[CDM 2018] Le périple russe - Episode 3: un Français à Lima (France - Pérou) | TLM S'En Foot
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[CDM 2018] Le périple russe - Episode 3: un Français à Lima (France - Pérou)

A ce moment, le voyage commence vraiment.  Saint-Pétersbourg et  Moscou sont les attractions principales qu’offre la Russie mais prendre un vol de 2 heures, se prendre 2 heures de décalage horaire tout en restant dans le même pays et aller encourager son pays dans une ville située à plus de 4500km de Paris c’est surtout ça qui est stimulant. En route pour France - Pérou !

 

L’avion prend son envol, une chanson péruvienne. L’avion passe au-dessus des nuages, une chanson péruvienne. L’avion atterrit sans problème, une chanson péruvienne. Leur bonne humeur est remarquable et ferait sourire les dépressifs. L’ennui est que je ne parle pas espagnol. Tant pis.

 

L’organisation est tout autre dans les « petites » villes russes (plus d’un million d’habitants quand même). Lorsque l’on arrive, nous sommes accueillis par un panel FIFA qui nous explique ce qu’il faut faire pour rejoindre le centre-ville, ce qu’il y a à voir dans ladite ville, comment se rendre au stade etc. Vraiment très bien organisé.

Autre chose : vu la taille de la ville, les transports en commun sont plutôt inutiles ce qui encourage les balades. C’est bien plus sympa que de prendre un escalator pendant 2 minutes 20 (j’ai chronométré, le métro moscovite est très, très profond) dans les mégalopoles (même si, oui, les stations de métro des 2 plus grandes villes sont des œuvres d’art).

 

Nous sommes le 19 Juin et la Russie joue son 2e match face à l’Egypte. Une victoire et c’est la qualification. Nous avons 2 heures de décalage avec Saint-Pétersbourg donc le match se déroule tard à Ekaterinbourg. Je trouve mon hôtel rustique mais bien centré grâce à un taxi (1000 roubles soit 13 euros ce qui n’est pas cher du tout) et ma chambre dispose d’une télé cathodique old school. Le match est sur télé publique donc je peux me mater la deuxième mi-temps en VO. Le commentateur devient fou lorsque les Russes mettent 3 pions aux Égyptiens et l’après-match est ponctué par des coups de klaxons russes célébrant cette victoire comme si ils avaient gagné le trophée. Je suis fatigué mais tellement content pour eux que ce bruit ne me dérange pas.

 

 

Nous, supporters Français, ne sommes pas nombreux. Les médias disent 2000 mais j’ai l’impression que nous sommes bien moins. Qu’importe, les Péruviens mettent une ambiance de folie dans le centre-ville toujours avec cette bonne humeur enivrante. Ils savent que nous sommes meilleurs qu’eux, ils savent qu’ils vont probablement se faire éliminer mais ils profitent d’être là. Incroyable de voir autant de personnes venant d’aussi loin.

 

 

Le stade d’Ekaterinbourg possède 2 tribunes temporaires ajoutées pour l’occasion et mieux vaut ne pas avoir le vertige lorsque l’on y monte. J’ai de la chance de ne pas assister à la rencontre dans une de ces pièces rapportées car j’ai le vertige. Je suis naturellement isolé avec un mon maillot bleu marine au milieu d’une marée rouge et blanche. Malgré la différence de maillot, les supporters du Pérou me serrent la main et me filment lorsque je chante la Marseillaise. Tout au long du match, ils me félicitent sur la qualité de notre effectif. What a team man ! F*ck !

 

 

Match pas fou. On marque en première mi-temps, on ne fait absolument rien en seconde mais l’essentiel est là : nous sommes premiers de notre groupe avec 2 victoires en 2 matches. Jusqu’ici tout va bien. Le retour se passe dans le calme (le stade est à 10 minutes à pied même pas du centre-ville) et je passe une bonne soirée avec les Péruviens qui prennent la défaite de l’Argentine face à la Croatie (0-3) tellement sérieusement que j’ai l’impression que c’est leur équipe qui se fait balader. Les Sud-américains sont très solidaires entre eux. Ce n’est pas vraiment le cas de nous, Européens.

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