Sign in / Join

On était à FC Saint-Gall - FC Bâle

Le stade7
Le football7
Le public et les gens7
Les alentours8
La ville7.5
L'expérience groundhopping8
7.4
Reader Rating: (0 Rates)0

On profite d’une belle promo de la compagnie Flixbus (15€ le trajet depuis Lyon) pour se rendre à St Gall. Ce n’était pas forcément prévu mais c’est finalement plutôt logique. Il n’y a bien entendu rien d’officiel et on peut le contester, mais les supporters de St Gall semblent considérés parmi les meilleurs de Suisse. On a évidemment le FC Bâle et le FC Zurich devant eux puis probablement une lutte entre St Gall et ceux de Berne (à confirmer, je ne m’y suis pas encore rendu).

La ville

J’arrive sur les coups de 5h du matin, en attendant que la ville s’éveille je me décide à prendre mon temps et marcher jusqu’au parc domanial Drei Weieren (les Trois Etangs). Même de nuit, la ville me plait déjà énormément. L’architecture des quartiers est en tout point merveilleuse, et le lieu où je m’apprête à me rendre est un formidable havre de paix. A 6h du matin, le parc pourrait paraitre glauque (un peu par ma faute : que fais-je ici dans la pénombre ?) puisque je ne croise que quelques coureurs. Mais le lieu doit être extrêmement convivial de jour et surtout l’été lorsque les habitants viennent s’y détendre (yoga, baignade, promenade). Il donne aussi une vue imprenable sur la ville.

Je continue de m’égarer un peu plus loin dans un paysage toujours plus vert avec notamment une ferme avant de revenir sur mes pas puisque jusque dans le centre-ville. La promenade se prêterait en tout cas très bien en famille ou avec des animaux. Si tout cela est fort appréciable, St Gall n’est qu’une petite ville de 70 000 habitants et les attractions touristiques de la ville ne semblent pas légions. Néanmoins pour du groundhopping sur un petit week-end, c’était vraiment chouette de simplement profiter de la nature, des paysages et d’un centre charmant. Malgré sa taille, les samedis paraissent vivants jusqu’au bout de la nuit : il y’avait encore des trains, sans doute locaux, après 2h du matin.

Le stade

J’arrive quand même un peu à bout de la ville en début d’après-midi, et je me dis que je vais déjà me rendre au stade même si le match est à 19h. En effet, comme à Bâle le stade est excentré au milieu d’un axe routier important et se trouve être l’emplacement également du grand centre commercial de la ville. Finalement, derrière le stade du Kybunpark se trouve le stade de Gründenmoos et d’autres terrains pour les jeunes. Je me suis donc posé devant plusieurs matchs. En arrivant du centre, le Kybunpark ne faisait pas bonne allure. Mais lorsqu’on le regarde depuis le stade Gründemoos, la vue est autrement plus belle.

A quelques heures du coup d’envoi, la grande place autour du stade est assez calme avec une identité assez peu prononcée des supporters contrairement aux fans zurichois et bâlois. On a quand même de bons stands de bouffe ainsi qu’un DJ qui joue avant et après le match histoire de faire de l’évènement sportif un peu plus qu’un simple A/R au match. A l’intérieur, le stade est irréprochable. Les tribunes sont proches du terrain, et j’aime particulièrement le style de la tribune présidentielle.

L’atmosphère

Moi, je me trouve dans la tribune du Kop. La tribune est suffisamment grande pour accepter des fans « lambdas ». On a 70% de la tribune conçue debout et les côtés qui proposent des sièges. Dans la réalité tout le monde est cependant debout. l’entrée des joueurs, un tifo et des fumigènes nous plongent dans le rouge. Les bâlois ripostent évidemment avec eux aussi une animation par des fumigènes. Même si ça ne prend pas toujours toute la tribune, cela chante sans discontinuer (extrait pendant l'entrainement et annonce des joueurs) et puis sans comprendre les paroles on sent quand même toujours une aussi belle haine de l’adversaire en Suisse, c’est sympa. Les rivalités sont fortes. Sur le seul but des verts, on voit même un peu partout en latérale des fans rester debout quelques instants de plus pour sauter et chanter avec le Kop.

Le match

On joue aujourd’hui un match important puisque le FCSG affronte le FC Bâle. Les deux équipes sont au coude-à-coude pour les premières places européennes. A l’image du foot allemand (on est à 30km de l’Allemagne à vol d’oiseau) et de ce que le foot suisse m’a déjà proposé, les matchs sont toujours débridés. Les équipes ne semblent pas se soucier des contre-attaques sans être en supériorité numérique. C’est l’hôte qui va ouvrir le score avant de voir les bâlois égaliser devant nos yeux. Comme dans le derby zurichois et malgré les sentiments exacerbés des fans en Suisse, l’adversaire ne se prive surtout pas de chambrer en tendant l’oreille devant le Kop (en France, on trouverait le moyen de traiter ça en commission de discipline). Jusqu’à ce qu’un match suisse me déçoive peut-être, je continue d’adorer ce sentiment d’appartenance des fans et des joueurs au club.

Ce sentiment, il est très bien vécu à la fin du match même si les bâlois vont plier le match 3-1. Déjà, rien d’exceptionnel mais cela continue de chanter. Mais surtout, quand le match est terminé les Saints-Gallois doivent se présenter devant les supporters et les remercier. Le jugement du jour sera clément : des énormes chants et applaudissements pour les joueurs. Je vais continuer de me répéter dans chaque CR suisse-allemand : c’est une belle tradition qui manque considérablement à la France, où l’on construit (involontairement ?) une ligne séparatrice entre joueurs et supporters. Les supporters n’ont pas à se plaindre et les joueurs peuvent se cacher.

C’est donc une nouvelle bonne expérience suisse qui se termine. Je peux conseiller la destination, de préférence l’été, en un jour ou un petit week-end si cela peut vous revenir à pas trop cher. La ville est à la frontière allemande, coupée par le lac de Constance (par ailleurs, certainement à faire si vous êtes en voiture), mais pas grand-chose n’est directement accessible à l’exception de Zurich et Munich (via la ligne flixbus Lyon -> St Gall -> Munich).

Laisser un commentaire