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Preview J.League 2018 : pour encore plus de sang neuf !

Le championnat japonais est de retour ce week-end pour l'édition 2018 ! Une année particulière pour la J.League parce qu'elle fête son 25e anniversaire mais aussi car la Coupe du Monde va provoquer une grosse coupure en plein milieu de saison. Par contre, le rythme va être effréné avant et après ces deux mois ! Il sera plus fou encore pour les clubs engagés en AFC Champion's League. Une compétition dans laquelle il est compliqué de faire tourner. Il y aura également un peu plus de matchs le vendredi sur l'ensemble de la saison et pas seulement pour faire souffler les dites équipes.

On trouve quelques nouveautés au niveau du règlement pour cette saison. La principale concerne le bas de tableau. A partir de cette saison le 16e de J.League 1 ne sera plus relégué automatiquement comme c'était le cas jusqu'à présent. L'antépénultième du championnat jouera en effet un match de barrage contre le vainqueur des Play-offs de J.League 2 qui opposeront les équipes classées de la 3e à la 6e place. Un système copié/collé sur notre bonne vieille Ligue 2. Une triste décision qui rend bien plus compliquées les chances de montée. Les équipes de bas de tableau de J1 ne s'en plaindront pas elles.

Après un championnat 2017 qui aura vu un certain renouveau avec le triomphe de Kawasaki Frontale et la superbe saison du Cerezo Osaka, on a hâte de voir ce que 2018 va nous sortir de son chapeau ! Essayer de le deviner est toujours ardu, pour ne pas dire impossible, mais on va tout de même tâcher de vous donner le maximum de clés pour aborder tout ça sereinement.

Jリーグへようこそ!Bienvenue en J.League !

Crédits photos : Koki Nagahama / Gekisaka


LA COURSE AU TITRE :

Kawasaki Frontale

Coach : Toru Oniki

Honneur au champion en titre pour démarrer. Kawasaki Frontale est une des équipes les plus attrayantes de la ligue (si ce n'est la plus attrayante) depuis quelques années et il n'y a pas de raison pour que cela change en 2018. Stabilité à tous les étages plus quelques gros coups pour ce qui est du mercato. Toru Oniki aura de nouveau une belle machine pour tenter de conserver le titre de champion dans le nord-est du Kanagawa.

Deux arrivées ont fait couler beaucoup d'encre cet hiver. La première était plutôt attendue avec le retour au bercail de Yoshito Okubo. Le meilleur buteur de l'histoire de la J.League revient à Kawasaki après un court intervalle d'une saison au FC Tokyo. Le marasme ambiant l'a vite convaincu de revenir jouer au Todoroki Stadium. Mais s'il était parti avec le statut de joueur clé, il ne revient pas avec. On n'imagine pas aujourd’hui qu'il mette sur le banc un des quatre éléments du secteur offensif de l'année dernière. L'attaquant de 35 ans aura plutôt un rôle de joker de luxe. A lui de l'accepter ou de se montrer très convaincant pour changer cela.

L'autre recrue majeure de Frontale n'était en revanche pas du tout évidente à voir venir ! Il s'agit de Manabu Saito, le capitaine du voisin et grand rival qu'est Yokohama F-Marinos. Kawasaki avait déjà essayé il y a un an de le faire signer, sans succès. Cette fois ils ont réussi, et cela a fait l'effet d'un bombe dans la région. L'ex-international risque d'avoir un accueil assez chaud pour le derby du 8 Avril prochain au Nissan Stadium de Yokohama... Enfin s'il le joue. Car Manabu Saito est blessé de longue date suite à une rupture des ligaments croisés survenue l'été dernier. Et son retour est attendu pour Avril ou Mai. La possibilité est donc grande pour qu'on le retrouve plutôt après le break de la Coupe du Monde.

A côté de cela le club a recruté pour la rotation quelques joueurs qui ne risquent pas de faire de l'ombre aux titulaires comme Shuhei Akasaki (Kashima), Hokuto Shimoda (Shonan), Yuto Suzuki (Yamagata) ou Hidemasa Morita (Ryutsu Keizai Univ). La seule petite interrogation autour du mercato est ce qui a motivé les prêts des jeunes pépites Koji Miyoshi (à Sapporo) et Ko Itakura (à Sendai). Surement la volonté du club de les voir comme des titulaires sur une saison entière en pensant à 2019. Mais avec le planning infernal de cette année, cela aurait peut être été mieux d'attendre un an.

Rien de bien méchant donc vous l'aurez compris, il y a de quoi être globalement optimiste pour Yu Kobayashi et toute la bande. Malgré des débuts plus que pénibles en ACL avec deux défaites contre Shanghai SIPG et Ulsan sans compter la Supercoupe perdue face au Cerezo. Mais la J1 est une mission bien différente.


Kashima Antlers

Coach : Go Oiwa

Le club le plus titré de J.League a perdu une occasion de creuser encore plus l'écart en offrant le titre à Kawasaki à la dernière journée. Le neuvième titre de champion attendra donc. Pour aller le chercher les Antlers ont misé sur la stabilité après un mercato 2017 agité. Go Oiwa a été maintenu à la tête de l'équipe après avoir remplacé Masatada Ishii l'été dernier. Aucun départ du côté joueurs malgré des rumeurs concernant Gen Shoji ou Naomichi Ueda. Le groupe reste à peu près le même à part trois arrivées.

Celle qui eut le plus de retentissement fut celle d'Atsuto Uchida, de retour à la maison après huit ans en Allemagne. Miné par les blessures depuis la dernière Coupe du Monde, le latéral droit est sur le chemin de la guérison mais manque cruellement de rythme. Koki Anzai, un autre arrière latéral, est également arrivé sur les bords du Pacifique. L'ancien joueur du Tokyo Verdy faisait partie des bons joueurs à aller chercher en J.League 2. A 22 ans, c'est l'avenir qu'il incarne. L'autre recrue est Tomoya Inukai (Shimizu) qui aura lui la charge de suppléer les deux défenseurs centraux à l'occasion.

Pas d'ajouts offensifs à signaler et c'est dommage tant il s'agissait du point faible des Antlers version 2017. Si ce n'est qu'il faut noter que Leandro a été acheté à Palmeiras après sa très bonne saison en prêt (11 buts en 23 apparitions en J.League). On aurait apprécié un peu de ménage devant et l'arrivée d'un vrai gros complément à Mu Kanazaki.

En tout cas une chose est sure, Kashima ne veut plus revivre une saison quasi-blanche. Les Antlers sont donc parés et ont déjà le couteau entre les dents pour aller récupérer le titre qui leur tendait les bras en 2017. Cet effectif là avec en plus les crocs n'est pas quelque chose que l'on a envie d'affronter.


Cerezo Osaka

Coach : Yoon Jung-hwan

Le Cerezo Osaka a dépassé toutes les attentes l'an dernier en remportant les deux coupes nationales et en finissant à la troisième place en J.League 1. Maintenant il va falloir confirmer. Yoon Jung-hwan va cette fois-ci avoir un effectif bien plus fourni pour arriver à ses fins. Le Cerezo a en effet réalisé un super mercato lors de cette intersaison. Déjà, comme pour les deux équipes évoquées avant, il n'y a eu aucun départ malgré des intérêts parfois persistants. C'est là la meilleure nouvelle que pouvait espérer le club du sud d'Osaka qui a régalé tout le monde de son jeu la saison dernière.

On pense à Kenyu Sugimoto pour qui des clubs de Liga ont fait la cour pendant des semaines. Une petite blessure au pied fin Décembre a finalement calmé tout ça. Tout bénef' pour le Cerezo qui pourra compter sur son international pendant au moins la moitié de la saison.

Ce qui a parfois manqué aux Sakura Warriors en 2017 c'était la profondeur de banc. Ce qui était gérable l'an passé sans ACL ne l'est plus pour cette année avec celle-ci. L'effort a été fait pour retravailler le banc. Le secteur offensif est particulièrement fourni avec les signatures du buteur sud-coréen Yang Dong-hyeon (Pohang Steelers), d'Atomu Tanaka (HJK Helsinki) et de Toshiyuki Takagi (Urawa). Kota Mizunuma a été recruté pour de bon après avoir été prêté par le FC Tokyo.

Enfin on espère tous que Hiroshi Kiyotake nous fasse une saison sans trop de blessures. C'est mal parti puisqu'il ne reviendra pas avant début Avril. à cause d'une blessure au mollet contractée il y a deux jours. Le nouveau numéro 10 du Cerezo va devoir se montrer sous son meilleur jour s'il veut convaincre Vahid de l'amener en Russie cet été. Tout un programme. En attendant on aura donc le retour de Kazuya Yamamura dans le XI.

Le secteur défensif n'a pas changé, même si un vrai bon défenseur central en plus aurait été une bonne idée. Le nom d'Osmar Barba (FC Seoul) a été dernièrement évoqué. Le mercato n'étant pas clos tout est donc possible. Devant cette défense, la paire Souza - Hotaru Yamaguchi sera bien présente dans l’entre-jeu.

Pour finir en évoquant la jeunesse, le thaïlandais Chaowat Veerachat sera à suivre tout comme le très jeune Mizuki Ando. Ces deux-là pourraient bien être des attractions de l'équipe U23 qui évolue en J.League 3. Tous les indicateurs sont donc au vert et on peut cette fois deviner bien plus facilement dans quelle partie du tableau le Cerezo va passer la saison 2018. Comme le suggère la victoire en Supercoupe (3-2) face à Kawasaki Frontale.


LES OUTSIDERS :

Urawa Reds

Coach : Takafumi Hori

Les Reds d'Urawa sortent d'une saison à deux visages. Entre un exercice raté en championnat et le triomphe en Champion's League en fin d'année. Une ACL qui ne sera pas à gérer cette année vu que le champion d'Asie n'est pas automatiquement qualifié. Toute l'attention de l'équipe va donc se porter sur la J.League. Et pour être sacrés champions dix ans après le dernier titre Takafumi Hori peut compter sur la même équipe, à une exception près...

Rafael Silva a en effet quitté le club fin Janvier suite à une offre que l'on peut pas refuser venue de Chine. Wuhan Zall lâchant 7 millions d'euros pour le meilleur buteur des Reds en AFC Champion's League. Le seul nuage noir dans le ciel d'Urawa. Pas remplacé à ce jour, c'est a priori Yuki Muto qui va prendre le relais sur le côté gauche de l'attaque. Les autres départs ne sont pas gênants et concernent pas mal de remplaçants en gros manque de temps de jeu.

Dans le sens des arrivées par contre, les opérations des Reds sur le marché des transferts ont été de qualité sinon avec les renforts de l'explosif Quenten Martinus (Yokohama F-Marinos), Kosuke Taketomi (Kashiwa), Naoki Yamada (Shonan, retour de prêt) et Takuya Iwanami (Kobe).

L'arrivée de ce dernier pouvant peut être indiquer un retour du vétéran Yuki Abe au poste de milieu défensif. En envoyant dans l'autre sens Daisuke Nasu à Kobe, les Reds sortent nettement gagnants de cet échange de défenseurs... Avec un effectif très solide, et qui a retrouvé toute confiance en ses capacités en étant sacrés champions d'Asie, les Reds d'Urawa font un très sérieux outsider pour cette J1 2018.


Kashiwa Reysol

Coach : Takahiro Shimotaira

Toujours placés dans le bon wagon au fil des années, Kashiwa Reysol sort d'une saison somme toute très correcte avec une 4e place en J.League. La victoire du Cerezo Osaka en Coupe leur offrant un ticket pour l'ACL 2018 que les troupes de Takahiro Shimotaira ont validé sans trembler en barrages (victoire 3-0 face à Muangthong United). Le Reysol 2018 s'annonce également très solide et cohérent comme le montre son mercato.

Seul le départ de Taketomi à Urawa faisait un peu peur mais il fût très bien comblé. Le secteur offensif est même plus intéressant qu'en 2017 avec les arrivées du jeune duo d'Omiya Ardija composé d'Ataru Esaka et Yusuke Segawa mais aussi de Ryohei Yamazaki (Niigata). On a également Kei Koizumi venu aussi de Niigata pour renforcer l’entre-jeu alors que Masashi Kamekawa (Fukuoka) vient pour remplacer Naoki Wako qui a fait le chemin inverse.

Tous les cadres, dont le buteur Cristiano et les néo internationaux Kosuke Nakamura et Junya Ito, sont toujours présents. De quoi aborder la nouvelle saison avec des ambitions. Kashiwa avait déjà une défense très solide (4e meilleure de J1), avec maintenant une attaque améliorée on a hâte de voir ce que ça va donner en J.League comme en Champion's League. Les premières journées d'ACL ont montré un Kashiwa très intéressant et joueur mais très mal récompensé de ses efforts avec un seul point en deux matchs. En continuant dans cette voie, cela ne durera pas.


LES EMPÊCHEURS DE TOURNER EN ROND :

Jubilo Iwata

Coach : Hiroshi Nanami

Un mercato des plus calmes du côté de l'ouest de la préfecture de Shizuoka. Comme pour pas mal d'équipes cette année, le maître mot a été stabilité. Il faut dire que le club avait fait un sacré effort l'année dernière en accueillant Shunsuke Nakamura et que la bonne saison réalisée derrière n'incitait pas à une révolution.

Hayao Kawabe est rentré à Hiroshima après son prêt et sa magnifique saison 2017. Mais le remplacement est à la hauteur en la personne de Taishi Taguchi (Nagoya). A part ça les brésiliens Gabriel Morbeck (Kumamoto) et Guilherme (Paysandu) arrivent pour remplacer Kazuki Saito (Okayama) et Taisuke Nakamura (Omiya) en tant que solutions de remplacement et Ryo Shinzato (Kofu) apporte une alternative de plus pour la défense à trois.

Le coach Hiroshi Nanami n'a pas de raison de changer de schéma. Une équipe s'appuyant avant tout sur une défense très solide et un super gardien. Arrivé il y a trois ans du Ruch Chorzow, le polonais Krzysztof Kaminski est maintenant considéré comme l'un des meilleurs gardiens de J.League. Et le Jubilo 2017 était tout simplement la meilleure défense de J1 avec 30 buts encaissés en 34 journées.

Il sera toujours aussi compliqué à jouer cette saison., surtout que devant ça peut aller très vite avec Adailton et Kengo Kawamata. Et bien sûr il faudra compter également sur la patte gauche magique de Shunsuke sur laquelle le temps ne semble pas faire effet !

De quoi imaginer que le club d'Iwata devrait passer la saison en première moitié de tableau comme en 2017 ? Oui, mais sans doute pas plus haut.


Yokohama F-Marinos

Coach : Ange Postecoglou

De l'agitation cet hiver encore du côté de Yokohama ! Changements de têtes du côté du staff technique avec le départ d'Erick Mombaerts. Le français quitte donc le Japon après trois saisons en charge des Marinos. C'est un autre manager étranger qui le remplace avec l'australien Ange Postecoglou. Celui-ci arrive après avoir été le sélectionneur de l'équipe nationale australienne avec qui il a gagné la Coupe d'Asie 2015 avant de qualifier in extremis son pays pour la Coupe du Monde de cet été. Son objectif premier sera de redonner des couleurs à une équipe qui manque cruellement de dynamisme et d'allant offensif depuis des années.

Et y parvenir ne sera pas une tâche facile. Très peu de recrues sont venues renforcer l'effectif et combler certains départs. Et quand on évoque les départs, celui de Manabu Saito sera encore longtemps particulièrement sensible pour tous les fans de Yokohama. Le capitaine étant parti au grand rival Kawasaki Frontale comme évoqué plus haut.

L'autre gros départ est celui de Quanten Martinus pour Urawa. La fusée de Curaçao laissa donc les deux ailes des Marinos dégarnies. Pour les occuper Yokohama a fait venir Yuki Otsu (Kashiwa) en l'"échangeant" avec son défenseur Park Jeong-su et l'international sud-coréen Yun Il-lok (FC Seoul). Le premier nommé ratera d'ailleurs les premiers matchs, en tant que fidèle habitué des infirmeries...

En fait les espoirs des Marinos viennent plus de la capacité qu'aura Ange Postecoglou a apposer sa patte sur l'équipe et à recréer un style de jeu. Ce genre de choses ne se faisant pas d'un claquement de doigts, il est difficile d'avoir des espérances folles au sujet des Marinos pour cette saison 2018.


Sagan Tosu

Coach : Massimo Ficcadenti

Le Sagan Tosu a une nouvelle fois passé une année très tranquille en 2017. Le club du centre de Kyushu a même longtemps fait mieux qu'escompté pour au final terminer à la 8e place. Leur force vient d'un style assumé. Un bloc bas, un milieu renforcé et des flèches devant pour jouer au mieux les quelques coups dont ils disposent lors de leurs matchs. Ça marque peu de buts mais sur une saison entière ça paye.

Et quand on pense à la défense on pense en premier lieu à la paire de centraux Kim Min-hyeok - Jung Sung-hyeon. Les deux sud-coréens forment une charnière centrale redoutable. Le milieu n'est pas en reste avec des joueurs infatigables comme Yoshiki Takahashi ou Akito Fukuta. Marquer plus est ce qui manque au Sagan Tosu pour continuer à progresser. Le trio composé du colombien Victor Ibarbo, du tout jeune Kyosuke Tagawa et Yuji Ono à la baguette devra continuer à se montrer aussi efficace que possible.

Surtout que le secteur offensif n'a pas vu de recrue arriver cet hiver. Dans son ensemble le club a d'ailleurs connu un mercato très calme. Hideto Takahashi (Kobe), Yuji Takahashi (Kyoto) et Kazuki Anzai (Tokyo Verdy) sont tout ce qu'il y a à se mettre sous la dent pour les supporters. Le jeune Ryoya Ito étant plus là pour l'avenir.

Ce qui a le plus marqué l'hiver à Tosu en fait c'est le départ de l'idole locale Yohei Toyoda. Après 8 saisons au club et plus de 100 buts inscrits, il a été prêté à Ulsan Hyundai (K.League) après avoir passé la plupart du temps sur le banc la saison passée. La fin d'une époque, mais Tosu a de quoi passer au dessus de ça.


CEUX ENTRE DEUX EAUX :

Sanfrecce Hiroshima

Coach : Hiroshi Jofuku

Si le dénouement de la saison dernière s’est bien terminé pour Hiroshima, pas sûr que le Sanfrecce souhaite revivre les émotions vécues en 2017. Rescapé d’une course au maintien riche en rebondissements, Hiroshima peut remercier l’entraîneur Suédois Jan Jönsson venu jouer les pompiers de service en cours de saison. Mission accomplie pour le nordique qui ne sera toutefois pas prolongé par le club qui a placé sa confiance en Hiroshi Jofuku.

Il est évident que la direction ne souhaite pas se retrouver dans une situation similaire à celle de la saison passée en s’évitant les frayeurs d’une potentielle relégation. Pour y parvenir le club s’est renforcé. Si l’équipe n’a que trop peu marqué l’année dernière, il devrait en être autrement en 2018. L’attaquant Patric voit son prêt renouvelé après une deuxième partie de saison réussie à Hiroshima.

L’ancien joueur du Gamba n’est pas la seule recrue offensive, car Teerasil Dangda et Daiki Watari font aussi leurs apparitions du côté de la région de Chûgoku. La star thaïlandaise quitte Muangthong United à 29 ans et aura à cœur de réussir au sein du championnat Japonais. Le jeune Watari va quant à lui découvrir la première division Japonaise et arrive en provenance de Tokushima Vortis. Deuxième meilleur buteur de la J2 – avec la bagatelle de 23 buts en 42 matches – il vient compléter une ligne offensive déjà prometteuse et qui nous tarde de voir à l’œuvre.

Anderson Lopes et Peter Utaka font les frais de ces arrivées et ne voient pas leurs contrats être prolongés. Le premier s'est engagé depuis avec le FC Seoul.

Deux autres nouvelles têtes sont à noter : Kazuaki Mawatari et Hayao Kawabe. Le premier arrive lui aussi de Tokushima et vient de réaliser une bonne saison au sein de la défense du Vortis. Le jeune Kawabe revient quant à lui d’un prêt très concluant à Iwata et devrait être le patron de l'entre-jeu avec le capitaine Aoyama.

Le Sanfrecce a réalisé un mercato plein de promesses, avec pour seul point d’interrogation les capacités du nouveau coach en place. Ce dernier dispose d’un effectif de qualité qui ne souhaite pas jouer avec les émotions de son public deux années d’affilées. A lui de tirer le meilleur d’une équipe consolidée et excitante sur le papier. Autre bonne nouvelle pour conclure : le retour sur les terrains de Sho Sasaki après deux grosses blessures consécutives. L'arrière-garde ne s'en plaindra pas !


Gamba Osaka

Coach : Levir Culpi

C'est peu de dire que le Gamba Osaka a complètement raté sa saison 2017. Une piteuse 10e place et de l'ennui à revendre sont venus sanctionner la dernière saison de Kenta Hasegawa à la tête de l'équipe. Le coach du fameux triplé de 2015 s'en va donc au FC Tokyo sur une mauvaise note. La principale nouveauté du Gamba 2018 c'est celui qui l'a remplacé. Le brésilien Levir Culpi et donc de retour à Osaka après avoir été en charge du Cerezo de 2007 à 2011. A 64 ans, celui qui dispose d'un CV long comme le bras pour ce qui est du nombre de clubs va devoir insuffler une nouvelle dynamique au Gamba.

Pour se faire le brésilien ne pourra pas compter sur le meilleur joueur de l'équipe depuis deux ans. Yosuke Ideguchi a en effet mis les voiles vers l'Europe en signant pour Leeds United. Une perte qui s'annonce assez colossale tant celui-ci brillait sous le maillot aokuro jusqu'à devenir une pièce maîtresse de l'équipe nationale du Japon. Le Gamba a trouvé un remplaçant mais dans un style différent. Arrivé d'Urawa, Shinya Yajima est un bon joueur de ballon avec un profil de meneur de jeu mais il est loin de disposer du volume de jeu d'Ideguchi. Les anciens Yasuyuki Konno et Yasuhito Endo vont devoir encore cravacher un peu plus longtemps pour compenser.

A côté de ça le Gamba a su garder ses internationaux comme Shu Kurata, Genta Miura ou Masaaki Higashiguchi. Sans doute la meilleure nouvelle de l'hiver.

La colonne des arrivées n'affiche pas beaucoup plus de certitudes avec le renfort de Shunya Suganuma (Yamagata, J2) venu pour remplacer Kim Jung-ya (Sendai). C'est plus du côté des très jeunes qu'il y a des choses intéressantes. Notamment avec l'attaquant Keito Nakamura qui avait cassé la baraque lors de la Coupe du Monde U17 l'an passé ou le défenseur Riku Matsuda qui vient de gagner le tournoi national des lycées. Mais ce n'est pas lors de leur première saison en pro qu'ils auront un vrai impact. Pour eux, comme pour Levir Culpi, il s'agira cette année de prendre leurs marques pour ce qui est le début d'un nouveau cycle.


Vissel Kobe

Coach : Takayuki Yoshida

Chaque année c'est la même chose avec le Vissel Kobe. Est ce que ça pourrait enfin être la bonne ? Le club du richissime patron de Rakuten peut-il enfin tutoyer les sommets ? Ces questions ont toujours la même réponse depuis tout ce temps, négative évidemment. Alors pour 2018 on va gagner du temps et on ne se les posera même pas. Les incohérences dans le recrutement et l'effectif bancal dont dispose un entraîneur lui même très limité n'incitent à rien de spécial.

La myriade d'attaquants du Vissel a été renforcée avec l'arrivée de Wellington (Fukuoka, J2). Pendant ce temps là Takuya Iwanami, surement le meilleur défenseur de Kobe depuis quelques saisons, est parti à Urawa alors que le secteur est le principal problème de l'équipe. Et pour le remplacer ? Daisuke Nasu arrive en sens inverse avec ses 36 ans et deux saisons quasi blanches chez les Reds. De quoi sérieusement reconsidérer l'option Masahiko Inoha dans l'axe alors que son faible niveau l'avait poussé sur un côté...

La nouvelle paire de milieux de terrain s'annonce par contre plutôt intéressante avec Jung Woo-young (Chongqing Lifan, Chine) à la récupération et Hirotaka Mita (Sendai) à la baguette. Ces deux-là devront faire oublier Nilton (EC Bahia), Hideto Takahashi (Tosu) et Hideo Tanaka (Miyazaki). Et puis également, pour continuer avec la nouvelle vague thaïlandaise, le latéral gauche Theerathon Bunmathan arrive en prêt de Muangthong (comme pour Teerasil au Sanfrecce).

Au final on a donc un effectif composé de nombre d'attaquants potentiellement prolifiques mais avec des manques terribles au niveau des ailiers et de la défense centrale. Un travail très insuffisant encore une fois donc. Surtout pour un club avec des moyens énormes, ceux-là même qui ont fait venir Lukas Podolski l'été dernier. L'allemand a fait une découverte de la J1 très mitigée avec certes 5 buts mais un apport très limité dans le jeu et un comportement parfois limite. Peut-il faire mieux avec une préparation complète et le brassard de capitaine ? On aura un début de réponse ce vendredi avec le match d'ouverture de la saison entre Tosu et ce Vissel.


FC Tokyo

Coach : Kenta Hasegawa

« Décevante » est sûrement l’adjectif qui qualifie le mieux la saison 2017 du FC Tokyo. En terminant 13e du classement général, le club de la capitale a offert une année pauvre en émotions à ses fans. Finalement peu inquiété par la relégation les tokyoïtes ont uniquement erré en deuxième partie de tableau, bien loin des espérances placées en eux en début d'année.

Si les avis étaient partagés, beaucoup sont ceux qui voyaient en Tokyo l’une des possibles bonnes surprises de le saison. L’équipe coachée par Yoshiyuki Shinoda puis Takayoshi Amma se révèle finalement très décevante et termine la saison de manière anonyme.

Le club a besoin de changements pour s’éviter une saison 2018 laborieuse. La direction décide donc de ne pas prolonger Amma, et confie l’équipe première à l’ex-entraîneur du Gamba Osaka, Kenta Hasegawa. Ce dernier ressort lui-même d’une saison peu reluisante au Gamba, et sa nomination peut laisser perplexe. Ce changement de coach s’accompagne aussi de changements au sein de l’effectif. Les alléchants Yoshito Okubo et Peter Utaka s’en vont, remplacés par Diego Oliveira en provenance de Kashiwa et du natif New-Yorkais Cayman Togashi des Marinos. Tous deux arrivent en prêt et pourront profiter de plus de temps de jeu sous leurs nouvelles couleurs.

Les Gasmen devront aussi faire sans Kota Mizunuma qui s’en va pour de bon au Cerezo, tandis que Naohiro Ishikawa prend sa retraite à 36 ans après 16 années de fidélité. Pour compenser ces pertes le club récupère Kotaro Omori du Vissel, et prolongent le prometteur Jakkit Wachpirom, membre de la petite colonie thaïlandaise du championnat Japonais. De quoi raviver la flamme et les espoirs chez les fans Tokyoïtes ? Par sûr que cela soit suffisant pour viser plus haut que le milieu de tableau... Les supporters peuvent néanmoins se consoler avec une chose, la pépite Takefusa Kubo foulera toujours les pelouses nippones sous l’étendard rouge et bleu.


Vegalta Sendai

Coach : Susumu Watanabe

Le Vegalta ne fait pas énormément parler de lui mais continue de faire du mieux qu'il peut. Cela lui a encore suffit pour valider une 9e saison consécutive parmi l'élite. L'équipe de la région du Tohoku est même devenue depuis la saison dernière une équipe joueuse et très agréable à regarder. Le changement tactique proposé par Susumu Watanabe a porté ses fruits et le bon mercato réalisé cet hiver, malgré des moyens limités, valide cette tendance à l'optimisme.

La première bonne nouvelle a été de pouvoir conserver les joueurs prêtés l'an passé comme Naoki Ishihara (Urawa), Shota Kobayashi (Nagoya) ou Gakuto Notsuda (Hiroshima). Seul l'attaquant brésilien Crislan n'a pas pu être conservé et ce dernier a trouvé un nouveau point de chute du côté de Shimizu.

Pour le remplacer le Vegalta a fait signer l'expérimenté Takuma Abe (Ulsan) ainsi que les jeunes Rafaelson (EC Vitoria, prêt) et le prometteur Ryo Germain (premier contrat pro). Un secteur offensif fourni aussi avec d'autres jeunes joueurs pleins de talent dont Shunsuke Motegi ou Takuma Nishimura qui avait fini la saison dernière dans la peau d'un titulaire.

Le principal défi du Vegalta 2018 sera en fait de pallier au départ de Hirotaka Mita. Le nouveau joueur de Kobe faisait une paire remarquable avec Hiroaki Okuno. Plusieurs options sont possibles, avec deux nouvelles recrues. Soit Ko Itakura (prêté par Kawasaki) démarre à ce poste en sachant qu'il peut tout aussi bien jouer en défense centrale à la place de Kim Jung-ya. Soit c'est Yoshihiro Shoji (FC Gifu) qui y démarre, avec un profil assez similaire à celui de Mita. A moins que l'ancien Shingo Tomita ne mette tout le monde d'accord ? Voilà le seul point d'interrogation qu'il reste. L'objectif de l'équipe reste d'obtenir un maintien le plus tranquille possible. Ça ne sera pas aussi compliqué qu'avant et on ne devrait pas s'ennuyer en les regardant jouer.


LE MAINTIEN AVANT TOUT

Shimizu S-Pulse

Coach : Jan Jönsson

La saison 2017 du retour en J.League 1 ne fut pas vraiment de tout repos pour le cœur des supporters de Shimizu S-Pulse. Après avoir connu des difficultés tout au long de la saison, l'issue heureuse est finalement arrivée lors de l'ultime journée et une victoire à Kobe. Soyons clairs, il va être compliqué de vivre une saison 2018 très différente du côté de Shizuoka.

L'espoir principal vient peut être du banc de touche, et de Suède. Jan Jönsson a en effet remplacé Shinji Kobayashi qui a laissé la main après deux saisons passées non loin du Mont Fuji pour une montée et un maintien. L'ancien coach du Sanfrecce Hiroshima a su vite rebondir après avoir sauvé son ancien club. Il devra appliquer les mêmes bonnes formules avec S-Pulse, et sans arriver en cours de saison cette fois.

Le recrutement n'a pas été prolifique en nombre mais les quelques arrivées ne sont pas mauvaises. On retrouve un renfort par ligne en commençant par Crislan qui vient de Braga (prêté à Sendai en 2017) et qui est amené à faire la paire avec l'illustre Chong Tese devant. Le vétéran Akihiro Hyodo (Mito) revient au club de ses débuts apporter son expérience tandis que Jumpei Kusukami revient d'Australie après un passage aux Wanderers. Le secteur défensif est celui qui nécessitait le plus de renforts, il n'y en a qu'un. Hwang Seok-ho fait son retour en J.League après une saison en Chine à Tianjin Teda. Un bon joueur qui va avoir fort à faire tant la défense de S-Pulse pouvait être naïve en 2017...

Pour 2018 il s'agit donc de lancer un nouveau cycle après Kobayashi, en commençant par se maintenir en J1. La tâche ne sera pas simple, surtout quand on pense au nombre de clubs qui sont descendus la 2e année après leur remontée...


Hokkaido Consadole Sapporo

Coach : Mihailo Petrovic

La saison du Consadole Sapporo ne s'annonce pas parmi les plus simples à deviner. La principale interrogation autour du cru 2018, c'est le coach. Mihailo Petrovic a en effet repris les rênes de l'équipe six mois après avoir été débarqué d'Urawa. L'ancien coach, Shuhei Yomoda, repassant assistant. Quid du style de jeu avec ce changement ? Si vous suivez un minimum la J.League depuis quelques années vous savez que "Micha" Petrovic prône un jeu hyper offensif à base de 3-4-3 et de joueurs de côté placés très haut. Le Consadole évoluait jusque là dans un système similaire mais avec une philosophie de jeu plus "équilibrée" avec un relatif succès. De quoi inciter le manager serbe à mettre de l'eau dans son vin ?

Quoi qu'il en soit il aura encore un matériel offensif de qualité à sa disposition. Arrivés l'été dernier, Jay Bothroyd et la petite merveille thaï Chanathip Songkrasin ont cassé la baraque et permis au club d'aller chercher son premier maintien en J1 dans toute son histoire ! Cette année la question se pose quand au 3e homme qui va les accompagner devant.

Ça sera soit Ken Tokura, soit Koji Miyoshi. Les deux joueurs sont très différents, avec des qualités presque opposées. Prêté cet hiver par Kawasaki, Miyoshi a un profil plus proche de Chanathip alors que Tokura est plus dans le registre Jay. Lors des matchs de préparation l'équipe était organisée comme vous le voyez sur la droite alors qu'en 2017 Chanathip était en soutien des deux pointes. Cependant on peut se demander si ce placement un peu en retrait de Jay, à terme, ne serait pas plus profitable au jeune international espoir. A suivre. On suivra aussi attentivement la saison d'un autre feu follet : Yoshiaki Komai, prêté par Urawa et qui va donc retrouver son ancien coach.

On a donc un effectif qui a bien fini 2017, avec des qualités offensives indéniables mais aussi une défense qui fut souvent assez suspecte. Un peu comme pour Sendai, on ne devrait pas s'endormir devant leurs matchs en tout cas.


Shonan Bellmare

Coach : Cho Kwi-jae

Une saison en J2 et puis s'en revient. Shonan Bellmare est déjà de retour parmi l'élite du football japonais. Le club du sud de la préfecture du Kanagawa a accroché en passant un nouveau titre de champion de J.League 2, le deuxième après celui de 2014. Après des débuts poussifs et le blessure longue durée de Kaoru Takayama, l'alchimie s'est finalement créée et l'équipe a pu dérouler une belle saison. La base de ce succès fut une défense ultra-solide avec André Bahia (ex-Feyenoord) et les jeunes loups que sont Miki Yamane et Daiki Sugioka.

Pour cette nouvelle saison en J.League 1, le club a conservé ses principales armes dans ce qui concerne la défense et le milieu de terrain. La prolongation du prêt de Hiroki Akino (Kashiwa) et sa patte gauche magnifique est une superbe nouvelle par exemple. En revanche le secteur offensif a connu bien des remaniements cet hiver. Le vrai coup dur vient du départ de Naoki Yamada qui retourne chez les Reds d'Urawa après son prêt. Le petit numéro 8 était le vrai meneur de jeu de Bellmare et son importance dans le style de jeu pratiqué était réelle.

Dinei, le meilleur buteur de 2017, est également parti au Ventforet Kofu après n'avoir pas été prolongé par le club. Ses 12 buts en 33 matchs ont été jugés insuffisants pour une saison au niveau supérieur et on a envie d'approuver ce choix. Le serbe Dragan Mrdja, arrivé l'été dernier, a connu pareil sort.

Les remplaçants sont vite arrivés et donnent de vraies raisons d'espérer une saison intéressante. Il y a les expérimentés comme Tsukasa Umesaki (Urawa), Mihael Mikic (Hiroshima) et Kazunari Ono (Niigata). Les joueurs étrangers à la relance comme Lee Jeong-hyeop (Busan iPark) et Alen Stevanovic (Partizan Belgrade). Et puis enfin les plus jeunes comme Yusuke Kobayashi (Kashiwa, prêt), Ryo Takahashi (Nagoya) ou Temma Matsuda (Kanoya).

Au final Shonan dispose d'un sacré banc (au moins en nombre!) et de certaines assurances à chaque ligne. De quoi faire aussi bien que la dernière saison de la remontée où le club avait fini 8e ? Au vu de la concurrence ça s'annonce assez irréaliste mais le Shonan Style de Cho Kwi-jae a déjà fait des miracles après tout !


V Varen Nagasaki

Coach : Takuya Takagi

Ils ont été la superbe histoire de la saison 2017 de J.League 2. Le V-Varen Nagasaki a décroché de manière totalement inattendue, et tout aussi méritée, leur première montée en J1 de leur courte histoire ! Sans aucun joueur de renom mais avec un collectif fort et un coach avec des idées. Avec Takuya Takagi le V-Varen a déjà gravi une grande montagne l'an passé, mais cette année c'est carrément l'Everest qui se présente face à eux ! C'est peu de dire que le V-Varen est le petit poucet de la saison, alors quelles sont les raisons d'espérer ?

Pour survivre à cette ascension périlleuse, Nagasaki a été assez actif sur le marché des transferts. Le profil de joueurs recherchés était assez clair : prime à l'expérience. Pour cela que Yuhei Tokunaga (FC Tokyo), Hokuto Nakamura (Fukuoka), Kenta Tokushige (Kobe) ou Masato Kurogi (Kofu) ont débarqué sur la cote ouest de Kyushu. Cette expérience ne sera pas de trop tant celle du V-Varen et de ses joueurs est famélique à l'échelle de la J1.

On retrouve quelques paris. Le principal étant d'aller chercher Musashi Suzuki et son statut d'éternel espoir n'ayant jamais percé. Peu de risques avec un prêt cependant. On suivra avec plus d'espoirs l’australien Ben Halloran. Âgé de 25 ans, l'ex international aux 6 sélections a un peu disparu des radars depuis en 2.Bundesliga et sa signature à Nagasaki a surpris. Enfin le sud-coréen Choi Kyu-baek, arrivé de dernière minute, tentera de se faire une place dans l'arrière garde menée par le capitaine Takasugi.

Les autres hommes forts de la montée se nomment Juanma Delgado, Takashi Sawada et Takuya Masuda, Tous ceux-là devront encore monter leur niveau d'un cran pour amener leur club aux portes d'un second miracle nommé maintien.

Enfin, cette montée a aussi un impact tout particulier quand on pense au fait que le V-Varen Nagasaki et le Sanfrecce Hiroshima vont croiser leurs chemins pour la première fois. Les deux villes martyrs des bombardements atomiques de 1945 ont déjà prévu des événements spéciaux en ce sens et le match entre les deux équipes sera disputé début Août, au beau milieu des cérémonies. Ce match qui s'annonce extrêmement spécial a déjà un nom : le derby de la paix. Et on ne manquera pas de vous en reparler en temps voulu.


Nagoya Grampus

Coach : Yahiro Kazama

Comme Shonan, Nagoya n'aura donc passé qu'une saison en J2. Mais ce fut bien plus pénible... C'est au bout d'un 0-0 face à l'Avispa Fukuoka lors de la finale des Play-off de promotion que Grampus a officialisé son retour. La saison 2017 aura même été assez chaotique par périodes mais grâce à un coup de collier bien senti dans le dernier quart de l'année, l'essentiel fut assuré...

C'est un mercato des plus paradoxal que nous a offert Nagoya cet hiver. Un mercato de nouveau riche qui ne sait pas comment gérer ses dépenses. Tout a commencé avec l'annonce du transfert choc de pour 11 millions d'euros ! Soit le double du plus gros transfert de l'Histoire de la J.League (pour Hiroshi Kiyotake il y a un an). Le dernier meilleur buteur du championnat brésilien avec Corinthians débarque donc à la pointe de l'attaque du promu pour remplacer le géant Robin Simovic. Avec son compatriote Gabriel Xavier et Hisato Sato en soutien la force de frappe est présente.

Autre recrue de renom : le gardien australien Mitchell Langerak. Un peu moins de 2M€ dépensés pour le faire venir de Levante. Le remplaçant de Matt Ryan en équipe nationale a du pain sur la planche en prévision. Car le gros problème de Nagoya c'est qu'à part ça il n'y a pas grand chose de bien...

Même en J.League 2 la défense de Nagoya était en papier mâché (65 buts encaissés en 42 matchs, digne d'un relégable), et ça n'a pas vraiment été retravaillé. Hiroto Hatao (Kofu) et Willian Rocha (Guarani, Brésil) arrivent sans apporter de réelles garanties. L'arrivée du second devrait ruiner les espoirs de temps de jeu de Washington car seuls trois joueurs étrangers hors AFC peuvent jouer en même temps. Enfin le milieu de terrain est nettement affaibli avec le départ du taulier Taishi Taguchi au Jubilo Iwata. Aria Jasuru Hasegawa (Omiya) arrive en principe pour le remplacer mais la perte en qualité est juste immense.

Et c'est tout. Près de 13M€ dépensés pour deux joueurs et un effectif plus déséquilibré que jamais. Comme en 2017 ça sera tout pour l'attaque. En J2 ça peut passer mais Nagoya est maintenant en J1. Et ce genre de choses peut très vite être sanctionné.

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