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Erste Liga n'est plus, bienvenue 2.Liga !

A partir de cet été, le deuxième échelon autrichien va avoir un nouveau profil. 16 équipes au lieu de 10, un nouveau logo et d’ambitieux rêves de la part de la Bundesliga. La Erste Liga devient 2.Liga et obtient un nouveau rôle au sein du football autrichien.

Une avancée vers le professionnalisme 

Christian Ebenbauer - membre du conseil d’administration de la Bundesliga et artisan de cette nouvelle ligue - évoque le rôle de ce nouveau championnat “Elle jouera un rôle central entre le football professionnel et le football amateur”. Dès la fin de la saison prochaine, le champion de Regionalliga (3e échelon) accédera directement à la 2.Liga, sans passer par des barrages. Ce nouveau système justifie l’effort de relier pro et amateur en Autriche. Actuellement, il y a 10 clubs en Erste Liga mais il faudra donc ajouter des équipes pour en avoir 16. Professionnels et amateurs se côtoieront et jusqu’à trois réserves amateurs de clubs de Tipico Bundesliga pourront accéder à ce deuxième niveau. Ce n'est donc pas seulement une opportunité pour les clubs mais aussi pour les joueurs de connaître les joies du professionnalisme. Ou en tout cas d’y parvenir plus facilement.

“Les clubs peuvent prendre beaucoup plus de décisions qu’ils ne l’ont fait par le passé. Ils ne doivent pas nécessairement maintenir une activité professionnelle.”

Ebenbauer met en avant le fait que les clubs les moins riches n’auront pas besoin d’avoir le statut professionnel pour rester en deuxième division. La transition entre amateur et professionnel va se passer dans le futur dans une seule ligue et non comme aujourd’hui, entre le deuxième et le troisième échelon. Christian Ebenbauer ajoute que “c’est une nouvelle situation, mais je suis convaincu que nous allons avoir un passionnant mélange de clubs.”.

Pour entrer dans cette nouvelle ligue, la Bundesliga a décidé d’être plus souple mais sportivement, il y a encore des exigences strictes. Dans un même temps, va être créé un ballon unique pour le championnat à l’image des autres secondes divisions dans les grands championnats européens. Pour le terrain, il devra obligatoirement faire 105 x 68 mètres. Les stades devront donc être homologués pour ce niveau.

Un championnat pour attirer

Lors de la divulgation de cette nouvelle formule, Christian Ebenbauer va même lancer une pique à l’UEFA “C’est du pur football ! Nous n’avons pas besoin de stades conformes pour l’UEFA, mais de terrains de sport modernes, qui attirent la population régionale.”. Altach avait dû jouer ses tours qualificatifs de Ligue Europa au Tivoli Stadium d’Innsbruck et Wolfsberger avait accueilli le Borussia Dortmund au Wörthersee Stadium de Klagenfurt, leurs stades n’étant pas homologués par les instances européennes. Ce nouveau système en deuxième division va aussi dans le sens d’un changement d’apparence. Dans le futur, la 2.Liga ne veut plus être considéré comme le “ petit frère “ de la Tipico Bundesliga mais comme une ligue plus différente. D’où les nombreuses nouveautés.

 

Le sport mais pas que

Concernant le nom et le logo, ils ont été décidés pour éviter les polémiques. Le nom “Erste Liga” avait égratigné certaines personnes à sa création, ne comprenant pas ce nom alors que c’est la deuxième division. Le terme “2.Liga” est tout d’abord plus compréhensible pour l’international, à l’instar de la 2.Bundesliga en Allemagne. Tout a été pensé et repensé, les objectifs de cette nouvelle ligue sont ambitieux dans tous les domaines. Le sportif et les infrastructures bien sûr mais aussi l’économique et le social. Pour les joueurs, la 2.Liga sera une passerelle vers la Tipico Bundesliga mais aussi vers les sélections jeunes. L’objectif est d’avoir au moins 25% du collectif Espoirs qui joue dans cette division. Avec les années, la qualité du championnat devrait s’améliorer et de plus nombreuses équipes pourront être candidates pour la montée. Aujourd’hui beaucoup de clubs font l’ascenseur entre les deux premières divisions.

La Bundesliga espère ainsi une plus large couverture médiatique pour sa ligue, avec des droits TV pouvant grimper jusqu’à 250 000 euros par an pour les clubs. 

 

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