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Bilan de la saison : Le vent du renouveau souffle sur la J.League !

La saison de J.League s'est achevée il a 10 jours et celle-ci nous aura comme d'habitude livré son lot de surprises ! On pense bien sûr aux bonnes que sont notamment le premier titre de Kawasaki en J1 ou la montée incroyable de Nagasaki du côté de la J2. Du côté de plusieurs clubs réputés de l'élite elles furent par contre tout à fait désagréables.

Maintenant que les jeux sont faits et que les récompenses ont été distribuées, il est l'heure pour nous de faire le bilan complet de cette année 2017.


Kawasaki enfin sacré au bout du suspense !

Le signe indien est enfin vaincu ! Il aura fallu attendre 20 ans après la première saison en J.League 1 pour que Frontale gagne son premier titre majeur. Et quelle meilleure façon qu'en gagnant le championnat ! Kawasaki Frontale champion c'est aussi et surtout la récompense d'un travail de plusieurs années. Habitué au premier tiers du classement depuis la remontée en 2005 et pratiquant perpétuellement un jeu offensif très spectaculaire. Parfois trop, ce qui fût la cause de bien des échecs. Le prémices d'un jeu abandonnant moins sa défense arrivèrent l'an dernier. Un peu trop court pour faire mieux qu'une troisième place après avoir été sortis des Play-offs par... Kashima.

Cette saison fût celle du retour à un format de championnat classique. Mais l'adversaire n'a pas changé. Et là aussi il a fallu attendre la toute fin de l'exercice pour connaitre l'épilogue. C'est cette fois les Antlers qui étaient en position de force jusqu'à la dernière journée. Mais un match nul (0-0) au Jubilo Iwata, couplé à une démonstration (5-0) de Frontale face au déjà relégué Omiya Ardija, envoya le titre du côté de la préfecture du Kanagawa à la faveur de la différence de buts !

Les ajustements réalisés l'hiver dernier après le départ de Yoshito Okubo ont porté leurs fruits. L’entraîneur néophyte Toru Oniki a su tenir bon la barre et amener tout le monde à bon port. Hiroyuki Abe et Akihiro Ienaga, arrivés peu après, ont fait du bon travail pour accompagner Yu Kobayashi et Kengo Nakamura sur le front de l'attaque. Kawasaki Frontale est tout simplement la meilleure attaque du championnat avec 71 buts inscrits en 34 journées.

Le moins que l'on puisse dire c'est que tout ça a bien profité à Yu Kobayashi qui vient de faire à 30 ans la meilleure saison de sa carrière avec 23 buts et 7 passes décisives. Le tout après avoir récupéré le capitanat en début d'année et en ayant disputé les 34 matchs de la saison sans être embêté par les blessures. Une saison XXL récompensée donc par un titre de champion, le titre de meilleur buteur et le trophée de MVP de la saison !

Mais c'est également derrière que Kawasaki a été chercher son titre. Frontale c'est la troisième meilleure défense de J.League 1 derrière Iwata et Kashima... La charnière composée de Shogo Taniguchi et Tatsuki Nara a été solide tandis que les latéraux (Elsinho à droite et Shintaro Kurumaya à gauche) ont été étincelants toute la saison. Ajoutez à cela un gardien sécurisant (Jung Sung-ryong) et un double pivot Eduardo Neto - Ryota Oshima des plus fiables et vous avez là un très beau champion 2017 !

Seuls couacs à noter cette saison : les défaites en finale de Levain Cup et en quart de finale retour de Ligue des Champions sur le terrain d'Urawa. De quoi alimenter alors plus que jamais la réputation de perdant magnifique de Kawasaki. C'était avant que ceux-ci la brisent nette quelques mois plus tard !


Les plus de l'année :

Le Cerezo fait un très beau troisième

Pour se rendre compte de la performance du Cerezo Osaka cette saison, il faut nous rappeler d'où ils viennent. Car c'est bien en J.League 2 que le Cerezo a passé 2016. Et la montée ne fut acquise qu'au bout des Play-offs de promotion donnant le troisième et dernier ticket pour l'élite. L’événement-clé de la saison 2017 des Sakura Warriors arrive peu après avec la nomination de Yoon Jong-Hwan au poste d'entraîneur. Le manager sud-coréen a apporté la rigueur et l'organisation tactique dont l'équipe manquait cruellement.

Parce qu'au niveau de l'effectif les changements ne furent pas innombrables. Le retour de Hiroshi Kiyotake n'eut pas l'impact escompté à cause de blessures à répétition. En revanche il faut souligner l'apport important des autres recrues : Matej Jonjic en défense centrale et Kota Mizunuma sur l'aile droite. Mais le coup de génie du coach fut de replacer Kazuya Yamamura en tant que meneur de jeu dans un 4-5-1 devant la paire Hotaru Yamaguchi - Souza. Son entente avec Yoichiro Kakitani et Kenyu Sugimoto fut l'une des clés du succès et du jeu spectaculaire du Cerezo Osaka version 2017 !

Le Cerezo termine finalement troisième de J.League 1 et a été chercher la Levain Cup (2-0 face à Kawasaki en finale). Le club de la partie sud d'Osaka va donc retrouver l'AFC Champion's League en 2018. Et on espère les voir avec la même équipe alors que les futurs de Sugimoto et Souza sont à ce jour assez incertains.


Urawa ramène l'ACL au Japon !

Petite digression par rapport à l'aspect purement national. Mais on est obligés d'intégrer les Reds d'Urawa parmi les points positifs de l'année avec leur triomphe en AFC Champion's League ! Neuf ans que le Japon attendait le retour du titre continental sur l'archipel ! Urawa a d'ailleurs assez vite fait le choix de se concentrer sur cet objectif après avoir connu un été catastrophique en championnat.

Bien leur en a pris puisque c'est finalement face aux saoudiens d'Al Hilal que les Reds ont remporté la finale et leur deuxième ACL de leur histoire. Tout cela au bout d'un parcours remarquable puisqu'Urawa a fini premier de son groupe avant de sortir Jeju, Kawasaki et Shanghaï SIPG. De quoi enfin donner le sourire à leurs supporters qui ont sorti à l'occasion de la finale retour un des plus beaux tifos de la saison tous continents confondus.

Respect enfin à Takafumi Hori. Lui qui a remplacé sur le banc Mihailo Petrovic au cœur de l'été et qui a su remettre les têtes à l'endroit. Un retour à des fondamentaux qui a permis aux Reds de revenir sur le toit de l'Asie et à lui même de décrocher le titre de Manager de l'année décerné par l'AFC. Les règles étant ce qu'elles sont les Reds ne pourront pas défendre leur titre continental puisque le vainqueur n'est pas automatiquement qualifié. De quoi orienter tous les regards vers un titre en J.League ?


La saison de J.League 2 et le miracle V-Varen Nagasaki

Un de nos coups de cœur de l'année tant la saison de J.League 2 2017 fut palpitante du début à la fin ! Aux deux tiers du championnat on avait toujours une quinzaine d'équipe en lice pour monter ! Au final c'est Shonan Bellmare qui décroche le titre de champion de par sa régularité sur l'ensemble de l'année. Un collectif toujours bien rodé et une solidité défensive nouvelle ont permis aux joueurs de Cho Kwi-jae de valider une remontée express. Et au coach sud-coréen de remporter le titre de meilleur entraîneur de J2.

Si retrouver Shonan dans le top 2 n'est pas une grande surprise, on ne peut pas en dire autant de l'autre équipe qui est montée directement en J.League 1 ! Le V-Varen Nagasaki a réalisé un des exploits les plus inattendus de ces dernières années en décrochant pour la première fois de son histoire un ticket pour l'élite ! Du début à la fin de la saison les hommes de Takuya Takagi ont joué crânement leur chance et n'ont pas craqué. Alors qu'on les attendait plus en deuxième moitié de tableau c'est finalement à la deuxième place qu'on les retrouve à la fin !

Du coup on a retrouvé deux favoris à la remontée embarqués dans les Play-offs de promotion. Il ne pouvait en rester qu'un et c'est finalement Nagoya Grampus qui est passé face à l'Avispa Fukuoka. Remontée express pour Nagoya qui n'aura donc passé qu'un an en J2 après la première descente de son histoire. L'Avispa devra encore batailler face à des équipes comme Vortis Tokushima, JEF United ou Tokyo Verdy qui ont montré de beaux progrès cette saison. Point commun entre ces trois là ? Trois entraîneurs espagnols arrivés cette saison et qui ont tous fait du très bon boulot. D'ailleurs on va reparler d'un d'entre eux très bientôt sur le site.


Toujours plus de monde dans les stades !

+5% : c'est l'augmentation de l'affluence générale en J.League 1 sur cette saison 2017 par rapport à la précédente ! Soit 18 883 spectateurs par match. Une belle nouvelle qui témoigne de la bonne santé de la ligue au Japon malgré la très forte concurrence du base-ball.

Comme d'habitude c'est Urawa qui termine avec la meilleure affluence moyenne (33 542), avec une bonne avance sur le FC Tokyo (26 490) et le Gamba Osaka (24 277).

Du côté de la J.League 2 c'est le statu-quo puisque la moyenne a baissé de... 3 personnes (à 6970). Diminution un peu plus marquée en J3 qui perd plus de 11% cette année pour arriver à 2613.


Les moins de l'année :

FC Tokyo et Gamba Osaka : le duo de la déception

Le club de la capitale et le plus gros club du Kansai. Rien que ça devrait suffire à mettre le FC Tokyo et le Gamba Osaka dans le premier quart du championnat. Sauf que le foot ce n'est pas que des questions de moyens et de bassins de population et ces deux poids lourds sortent tous deux de saisons en tous points catastrophiques.

Deux légitimes outsiders se sont en effet transformés en deux bouillons de football. La faute à des managers dépassés et à des dirigeants atteints de cécité. Les prémices des maux avaient été entraperçus en 2016 déjà lors de saisons très poussives. Le Gamba avait accroché la 4e place un peu par défaut et le FC Tokyo avait échoué à la 10e place.

Malgré un mercato ambitieux, et sur le papier intéressant, le FC Tokyo a donc trouvé le moyen de faire pire cette saison pour finir 13e de J1 ! Le Gamba de son côté n'a cette fois pas fait illusion et récupère la 10e place laissée par Tokyo après s'être fait martyrisé en ACL. Outre le fait de finir dans la deuxième moitié du tableau, c'est le spectacle indigne proposé tout au long de l'année qui rassemble les deux clubs. Matchs piteux, décisions incompréhensibles au niveau des dirigeants et des coachs amenant à des effectifs découragés et désireux de mettre les voiles ailleurs (Ideguchi au Gamba et Okubo à Tokyo en premier lieu)...

Rien que les choix des nouveaux coachs montrent les problèmes de politique sportive. Pour 2018 le Gamba a recruté le coach brésilien Levir Culpi et son CV de pigiste tandis que Tokyo est allé chercher Kenta Hasegawa au... Gamba. Vous l'aurez deviné, le futur s'annonce sombre pour ces deux-là.


Omiya Ardija, cette lanterne rouge inattendue

La belle surprise de la saison 2016 qui termine lanterne rouge un an après. Un nouvel exemple que tout peut aller vite dans le football. Cinquièmes l'an passé en étant promus, Omiya Ardija s'est volatilisé cette année. Une des meilleures défenses s'est tout de même métamorphosée en la pire de la ligue avec Niigata.

Le pire c'est que celle-ci n'a presque pas changé. C'est le secteur offensif qui a morflé avec les départs de Ienaga (Kawasaki) et Izumisawa (Gamba). La recrue phare de l'intersaison en la personne de Genki Omae a sans doute le pire transfert de l'année. Un véritable bide qui n'a d'égal que... son bide, justement. Lui qui a fini la saison quasiment obèse dans les maillots moulants d'Omiya. Deux buts cette saison, ces 18 de la saison dernière en J2 paraissent bien loin. Laisser passer une telle chose est d'ailleurs symptomatique de la saison qu'a passé Omiya. Seul Ataru Esaka a surnagé dans ce marasme avec ses sept buts, lui au moins ne devrait pas retourner en J2.

Les autres relégués n'apparaissent pas comme des surprises en revanche. L'Albirex Niigata et le Ventforet Kofu avait depuis le début deux des pires effectifs de J.League 1. A force de jouer avec le feu tous les ans ça allait finir par se payer.


DAZN, des millions et du lag...

La saison 2017 a été la première avec le nouveau diffuseur du championnat. Et le moins que l'on puisse dire c'est que tout n'a pas marché comme prévu. DAZN étant un service de streaming il est tout naturellement dépendant de la qualité des serveurs et des installations et connexions des utilisateurs. D'innombrables fans de J.League au Japon se sont retrouvé avec des retransmissions pleine de lags notamment en début de saison. Certains matchs ne démarraient même pas du tout... Et c'est clairement les serveurs de DAZN qui sont en cause.

Les responsables ont présenté leurs excuses, proposant entre autres des remises. C'est une bien triste entrée en matière pour DAZN au Japon. Il semble qu'ils connaissent d'ailleurs des problèmes identiques au Canada où ils diffusent de la NFL. Aller très vite quitte à avoir plein de problèmes puis les résoudre petit à petit. Une stratégie originale... On espère que l'argent des droits télé de la J.League n'arrivera pas en retard lui aussi...


Le tableau d'honneur de la J.League 1 2017

Meilleur joueur : Yu Kobayashi (Kawasaki Frontale)

Meilleur coach : Yoon Jong-hwan (Cerezo Osaka)

Meilleur jeune Yuta Nakayama (Kashiwa Reysol)

Plus beau but de la saison : Takahiro Sekine (Urawa Reds, face au Sanfrecce)

Meilleur buteur : Yu Kobayashi, 23 buts (Kawasaki Frontale)

Affluence moyenne : 18 883 (+5.0% par rapport à 2016)

Gardien : Kosuke Nakamura (Kashiwa Reysol)

Défenseurs : Gen Shoji (Kashima Antlers)

Elsinho (Kawasaki Frontale)

Shintaro Kurumaya (Kawasaki Frontale)

Daigo Nishi (Kashima Antlers)

Milieux : Hotaru Yamaguchi (Cerezo Osaka)

Yosuke Ideguchi (Gamba Osaka)

Kengo Nakamura (Kawasaki Frontale)

Attaquants : Shinzo Koroki (Urawa Reds)

Yu Kobayashi (Kawasaki Frontale)

Kenyu Sugimoto (Cerezo Osaka)


Les plus beaux buts et arrêts de la saison pour finir en beauté !

 

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