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Sporting Club de Toulon : la marche en avant

Plusieurs fois écrasé sous le poids de ses difficultés financières sur ces trois dernières décennies, le pouls du Sporting bat encore sous l’impulsion de Claude Joye, actionnaire majoritaire du club. Après avoir (re)bâti les fondations, le SCT rêve de voir plus haut, avec la Ligue 2 comme objectif raisonnable. Et la Ligue 1 dans un coin de la tête, en guise d’apogée.

Un passé qui fait rêver

Pascal Olmeta, Laurent Paganelli, Rolland Courbis, David Ginola, Jean Tigana, Sébastien Squillaci, Stéphane Porato, Bafétimbi Gomis, Joseph-Antoine Bell, Delio Onnis… L’énumération est longue et n’est même pas exhaustive tant la liste de grands joueurs passés sur la Rade est étendue. Le Sporting Club de Toulon peut se targuer de porter en lui une histoire très riche sans pour autant avoir connu les enchantements que peut susciter un trophée majeur de fin de saison.

Un championnat national, un CFA (Nationale 2) et deux CFA 2 (Nationael 3) font ainsi partie du tableau de chasse principal du club. Mais par-delà les coupes, le poids du club de la rascasse doit se mesurer à l’aune de l’importance qu’il a pu prendre dans les esprits des passionnés du ballon rond, marqués par de formidables aventures humaines, d’un côté et par un passé sulfureux qu’il serait déraisonnable de nier, de l’autre.

Le palmarès du Sporting (wiki)

On parle ici cependant d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Et pour éviter de s’épancher trop longtemps sur le passé, il est parfois nécessaire de s’appuyer sur le présent pour rêver d’un futur meilleur. C’est ce que souhaite Claude Joye. Ce directeur de cabinets comptables a repris le club en 2011.

Six ans plus tard, le club s’est structuré, a retrouvé une certaine sérénité financière et opérationnelle et se bat cette saison pour la montée en National.

Un futur pour rêver

Avec comme but prioritaire, celui de retrouver la Ligue 2, compétition que le Sporting avait tristement quittée en 1998. Cette année-là, son meilleur buteur se nommait… Victor Agali, avant-centre bien connu des Niçois et des Monégasques. « Toulon est la neuvième agglomération de France et les vingt premières sont toutes pros » analyse celui que l’AFP a surnommé le « Bernard Tapie de Nationale 2 ».

Claude Joye, un président heureux.
Crédits : http://www.t83.fr/

Pour remplir cet objectif, le club s’est professionnalisé, avec un service médical digne de ce nom et un contingent de contrats fédéraux apparentés semis-pros. Le club de la Rade peut aussi et surtout s’appuyer sur un budget conséquent, en grande partie supporté par l’apport personnel de l’actionnaire : 2 M€. Ce qui en fait le plus gros budget de la poule A de N2.

Point de « Champions Project » à Toulon, mais une « marche en avant » (et non pas "En Marche") pour arriver en deuxième division d’ici 2022. Une marche en avant dont un des acteurs n’est autre que William Prunier, ancien joueur d’Auxerre, Marseille, Bordeaux ou encore Manchester United.

L’international français (oui, une sélection), assisté de Luigi Alfano, personnage historique du club, dirige un subtil mélange de jeunes et de plus expérimentés. Chez les minots, on retrouve surtout des formés au club et de proches exilés des clubs alentours.

Chez ceux qui ont passé la trentaine, des ex-joueurs professionnels : Jody Viviani (Montpellier, Saint-Etienne), Alioune Fall (AC Ajaccio, Evian Thonon Gaillard), Anthony Ouasfane (Angers, Marseille Consolat), Morgan Kamin (Monaco B, Evian Thonon Gaillard). Des CV qui ont tout de même un certain poids dans un vestiaire de CFA.

Du côté du classement, le SC Toulon totalise huit victoires en seize journées (26 points). Un bilan qui lui vaut une solide cinquième place à six points du leader Colomiers, mais devant son proche voisin hyérois. Et seulement à trois petits points de la deuxième place.

La structure du championnat fait que de nombreux derbys sont à disputer tout au long de la saison. De courts déplacements teintés de tension en attendant, pourquoi pas, la folie de bien plus gros chocs méditerranéens contre Marseille, Nice ou Monaco. Un jour, peut-être…

 

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