Belgique : un premier bilan

Nous ne sommes qu'à la mi-mars et, pourtant, le championnat de Belgique semble déjà joué. Certes, le nom du futur champion n'est pas encore connu. Cela étant, il existe déjà deux certitudes. La première, c'est la surprenante relégation de Malines en deuxième division. La seconde, c'est la garantie de retrouver le Standard de Liège en Europa League, lors de la saison 2018-2019.

En 2009-2010, lors de l'entrée en vigueur de la nouvelle réforme du football belge, l'objectif était de garantir une fin de saison palpitante. En effet, à l'issue de la phase classique (30 matchs joués en aller-retour), les six équipes de tête se disputeront le titre de champion et les places européennes.

Parmi ces formations, nous retrouverons donc le FC Bruges, Anderlecht, Charleroi, Gand, Genk et le Standard de Liège. Durant dix journées, tous les yeux seront rivés sur les play-offs 1 (PO1). Ils débuteront ce 30 mars, avec un séduisant Standard – Charleroi.

Au niveau des formations, les PO2 A se composeront de Courtrai, du Lierse, de Mouscron, de Louvain, de Waasland-Beveren et de Zulte-Waregem, tandis que les PO2 B verront s'affronter l'Antwerp, le Beerschot, Eupen, Lokeren, Ostende et Saint-Trond. Spoiler : pour la plupart des ces rencontres, l'affluence moyenne ne dépassera pas les 2.000 spectateurs.

Pour faire simple, l'intérêt de ces PO2 est réduit à néant : dans le format actuel, plus aucun club ne peut basculer en division inférieure. Le seul enjeu consiste à terminer premier de la poule pour, ensuite, affronter l'autre leader de la poule et, enfin, affronter le 4e des PO1... pour espérer décrocher une place européenne à l'issue de la saison. Un véritable parcours du combattant qui n'intéresse ni les supporters, ni les joueurs. Soyons clairs : le seul intérêt des play-offs 2, cette année, sera la double confrontation anversoise opposant l'Antwerp au Beerschot. Un derby qui n'avait plus été joué depuis plus d'une décennie en match officiel. Mais, une fois encore, s'il s'annonce explosif en tribune, l'enjeu restera inexistant sur le terrain.

Et si les PO1 demeurent l'attraction principale de la première division du Plat Pays, force est de constater que les play-offs 2 (PO2) risquent, pour une année de plus, de s'apparenter à des matchs amicaux maquillés. Pour résumer, les équipes classées de la 7e à la 15e place à l'issue de la phase régulière s'affrontent dans une nouvelle compétition, réparties en deux groupes de six équipes. Pour apporter un peu de surréalisme à ce mini-championnat déjà farfelu, la Pro League a décidé d'inclure trois équipes évoluant dans l'antichambre, classées entre la 2e et 4e place au terme de leur phase régulière.

Venons-en au bas de tableau. À l'issue de la phase classique, c'est Malines qui a terminé lanterne rouge. Pas de séance de rattrapage pour le Kavé. Le club mythique de l'élite bascule dans l'antichambre après une saison décevante. Les conséquences de la relégation sont plutôt frustrantes : les Malinois, à égalité de points avec les Eupenois, descendent à la différence de buts. Le comble ? Alors que Malines prenait le dessus sur Waasland-Beveren lors de l'ultime journée de compétition, Eupen étrillait 4-0 Mouscron. Et, surprise, les dirigeants eupenois et mouscronnois sont de bons copains. Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Dans l'ascenseur, Malines croise le CS Bruges (qui s'est défait du Beerschot en finale de l'antichambre) et retrouve l'élite après quelques années de purgatoire.

Enfin, bien qu'en PO1, le Standard s'apprête à passer une fin de saison en roue libre. Les Liégeois ont remporté la Coupe de Belgique le week-end dernier, au terme d'un match complètement niais face à Genk. Au terme d'un match terriblement mauvais (une frappe cadrée dans chaque camp), les Rouches ont décroché leur onzième sacre dans la compétition, en l'emportant un à zéro.

Désormais, c'est une nouvelle compétition qui démarre. Avec ses avantages et, surtout, ses inconvénients.

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