrairement à la France. De plus, les clubs portugais misent sur quelques joueurs étrangers avec de fortes capacités et cela rend le championnat plus difficile.

Vous partez ensuite à Malte où vous allez joué pour les Vittoriosa Stars et les Victoria Hotspurs. Pourquoi ce choix ?
J'ai vu Malte comme un pays qui allait m'ouvrir des portes pour les saisons suivantes. Les deux exercices se sont bien passés, j'en garde une très bonne expérience, ces clubs m'ont beaucoup apporté sur tous les points. Que ce soit mentalement, tactiquement et humainement.

Vous jouez ensuite au Benfica de Macao et vous remportez même un championnat.
Le championnat de Macao n'est pas vraiment facile. Heureusement, ça s'est bien passé car le club avait des bonnes bases. Il y a seulement quatre joueurs étrangers par équipe dans ce championnat.

Ensuite, nous avons joué les qualifications de l'AFC Cup, notamment au Kirghizistan face à deux équipes. L'une d'elle était le FC Rovers (ndlr : champion de l'île de Guam), une équipe un peu fragile, et nous les avons battu 4-1. Ensuite, nous avons joué contre le FC Dordoi, qui avait un bon niveau, et nous avons perdu 2-1 alors qu'un match nul suffisait pour nous envoyer au tour suivant mais malheureusement, ça ne s'est pas réalisé.

Filipe Aguiar (au milieu) lors de son passage au Benfica de Macao. Crédit photo : Happy Macao

Durant votre parcours, vous avez dû vivre des aventures amusantes non ?
Oui, quand j'étais chez les U19 au Maritimo, j'avais un entraîneur qui n'était pas très motivant. Un jour, nous avons fait un match amical contre une équipe de troisième division. Ils avaient un ailier gauche très rapide et notre latéral avait beaucoup de mal à le prendre au marquage. Notre entraîneur lui a demandé de trouver le meilleur moyen d'être au marquage. Et mon coéquipier, qui avait une Mercedes, lui a dit "il est trop rapide". Le coach lui répond "écoutes, prends ta Mercedes et poursuis-le !" (rires)

Ce qui m'a vraiment marqué aussi, c'est ma première année. Quand je suis passé senior, j'étais à l'essai dans la catégorie au dessus, dans l'équipe B du Maritimo Funchal. A cette époque, je faisais parti des jeunes qui prétendaient à une place au niveau au-dessus. Après deux semaines d'entraînement, l’entraîneur me félicite par rapport à toutes mes qualités footballistiques avant de me dire, au final, qu'il ne comptait pas sur moi sachant que je faisais partie des meilleurs. J'étais stupéfait.

J'ai ensuite quitté Maritimo et j'ai trouvé un club d'un niveau en-dessous et je suis tombé, en fin de saison, contre l'équipe première du Maritimo en match amical. J'ai fait un vrai bon match, j'ai été félicité et mon ancien coach a regretté mon départ.

Revenons à Gibraltar. Que pensez-vous du niveau de ce championnat ?
Le niveau n'est pas mauvais, il est comparable à certaines équipes de championnat de France de National. La plus grosse équipe du championnat de Gibraltar a notamment gagné contre le Celtic Glasgow, le champion d'Ecosse, lors des éliminatoires de la Ligue des Champions (ndlr : 1-0 lors du match aller avant de s'incliner 4-0 au retour en Ecosse).

Avez vous un projet de carrière ?
Je souhaite intégrer un bon championnat et jouer une compétition comme la Ligue Europa ou la Ligue des Champions même s'il faut garder à l'esprit que ce n'est pas facile. Même s'il y a 1% de chance, ça en vaut la peine. J'aime les choses impossibles ! (rires).

Comment se fait-il que vous parlez plutôt bien le français ?
Mes parents et mes frères ont immigré en France et j'ai étudié le français. Mais le portugais reste celle que je pratique le plus.

Avez-vous une philosophie Filipe ?
Etre heureux en faisant ce que j'aime, en donnant le meilleur de moi même et en profitant de chaque opportunité car seul le ciel est la limite. De plus, quelqu'un qui travaille atteindra tôt ou tard son objectif.

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