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Championship : Un premier carré se détache après 16 journées

Alors que la trêve internationale se profile, retour sur les dernières semaines animées de notre chère seconde division anglaise. Si aucune équipe n’a réellement fait le break, quatre clubs semblent tout de même prendre les devants, avec deux surprises. Le classement se dessine peu à peu, avec la promesse d’une lutte acharnée pour les places de barragistes. En bas du classement, certaines figures du football britannique sont en péril.

Sunderland au fond du trou

Une fois n’est pas coutume, abordons les bas-fonds du classement pour débuter. Pour cause, le cauchemar interminable vécu par Sunderland.

Pensionnaires de Premier League l’an passé, et ce depuis 10 ans, les Black Cats ont vu leur exercice 2016-2017 comme un enfer avec une 20ème place. Le tout, agrémenté de 26 défaites, pour une différence de buts de -40 et 16 points de retard sur le premier non-relégable. Pourtant, David Moyes disposait alors d’un effectif doté de joueurs comme Defoe, Kazhri, Manquillo ou Denayer… Cette année, avec un effectif remodelé et un nouvel entraîneur, Simon Grayson, doté d’une bonne réputation, Sunderland pouvait espérer se mêler à la lutte pour les barrages.

Du moins, rien n’aurait laissé penser le scénario catastrophe qu’est en train de vivre le club du nord-est de l’Angleterre. Après 16 journées les Black Cats sont derniers et ne comptent que 10 points, pour une victoire seulement. Le 1er novembre, le couperet est tombé pour Grayson, remercié après un nul concédé face à Bolton (3-3), avant dernier.  Cerise sur le gâteau, ce nul est venu valider un triste record et une série de 17 matchs sans victoires à domicile. Si Sunderland ne s’impose pas d’ici le 17 décembre, le club restera sur une disette d’un an sans succès au Stadium of Light qui parait bien sombre ces derniers temps, au vu de la pauvreté du jeu affiché.

Simon Grayson n'aura pas passé l'automne

Enfin, malgré le licenciement de Grayson et la venue sur le banc des anciens internationaux écossais Billy McKinlay et Robbie Stockdale, Sunderland n’a pas vu l’ombre d’une éclaircie à Middlesbrough, avec une nouvelle défaite (1-0) et trois points de retard sur le premier non-relégable. Plus que jamais en danger, le club aux 6 titres en D1 et aux 2 FA Cup, se doit de réagir absolument le 18 novembre lors de la réception de Milwall, autre concurrent direct pour le maintien mais déjà loin. (19ème, +7pts).

Des 3 relégués, seul Middlesbrough a digéré la descente

L’an passé, Sunderland, 20ème de Premier League, avait vu Hull City et Boro l’accompagner en seconde division. Ces deux clubs connaissent un début de saison assez opposé.

Pour Hull City, l’heure est au doute, même si la situation n’y est pas aussi dramatique qu’à Sunderland. Menés par l’ancien sélectionneur de la Russie, Léonid Sloutsky, les Tigers pointent à la 20ème place du classement, avec 16 points (3 d’avance sur le premier relégable) et une série de trois défaites consécutives (10 buts encaissés sur ces trois derniers matchs, un tiers de leur total cette saison). De plus, la grogne des supporters s’intensifie et a donné lieu à une scène cocasse fin octobre, lors de la défaite à domicile contre Forrest (2-3).

Excédés par la direction, la famille Alam, dont l’arrivée il y a trois ans coïncide avec une nette baisse des résultats de l’équipe, les supporters ont protesté en envoyant des dizaines de balles de tennis sur le terrain, provoquant l’interruption de la rencontre.  Le climat au sein du club finaliste de la FA Cup en 2014 ne ne va donc pas en s’améliorant, alors que l’effectif semblait de prime abord bien rôdé pour les joutes de Championship, avec des joueurs comme McGregor, Larsson ou Grosicki. Ce dernier porte d’ailleurs les Tigers, avec 5 buts et 6 passes décisives en 15 rencontres. Autre joueur en forme du côté d’Hull : Jarod Bowen et ses huit buts.

Concernant Boro, le club entraîné par le jeune Gary Monk (38 ans) semble avoir mieux digéré la relégation que ses deux compagnons d’infortune. 5ème après 16 journées et avec 26 points, Middlesbrough semble tout à fait capable de se mêler à la lutte pour les barrages, voir l’accession directe, qui rappelons-le, est accordée aux deux premiers du classement. Ironie du sort, Boro reste sur trois victoires consécutives, dont les deux dernières face à… Hull city (1-3) et… Sunderland (1-0). Destins autrefois liés, désormais croisés.

Pour Middlesborough, plus serein que ses voisins, la difficulté réside en ses matchs à domicile. Seulement 10ème de ce classement, Boro compense avec sa réussite à l'extérieur (5ème). Le club fondé en 1876 peut s’appuyer sur des éléments performants, tels que Britt Assombalonga (5 buts) ou Ashley Fletcher (2 buts et une passe décisive). Enfin le club détient la co-meilleur défense du championnat, avec 13 buts encaissés (égalité avec Cardiff City, 3e).

Ainsi, sur les trois clubs relégués, seul un semble avoir eu assez de solidité pour rebondir : Middlesbrough. A l’opposé, Hull peut espérer se relever, alors que Sunderland devra cravacher pour se maintenir. Pour rappel, Sunderland n’a pas connu la troisième division depuis 1988…

Sheffield United, l'été indien

Après avoir passé en revue nos trois anciens pensionnaires de Premier League, découvrons comment les équipes promues se sont acclimatées à la seconde division. Alors que le Sheffield United est surprenant, Milwall et surtout Bolton sont beaucoup plus à la peine.

Second du classement, les joueurs de Sheffield United s’affirment comme les véritables surprises de ce début d’exercice. Après 16 journées les voisins de Sheffield Wednesday, comptent 33 points, soit 21 de plus que le premier relégable (Birmingham City, 12 pts). Mais surtout, les joueurs de Chris Wilder, artisan de la montée l’an passé, sont deuxièmes, à deux points de la tête (Wolverhampton).

Vainqueurs de la League One l’an passé, United peut compter sur un effectif mêlant jeunesse (Blackman, Freeman, O’Connell, Brooks) et expérience, notamment en attaque (Sharp, 32 ans, 4 buts; Clarke, 33 ans, 4 buts, 2 passes décisives; Donaldson, 34 ans, 2 buts en 2 matchs…). Si la saison est encore longue, Sheffield United se présente chaque week-end comme un sérieux concurrent aux places qui seront décisives en fin d’année. Paradoxe, Sheffield United, promu, a facilement disposé de Hull City, relégué, sur le score fleuve de 4 à 1, le 4 novembre dernier. Des équipes comme Reading ou Leeds figurent également au tableau de chasse des « Blades ».

Loin de l’euphorie et de la douce surprise que procure le club du Yorkshire, les deux autres promus ont semble-t-il plus de mal à tirer leur épingle du jeu cette saison. Et pourtant, l’un d’eux, Bolton, ne manque pas d’expérience.

Bolton se tasse et voit ses années fastes comme un lointain souvenir

En grande difficulté ces dernières années, les « Wanderers » sont avant derniers. En seconde division depuis 2012, les partenaires du français Dorian Dervitte s’étaient vu descendre en League One à l’issue de l’exercice 2015-2016. Après une remontée express (2èmes de D3), les joueurs de Phil Parkinson semblent loin de leur lustre d’antan. Mais après 5 matchs sans défaites dont deux victoires, la dernière en date contre Norwich, les pensionnaires du Macron Stadium ont peut-être lancé un exercice qui les voit pour le moment pointer à l’avant dernier rang.

La faute à l’avant dernière attaque du championnat (13 buts inscrits en 16 matchs) et à la troisième pire défense (29 encaissés). Le tout, pour un total de 11 points, soit 6 de moins que Milwall, qui, certes 19ème, s’en sort un peu mieux, malgré une série en cours de 3 matchs sans victoires, dont deux défaites consécutives et un seul but inscrit lors de ces trois rencontres.

Wolverhampton au top

Bien loin des difficiles préoccupations du maintien, Wolverhampton, 15e l’an passé, est le solide leader de Championship. Menés par Léo et Diego Jota, auteurs de 10 et 7 buts les Wolves présentent un jeu aussi solide que réaliste, avec la meilleure attaque du championnat (29 buts). Seconde équipe à avoir le moins perdu (3 défaites) Wolverhampton compte 35 points, deux de plus que Sheffield United.

Suivent ensuite Cardiff City (31 pts), et l’autre surprise, Bristol City (30 pts). Promus il y a trois ans et à la lutte pour le maintien ces deux dernières années, les hommes de Lee Johnson, 36 ans dont 3 à la tête de l’équipe, jouent pour le moment les premiers rôles. Bristol City sort de trois victoires consécutives, dont la dernière en date face à son prédécesseur au classement, Cardiff. Les gallois, habitués au ventre mou depuis leur relégation en 2014 (11e en 2015, 8e en 2016, 12e en 2017) comptent bien tirer leur épingle du jeu cette année et peuvent se reposer sur Mendez Laing, déjà auteur de 5 buts et 2 passes décisives en 14 rencontres.

En bref...

Après ce quatuor de tête tenu en cinq points, un petit écart s’est creusé. Le 5ème, Boro, est à 4 points du 4ème, Bristol. Dernier club à occuper une place de virtuel barragiste : Aston Villa avec 26 points, sois autant que Boro. Enfin, du côté des clubs les plus connus, citons Nottingham Forest et Leeds, neuvièmes et dixièmes. Norwich pointe à la treizième place, deux rangs devant QPR et quatre devant Fulham, 17ème avec 19 points.

Enfin, terminons du côté des buteurs, Léo (Wolves), mène la danse avec 10 buts inscrits, devant Bobby Reid (Bristol) et ses 9 buts. Martyn Waghorn (Ipswich) ferme le podium avec 8 pions et le meilleur ratio, 1but toutes les 106 minutes.

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