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On était à TuS Koblenz-SV Waldhof Mannheim : la Champions League, c'est surcoté…

24 avril 2018. Soir de Ligue des Champions. Soir de demi-finales. Soir de spectacle. Alors non, la Champions League n’est pas surcotée, loin de là. Il faudrait être fou pour dire ça surtout avec cette édition 2017-2018. Cependant, pendant que Groundygui se régale à  Anfield, j’ai également mon petit plaisir footballistique de la semaine. En D4 allemande. Encore. Direction le Stadion Oberwerth de Koblenz pour TuS Koblenz-SV Waldhof Mannheim, match en retard de la 29è journée de Regionalliga Südwest.

Petite présentation rapide des protagonistes

Le SV Waldhof Mannheim a connu ses plus belles heures dans les années 80 (avec notamment une 6eplace en Bundesliga lors de la saison 84-85) et dans une moindre mesure les années 90 où le club se maintient en 2.Bundesliga. Le club bascule ensuite aux échelons inférieurs en Oberliga puis en Regionalliga. Club emblématique à Mannheim, il vit depuis quelques années dans l’ombre de son voisin, le TSG 1899 Hoffenheim. Waldhof Mannheim, c'est aussi l'ancien club de Gernot Rohr ou encore Hakan Calhanoglu et Dennis Aogo (qui ont joué en équipe de jeunes). Aujourd’hui, le SV Waldhof Mannheim ambitionne de retrouver rapidement les hautes sphères du football allemand et il s’en donne les moyens. Son public est fidèle et réputé comme l’un des plus chauds de la Regionalliga Südwest, son stade est digne d’un bon écrin de Ligue 2 française et son projet est cohérent.

Du côté des locaux, l'Histoire est un peu moins "prestigieuse". Malgré de nombreuses années passées en Oberliga et en Regionalliga voire en divisions amateures, le TuS Koblenz a également eu le droit à son passage en deuxième division entre 2006 et 2010. Depuis, le club patine et cherche à se stabiliser. Peu de joueurs connus à se mettre sous la dent si ce n’est le fameux Cha Du-Ri, qui s’est relancé à Koblenz avant de partir à Freiburg puis au Celtic.

L’avant-match

Cette rencontre entre le 2e et le 17ea plusieurs enjeux. Pour les visiteurs, c’est l’occasion de se rapprocher encore plus du tour final (où le SVW a échoué l'an passé) pour la montée en 3.Liga, niveau qu’elle n’a encore jamais connu puisque cette compétition a été crée en 2008.

Revenons rapidement sur ce "tour final". Les champions des 5 Regionalligen (Nord, Südwest, West, Bayern, Nord et Nord-Ost) et le vice-champion de Regionalliga Süudwest s'affrontent à cette occasion. 6 clubs, 3 tickets. Play-offs à l'allemande.

Le dernier passage au haut niveau du SV W.Mannheim date de 2002-2003. Ils étaient alors en 2.Bundesliga. Pour les locaux du TuS, cette rencontre est cruciale dans l’optique du maintien en Regionalliga et ainsi éviter de faire l’ascenseur.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le stade

Arrivée au stade à 18h45 et il y a du monde pour un match en semaine. Le club annoncera pendant le match 1621 spectateurs. Un bon score pour un match de D4 le mardi et ce n’est pourtant pas la concurrence qui manquait (ndlr Liverpool-Roma).

Ticket en poche, rendez-vous en Bitburger Kurve. Le Oberwerth Stadion est un stade de D4 comme on aimerait en voir plus dans l’Hexagone: simple mais avec du cachet. D’un point de vue « paysage », l’Oberwerth Stadion vaut le détour. Le Rittersturz domine le stade. C’est beau un stade.

Les Inferno Koblenz bâchent pendant que les Ultras Mannheim 1899 remplissent le parcage et se font déjà entendre. Par rapport à mon dernier match de D4 (Mainz II-Steinbach), on part sur quelque de chose de plus sérieux : projecteurs allumés, protocoles respectés et échauffement encadré.

L'Oberwerth Stadion dominé par le Rittersturz 

Le match

La première mi-temps est très agréable. Malgré un vent déroutant (surtout pour Paucken, le gardien du TuS), le jeu est plaisant. Toutefois, le TuS bégaie son football surtout en phases défensives. A l’inverse, le SVW multiplie les offensives avant de punir les locaux par deux fois à la 9eet 25eminutes.  Maurice Deville, l’international luxembourgeois (remplaçant lors du France-Luxembourg de septembre 2017) participe à la fête et soigne ses stats. Ces buts viennent punir Koblenz de son « jeu patate chaude ». Cette expression illustre un jeu teinté de précipitation, d’absence de communication et surtout de longs ballons pour "se rassurer" et éloigner le danger. Ma hantise.

Le kop local en berne

En 30 minutes, le SV Waldhof a déjà tué le suspens. Les Inferno Koblenz, déjà très tranquilles depuis le coup d’envoi, finissent par s’éteindre. Toutefois, la bâche restera en place pendant la seconde mi-temps jusqu’à la 85è minute. Un bel élément de décoration en somme.

A l’inverse, les Ultras Mannheim, à l’autre bout du stade, n’ont cessé de chanter.

 

En deuxième mi-temps, les locaux reviennent avec d’autres intentions et montrent un autre visage devant leur public. Les occasions s’enchaînent mais Markus Scholz, le dernier rempart de Mannheim, est infranchissable et préserve le très bon résultat du SVW.

 

Score final 2-0 pour les visiteurs. On a assisté à un bon match de foot avec beaucoup d’occasions, du rythme et du jeu. Même si les Ultras locaux ont dormi pendant 65 minutes, l’atmosphère de l’Oberwerth était plutôt agréable surtout pour un match en semaine. Fait rare, les joueurs viendront saluer et taper dans la main de tous les supporters encore présents en tribune. De l’autre côté du terrain, les joueurs du SV W. Mannheim fêtent ce grand pas vers la montée avec les centaines de supporters qui ont fait le déplacement. C’est beau le foot.

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Il est 21h quand je quitte Koblenz. J’essaie tant bien que mal de capter RMC sur mon portable pour suivre le mémorable Liverpool-Roma. Après avoir vu les exploits de Maurice Deville, on finit la soirée en beauté avec The Egyptian King. Sans les images cette fois.

 

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