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Preview J.League 2019 - Qui veut la peau de Kawasaki Frontale ?

C'est le retour de la J.League ce vendredi midi ! Après une saison 2018 qui a vu Kawasaki Frontale conserver sa couronne, les dés sont relancés et la concurrence a les crocs. Et il faudra bien car le champion semble plus fort que jamais ! L'intersaison ne fut pas extrêmement agitée tant au niveau des départs vers l'étranger que pour les nouvelles têtes.

Les transferts de Gen Shoji vers Toulouse, de Junya Ito à Genk, de Shuichi Gonda pour Portimonense ou de Ko Itakura à Groningen sont les principaux. Pour les nouvelles arrivées, on est surtout heureux de voir débarquer Leandro Damiao à Kawasaki ou David Villa à Kobe pour nous montrer de quoi ils sont capables !

Une tendance à la stabilité dans les effectifs après une saison dernière animée et un classement hyper resserré. Stabilité au niveau des entraîneurs également puisque seuls deux clubs ont ramené du sang-neuf, espagnol en l’occurrence, sur leurs bancs avec Miguel Angel Lotina au Cerezo Osaka et Lluis Carreras à Tosu.

Au niveau du règlement, nous avons par contre une évolution concernant celui du nombre de joueurs étrangers. Les clubs de J.League 1 peuvent maintenant inscrire autant d’étrangers qu'ils le souhaitent auprès de la Ligue. Cependant la limite pour une feuille de match de 18 joueurs a été fixée à cinq joueurs étrangers au maximum. Cela n'inclut toujours pas les joueurs issus de "nations partenaires" (Thaïlande, Vietnam, Birmanie, Cambodge, Singapour, Indonésie, Malaisie et Qatar) qui comptent donc toujours comme des locaux.

Toujours pas de VAR au programme en championnat et peu de monde s'en plaindra. Cependant celle-ci fera l'objet d'expérimentations lors des derniers matchs de Coupe de la Ligue et pour le barrage de promotion. Il faudra voir les conclusions et la décision qui en découlera pour 2020.

Et enfin on ne peut que se morfondre en voyant encore que la J.League ne sera absolument pas retransmise en France par un quelconque média. En espérant que la Ligue travaille sérieusement à ce sujet et arrive à se vendre un minimum. Il vous faudra nous suivre sur notre compte Twitter @JLeagueFr pour être au fait de tout ce qui se passe ! Sans plus attendre, il est temps de passer au vif du sujet équipe par équipe.

Crédit : Jleague.jp


LA COURSE AU TITRE

Kawasaki Frontale

Le champion est donc resté champion. Les hommes de Toru Oniki sont allés chercher le second titre de l'histoire du club après une grosse seconde partie de saison qui les a vus fondre sur Hiroshima. Est ce que Frontale a ce qu'il faut pour remettre ça en 2019 et faire le "Three-peat" ? La réponse est oui. Le club a conservé la même stratégie que depuis deux saisons et conserve son ossature tout en ajoutant quelques renforts bien sentis.

L'arrivée de Leandro Damiao (10 buts en Brasileirao 2018 avec l'Internacional Porto Alegre) a été le plus gros coup de l'intersaison. L'attaquant brésilien de 29 ans débarque en J.League avec l'étiquette de machine à buts et un profil qui change radicalement par rapport à Yu Kobayashi.

Si ce dernier est parfaitement adapté à la J.League, le brésilien arrive sans doute pour essayer de faire passer un palier au club sur la scène continentale. Surtout après la débâcle de la saison passée et une piteuse élimination en poule. Avec les trois derniers MVP que sont Kengo Nakamura (2016), Yu Kobayashi (2017) et Akihiro Ienaga (2018) pour le servir, il devrait pouvoir montrer toutes ses qualités.

En plus de Damiao, Kawasaki Frontale est allé chercher de bons compléments. A commencer par Kazuya Yamamura qui arrive du Cerezo Osaka et dont la polyvalence le rend capable de jouer à presque tous les postes d'axe !

Deux brésiliens débarquent avec le défenseur central Jesiel (Atletico MG) et le latéral droit Maguinho (Vila Nova). Egalement au poste d'arrière droit, Kazuaki Mawatari a été recruté au Sanfrecce Hiroshima où il était remplaçant. Les deux derniers cités auront la tache de remplacer Elsinho dans le onze de départ. Ce qui ne s'annonce pas facile.

Le cas Elsinho est d'ailleurs le point d'interrogation de cet hiver. Meilleur latéral droit du championnat depuis trois saisons, Kawasaki n'a pas fait prolonger le très offensif brésilien, qui a signé avec Shimizu S-Pulse. Ses remplaçants n'apportent pas autant de garanties sur le papier et il sera intéressant de voir ce que Oniki va faire sur les premières rencontres.

L'autre sujet de discorde concerne enfin la gestion des deux jeunes espoirs que sont Koji Miyoshi et Ko Itakura. Le premier a été de nouveau prêté alors qu'il sortait d'une superbe saison avec Sapporo et qu'il est légitimement considéré comme un des meilleurs jeunes du championnat. Il méritait mieux qu'un prêt au rival Yokohama F-Marinos. Enfin le second s'est déjà envolé vers l'Europe en signant à Man City qui l'a de suite prêté 18 mois au FC Groningen. Les deux internationaux espoirs auraient pu être très utiles cette saison, Kawasaki devra composer sans.

Pas de problèmes majeurs toutefois et Frontale va avancer dans cette saison avec le statut de grand favori. Aucune faiblesse manifeste, un style de jeu toujours plus maîtrisé et séduisant, des cadres à pleine maturité et qui ont toujours à offrir. Tous les feux sont au vert.


Urawa Red Diamonds

Ça fait maintenant onze ans que les Reds attendent un nouveau titre de champion du Japon. Et si Urawa était cette année la figure de proue des opposants à Kawasaki ? On peut être tenté de se le dire malgré la défaite inaugurale en Supercoupe face à Frontale (1-0).

Depuis l'arrivée d'Oswaldo de Oliveira sur le banc en milieu de saison dernière, les diamants rouges ont retrouvé de l'éclat dans le jeu. La barre a été redressée en championnat après un départ chaotique et la saison s'est achevée sur un titre avec le succès en Coupe de l'Empereur, synonyme de qualification pour l'AFC Champion's League ! L'idée sera de surfer sur cette fin d'année en restant avec le 3-5-2 mis en place, un recrutement très solide et des retours de blessures attendus.

Les arrivées du néo-international Ryosuke Yamanaka (Yokohama F-Marinos) et de Kenyu Sugimoto (Cerezo Osaka) sont les deux plus gros coups du mercato des Reds. Le premier est un des favoris à la succession de Yuto Nagatomo en équipe nationale. Un joueur dans le même style avec des prédispositions naturelles pour aller porter le surnombre dans le camp adverse. Son rôle dans le système des Reds devrait lui aller parfaitement. Pour Kenyu Sugimoto il s'agit de se relancer après une saison 2018 ratée, aux antipodes de ce qu'il avait montré avant celle-ci et qui lui avait valu d'être appelé en sélection et d'être pisté en Europe. Les Reds misent sur lui pour vite se refaire au sein d'une attaque pléthorique. Ces deux-là devraient rapidement prendre les places de Tomoya Ugajin et de Yuki Muto.

Le recrutement d'Ewerton (jusqu'alors prêté à Portimonense par le FC Porto) au poste de milieu défensif apparaît comme un bon coup à un poste qu'il fallait renforcer. L’expérimenté Daisuke Suzuki (Kashiwa Reysol) apportera un peu plus de solutions derrière les trois défenseurs centraux titulaires. Enfin le petit ailier Koya Yuruki (Montedio Yamagata) est plus là pour l'avenir mais sera à suivre.

Des arrivées solides et aucun départ préjudiciable alors pourtant que celui de Mauricio se posait en fin de saison. Ce mercato apparaît sur le papier comme un succès. L'effectif est à la fois cohérent et fourni en quantité comme en qualité avec les tauliers habituels que sont Yosuke Kashiwagi, Tomoaki Makino ou Shinzo Koroki. Une fois les recrues de l'été dernier Andrew Nabbout et Fabricio complètement remis de leurs blessures, l'armada offensive sera même des plus impressionnantes.

Il y a moyen de faire beaucoup mieux en J1 que la cinquième place de 2018. Bien figurer en ACL est également envisageable malgré un groupe relevé. Une compétition qu'Urawa a remporté en 2017. Après celle-ci et la Coupe de l'Empereur il y a donc un dernier trophée à ramener. Celui qu'attendent tous les nombreux supporters des Reds...


Kashima Antlers

Club le plus titré du Japon et actuel champion d'Asie, Kashima fait comme d'habitude partie des équipes favorites au titre 2019. Les Antlers ont bien mérité un peu de repos après une fin de saison au rythme fou entre l'ACL remportée, la Coupe de l'Empereur et la Coupe du Monde des clubs. Troisièmes en 2018, Kashima garde encore un effectif très fort mais a du faire face cet hiver à trois départs marquants.

Le premier est bien sûr celui de Gen Shoji. L'international japonais a fait ses valises pour Toulouse et la Ligue 1 où il enchaîne déjà les matchs. Une perte difficilement remplaçable en qualité. L'autre départ est plus surprenant et c'est celui de Daigo Nishi. La latéral droit, référence du poste en J1 avec Elsinho, a succombé aux sirènes du Vissel Kobe. C'est donc les deux indéboulonnables de la défense des Antlers qui ont quitté le navire et cela se ressentira forcément à un moment donné. Et on est encore un peu surpris en voyant que personne n'est arrivé de l'extérieur pour renforcer l'arrière garde.

C'est Atsuto Uchida qui pourrait récupérer le poste à droite mais sa saison dernière n'était pas des plus convaincantes, lui qui a traversé une très longue période de blessures avant de rentrer au pays. Du coup il est également très possible que Koki Anzai passe de la gauche vers la droite, ce dont il est capable. Ce fut d'ailleurs la solution choisie en barrage d'ACL avec Shuto Yamamoto à gauche.

Enfin dans l'axe, pour remplacer Shoji, c'est le jeune Koki Machida qui devrait être en concurrence avec Tomoya Inukai pour jouer à côté de Jung Seung-hyun. Sa marge de progression est intéressante mais, à 21 ans, le solide gaucher a encore à apprendre.

Le troisième départ est enfin plus important pour le symbole que pour l'aspect sportif. Âgé de 39 ans, la légende du club Mitsuo Ogasawara a décidé finalement de prendre sa retraite après avoir soulevé la première ACL des Antlers. Un rôle mineur sur le terrain mais sans doute important dans le groupe. D'autres comme Yasushi Endo ou Uchida (promu capitaine) devront plus faire ce travail dorénavant.

Si des questions se posent derrière, pour le reste il y a de quoi être confiants. La paire de milieux Leo Silva - Kento Misao a roulé sur l'ACL comme le duo d'attaque constitué de Yuma Suzuki et Serginho. Enfin on a la confirmation de tout le talent de Hiroki Abe que l'on a hâte de voir avec maintenant le numéro 10 dans le dos, avant de le voir prochainement en équipe nationale ?

De légers ajouts sont venus compléter l'effectif mais ne sont pas destinés à être des titulaires. On pense à Sho Ito (Yokohama F-Marinos) qui apportera un profil différent et un peu de poids dans la surface adverse ou à Ryohei Shirasaki (Shimizu S-Pulse) pour les ailes. Enfin de jeunes promesses ont aussi débarqué avec Ikuma Sekigawa, un des plus gros espoirs du pays en défense centrale qui sort du lycée à 18 ans. Il faudra surveiller l'évolution de Taiki Hirato qui sort d'une saison énorme en prêt en J2 et celle de Shintaro Nago. Et on ne parle pas d'Ayase Ueda qui arrivera dans deux ans à l'issue de son cursus universitaire mais qui peut déjà faire quelques matchs par saison en tant que joueur spécialement désigné et qui est déjà international espoir... De quoi voir la suite des événements avec sérénité.


LES OUTSIDERS

Consadole Sapporo

Les nordistes ont surpris tout leur monde en 2018 en arrivant à une historique quatrième place ! La troupe de Mihailo Petrovic aurait même pu faire mieux et accrocher une place en ACL sans une contre-performance contre Hiroshima à la dernière journée. Mais l'essentiel est ailleurs.

L'idée de jeu très offensive de "Misha" a trouvé écho en ses joueurs et fait du Consadole Sapporo une des plus agréables équipes à voir jouer en J.League, et les résultats sont là. Pour continuer sur cette voie l'intersaison a été plutôt bien gérée en récupérant nombre de nouvelles options offensives qui pourraient se régaler en sortie de banc.

Le principal écueil de ce mercato est le départ de Koji Miyoshi. Prêté par Kawasaki Frontale, ceux-ci l'ont prêté ailleurs pour cette saison et Chanathip Songkrasin aura donc d'autant plus de responsabilités. Ce qui ne devrait pas gêner le petit génie thaïlandais qui sort d'une grande année qui l'a vu être nommé dans l'équipe type de la saison ! Le premier joueur d’Asie du Sud-Est à connaitre cet honneur.

Autre départ qui a rendu triste les supporters Dosanko, celui de Ken Tokura pour le Cerezo Osaka. Meilleur buteur de l'histoire certes récente du club, il faisait plus que suppléer à merveille les absences de Jay Bothroyd. Le nombre de nouvelles options à sa place devrait relativiser ce départ.

Après une saison 2018 de qualité, Musashi Suzuki arrive à Sapporo pour confirmer son potentiel à un niveau plus élevé qu'à Nagasaki. Ça sera à lui d'être le premier soutien de Jay à l'avant-garde de l'équipe. Les brésiliens Anderson Lopes (FC Seoul) et Lucas Fernandes (Fluminense) ainsi que le virevoltant Yuto Iwasaki (Kyoto Sanga) peuvent aussi apporter leur nombre de buts.

Au milieu de terrain aussi ce Consadole là ne manquera pas d'options vu que tout les joueurs majeurs sont restés et que Yoshihiro Nakano (Vegalta Sendai) et Shogo Nakahara (de retour de prêt) ont rejoint le club.

Le seul manque de cette équipe se trouve sans doute en défense. Peu d'options, pas d'arrivées et donc on va repartir avec Hiroki Miyazawa au milieu de la défense à trois. Lui qui est un vrai milieu de terrain. Mais le fait de voir le numéro 10 de Sapporo en libéro est quelque part un beau symbole de ce qu'est vraiment le Sapporo de Petrovic, technique et jeu vers l'avant en priorité à tous les niveaux du terrain !

Le Consadole peut-il devenir une force sur laquelle il faut compter durablement ? Tout le défi est là. Promu en 2017, le club n'avait jamais réussi à se maintenir en J1 et on le retrouve aujourd'hui à ce niveau. Le plus dur sera d'y demeurer.


Cerezo Osaka

Le Cerezo sort d’une saison mitigée avec une 7e place dénuée de saveur pour ceux qui s’étaient offert une inattendue place sur le podium la saison précédente. Pas d’AFC Champions League cette saison, le club d’Osaka doit encaisser un coup dur mais plus ou moins attendu, le départ de son attaquant phare, Kenyu Sugimoto. Longtemps pressenti du côté de l’Europe lors du précédent mercato, l’enfant du club prend finalement direction vers le nord, et pose ses valises à Saitama pour y rejoindre les Reds d’Urawa, un club peut-être plus à même d’assouvir ses ambitions.

Si le Cerezo ne perd pas toutes ses feuilles, c’est bien d’importantes branches qui s’en vont durant l’hiver. L’entraîneur sud-coréen Yoon Jung-hwan a été invité à partir à l'issue de son contrat, Hotaru Yamaguchi et Kazuya Yamamura ne prolongent pas non plus l’aventure du côté d’Osaka, et s’en vont respectivement rejoindre Kobe et Kawasaki.

Le club doit pallier ces départs importants, et c’est l’entraîneur espagnol Miguel Ángel Lotina qui devra composer avec une équipe légèrement remodelée. Le Basque n’est pas étranger au football japonais puisqu’il officiait les deux dernières saisons dans la capitale nippone, au Verdy. Deux saisons qui l’auront vu emmener le Verdy jusqu’en play-off de J2.

Et pour installer le nouveau manager dans de bonnes conditions, il est primordial que le poste laissé vacant par Sugimoto soit comblé. C’est Ken Tokura impérial depuis plusieurs saisons du côté de Sapporo qui rejoint le Cerezo, au grand dam des supporters du club d’Hokkaido. Il sera sans surprise associé au capitaine Yoichiro Kakitani dans l’espoir de former une paire efficace.

Le club s’attire aussi les services d’un attaquant brésilien, Bruno Mendes prêté par le club uruguayen de Maldonado. Pour remplacer Yamaguchi, l’équipe s’offre les services du milieu de terrain argentin Leandro Desabato qui quitte le Vasco de Gama pour tenter l’aventure Japonaise. Toujours dans l’optique de renforcer son milieu, le club attire de solides éléments, Naoyuki Fujita (Kobe) et Hiroaki Okuno de Sendai. Deux joueurs qui vraisemblablement auront leur carte à jouer au cours de cette saison, et sauront faire valoir leur expérience. Finalement, la ligne défensive des hommes en rose se voit inchangée, logique quand on sait que l’équipe à terminée cinquième meilleure défense du championnat en 2018, une prestation suffisante aux yeux du staff.

Que peut-on donc attendre de ce Cerezo là ? Difficile à dire, car même si équipe semble bâtie pour jouer le haut de tableau, il paraît compliqué de la voir rivaliser avec les prétendants au titre. Même si les nouvelles têtes peuvent paraître prometteuses, il est ardu d’imaginer ce que cet effectif saura produire sous la houlette de son nouveau coach.


Shimizu S-Pulse

Après un maintien arraché à l'ultime journée en 2017 au détriment de Kofu, Shimizu S-Pulse a su faire ce qu'il fallait pour se donner de l'air en 2018 avec un maintien tranquille. Et mieux que ça, avec l'arrivée sur le banc de Jan Jonsson, on a eu droit à un superbe cru niveau jeu.

Porté vers l'avant et technique. Symbolisé avec la révélation Koya Kitagawa qui a été jusqu'à l'équipe nationale le mois dernier. Deuxième meilleure attaque en 2018 et uniquement devancé par le champion Kawasaki, S-Pulse ne devrait pas renier ses principes pour la nouvelle année.

Par contre Shimizu a bien saisi qu'il fallait en contrepartie améliorer le secteur défensif. Ce qu'ils ont fait avec en tête de file l'arrivée d'Elsinho dans ce qui a été un des mouvements les plus surprenants de l'hiver ! Titulaire indiscutable à Kawasaki, il a été un des artisans des deux titres de champion de Frontale. Le voir arriver chez le dernier huitième du championnat est un petit mystère mais son profil vraiment offensif, sans être mauvais dans les taches défensives, devrait parfaitement coller au style de jeu de S-Pulse. Et ce n'est pas Shota Kaneko qui s'en plaindra, leur association sur le côté droit pourrait bien faire des ravages.

A côté de lui, le solide Wanderson a été recruté à l'Athletico Paranaense pour occuper l'axe avec Hwang Seok-ho et palier le départ de Freire à Shonan. A moins que l'international espoir Yugo Tatsuta ne repasse dans l'axe et s'y impose.

Peu de remue-ménage dans les reste des lignes. On note l'arrivée de Renato Augusto au poste de milieu défensif. On vous arrête tout de suite, ce n'est pas l'international qui est lui toujours en Chine. Mais son profil peut rester intéressant.

Enfin on apprécie aussi de voir que Keita Nakamura va continuer en J1 avec S-Pulse après sa belle saison avec le V-Varen Nagasaki. Un joueur qui a aussi la particularité d'être passé par la France à l'AC Boulogne-Billancourt lors d'un échange universitaire. Une bonne arrivée et un profil polyvalent qui, là encore, semble adaptée à ce que recherche Jonsson.

On a de quoi être assez optimistes en ce qui concerne le club de Shizuoka. Il y a toutefois une vraie ombre au tableau qui est apparue le mois dernier avec la santé de Douglas. L'attaquant brésilien, arrivé l'été dernier avec un vrai impact, s'est vu décelé des problèmes d'arythmie cardiaque. Rentré au Brésil pour un traitement, il vient d'y revenir et a repris l'entrainement. On lui souhaite que ce passage ne soit plus qu'un mauvais souvenir et qu'il retrouve les terrains de J1 rapidement. Chong Tese saura faire ce qu'il faut en attendant qu'il retrouve sa condition. Même si on a hâte de revoir le quatuor composé de lui-même, Koya Kitagawa, Shota Kaneko et Hideki Ishige ! Le tout proche Mont Fuji devrait être une inspiration pour encore viser plus haut cette saison.


Gamba Osaka

Le Gamba a connu en 2018 une saison à deux visages. Un peu comme le Sanfrecce Hiroshima mais dans l'autre sens. Après une première moitié de saison plus que médiocre sous les ordres de Levir Culpi, le club du nord d'Osaka s'est transformé après son limogeage et l'arrivée de Tsuneyasu Miyamoto aux commandes. L'ancien taulier du Japon en 2002 connait bien la maison après y avoir fait ses classes jusqu’aux U23 qui évoluent en J3. Son arrivée a fait un bien fou à tout le club qui n'attendait que ça depuis déjà de longs mois. Une série de neuf victoires de suite en fin de saison les a vite sortis de la zone rouge et posé les bases pour la nouvelle année.

Le moral est donc très bon à l'heure d'aborder 2019. Le mercato a été satisfaisant avec tous les cadres comme Hwang Ui-jo qui sont restés au club. Le buteur sud-coréen sort de la meilleure saison de sa carrière et est maintenant le numéro un à son poste en sélection. Une arme fatale pour Tsune'. L'arrivée l'été dernier de Kazuma Watanabe lui a aussi été très favorable vu la complémentarité que ces deux-là affichent depuis. Même Ademilson a semblé retrouver des couleurs petit à petit.

C'est sur le secteur défensif que l'effort a été fait cet hiver avec l'arrivée de Kim Young-gwon de Guangzhou Evergrande. Comme Ui-jo c'est un élément indiscuté de sa sélection et son association avec Genta Miura s'annonce des plus solides. Derrière ces deux-là c'est Naoaki Aoyama qui assurera en cas d'absence. L'ancien de Yokohama revient de Thaïlande où il évoluait depuis 2015 à Muangthong United. Beaucoup d'expérience arrive avec ces deux joueurs et le secteur s'en trouve largement amélioré par rapport à un Fabio qui a quitté le club en fin de contrat.

Pas trop de nouveauté sur les côtés que ce soit en défense ou pour les ailes. On suivra tout de même comment Tatsuya Tanaka va s'intégrer à l'équipe. Arrivé du Roasso Kumamoto il avait surnagé dans son équipe en 2018 en ayant marqué 9 buts et donné 12 passes décisives. Il apportera de la concurrence à Kosuke Onose, lui même arrivé l'été dernier et très performant depuis.

Et puis enfin le Gamba ne serait pas le Gamba sans les papys flingueurs que sont Yasuhito Endo et Yasuyuki Konno. Âgés de 39 et 36 ans, les anciens internationaux repartent au mastic pour une année de plus. Une longévité remarquable et des performances toujours à la hauteur en plus d'être les relais de Miyamoto sur le pré. Pour ramener le Gamba vers les sommets ? Pas impossible !


LES INCLASSABLES

Sanfrecce Hiroshima

Le Sanfrecce c'était la belle surprise de 2018. Enfin, de la première moitié de 2018 pour être précis. L'équipe menée par Hiroshi Jofuku a en effet été proche de la perfection jusqu'au break de la Coupe du Monde. Une très large avance engrangée avec une solidité défensive peu commune et une grande efficacité offensive symbolisée par un Patric qui marchait sur l'eau. Et puis patatras.

La moiteur de l'été a révélé des failles et le pari de Jofuku de ne procéder à presque aucune rotation d'effectif a mené les trois flèches à se briser net en fin de saison. Deux points lors des neuf dernières journées, le naufrage a été total et le titre de champion qui leur semblait promis s'est envolé vers Kawasaki. Le club a même été à un but près de sauter du podium et de ne pas se qualifier en Champion's League à la dernière journée.

Du coup on a un peu de mal à imaginer la même entame pour la saison 2019. La machine va être très compliquée à relancer avec un entraîneur qui a encore montré ses limites bien connues, un recrutement assez minimaliste et l'ACL à disputer en plus. L'ossature de l'équipe sera la même et manque de renouvellement. Peu de recrues semblent capables de sauter dans le XI et de s'y imposer comme des joueurs majeurs. Douglas Vieira (Tokyo Verdy) remplace Teerasil Dangda dans le groupe et enfin Emil Salomonsson (IFK Göteborg) arrive pour le poste d'arrière droit. Akira Ibayashi (Tokyo Verdy) sera sans doute juste une doublure et on a du mal à imaginer Gakuto Notsuda (Vegalta Sendai) avoir un grand impact sur l'animation offensive du Sanfrecce.

Les cadres habituels vont devoir remettre le bleu de chauffe et on pense aux internationaux Toshihiro Aoyama et Sho Sasaki pour ça. Le problème est aussi que le premier est revenu blessé de la Coupe d'Asie, son indisponibilité est inconnue et les solutions de remplacement très légères comme l'ont montré le barrage d'ACL de mardi. Le Sanfrecce a été indigent et a du attendre la séance de tirs au but pour passer en poules par la toute petite porte. On y a revu tous les défauts du Sanfrecce de la fin de 2018 et ça fait forcément peur pour la suite...

La pression pour cette nouvelle saison est donc forte sur les épaules de Hiroshi Jofuku. Largement et justement critiqué en fin de saison par les supporters, il ne devra pas se rater au démarrage ou sa position au club deviendrait vite précaire. La base de son équipe a de l'expérience à revendre pour faire en sorte que cela n'arrive pas mais est ce que le mental suivra ? Attention, la saison galère pourrait bien pointer le bout de son nez assez vite.


Vissel Kobe

Les grands dépensiers de la J.League avaient encore quelques yens à mettre sur la table malgré l'arrivée d'Andres Iniesta l'été dernier. Le club et son président Hiroshi Mikitani savent que le temps leur est compté pour gagner avec l'équipe mise en place depuis un an et demi à base de stars au crépuscule de leurs carrières. Et pour accompagner El Mago, c'est El Guaje qui a débarqué à Kobe cet hiver !

David Villa est la dernière recrue de notoriété internationale à rejoindre le club de Rakuten en provenance de New York City FC. Il semble clair que son sens du but est encore aiguisé mais l'ancien champion du monde a tout de même 37 ans et n'a plus un grand nombre de saisons dans les jambes. Quoi qu'il en soit c'est une amélioration par rapport à Wellington ou Shun Nagasawa qui occupaient la pointe de l'attaque en 2018.

Hormis ce coup d'éclat, le mercato du Vissel fut assez sobre mais a su boucher les principaux trous observés depuis deux ans dans l'équipe. La chose la plus importante est que la défense du Vissel Kobe a été correctement renforcée avec les arrivées de Daigo Nishi (Kashima) et de Ryo Hatsuse (Gamba Osaka) pour les côtés et du brésilien Dankler (Vitoria Setubal) qui est en approche pour l'axe.

Enfin l'arrivée remarquée de Hotaru Yamaguchi en provenance du Cerezo Osaka ajoutera là aussi en stabilité. Certainement un meilleur numéro six que Naoyuki Fujita qui a fait le chemin inverse dans l'opération. Tout ce petit monde devrait faire en sorte que les stars offensives soient plus sereines.

Avec une préparation physique sans soucis, on a hâte de voir ce que Andres Iniesta va nous proposer sur une saison entière. Il fut à la hauteur des attentes sur la fin de saison et est le plus logiquement du monde le vrai patron technique du Vissel Kobe avec sa vision du jeu et sa technique parfaite. A bientôt 35 ans il n'a plus de temps à perdre pour permettre au Vissel Kobe d'approcher son rêve et décrocher une place en haut de tableau.

Et puis l'intersaison a également laissé tout le temps à Juan Manuel Lillo pour se faire pleinement à sa nouvelle équipe. Arrivé début Octobre, l’entraîneur espagnol n'avait pas vraiment eu le temps pour apposer sa patte sur le jeu du Vissel. Celui qui est un des mentors de Pep Guardiola sera sans doute une des principales raisons d'espérer de belles choses de Kobe cette saison et on espère qu’il maintiendra sa confiance envers le petit Kyogo Furuhashi. Un des jeunes joueurs les plus intéressants de l'équipe auteur de 5 buts en 13 matchs après être arrivé du FC Gifu dans l'été.

Il est à ce stade encore trop tôt pour les imaginer en tant que candidat au titre tant les favoris sont forts et rodés. L'effectif plaide en faveur d'une belle saison mais le management décrié, l'individualisme de Lukas Podolski, la 10e place de la saison passée et la réputation de loser du club de Kobe ramènent à la réalité. On se retrouve donc devant une relative inconnue avec ce Vissel. Une équipe sur le papier brillante mais avec une visée à très court terme. Pas de temps à perdre et ça commence dès vendredi avec le match d'ouverture de la saison au Cerezo Osaka !


FC Tokyo

Le club de la capitale nous a sorti une saison 2018 à la Hiroshima. Au maximum de leurs capacités pendant près de six mois avant de complètement tomber en décrépitude passé l'été et de finir avec seulement deux victoires sur les quatorze dernières journées... Arrivé il y a un an au FC Tokyo, Kenta Hasegawa n'a pas dû apprécier. Au moins le maintien fut obtenu rapidement à la différence de la saison 2017. Et quoi de neuf pour ce nouveau cru ? Et bien pas grand chose.

Le mercato proposé montre un petit manque d'ambitions et n'incite pas à un optimisme démesuré. L'accent a été posé sur l'attaque, le contraire aurait été étonnant. Deux jeunes d'abord avec Kyosuke Tagawa (Sagan Tosu, 20 ans) et Na Sang-ho (élu meilleur joueur de K-League 2 avec Gwangju FC à 22 ans). Plus tard c'est le solide Jael Ferreira qui a été recruté au Gremio avec une expérience plus conséquente. Il faudra bien ça pour entourer correctement Diego Oliveira qui a été la seule satisfaction offensive du FCT l'an passé avec 18 buts en 36 matchs toutes compétitions confondues.

L'autre gros dossier de l'hiver, et qui s'apparente aussi quelque part à une recrue, est celui de Takefusa Kubo. Prêté pendant une demie-saison à Yokohama F-Marinos, il n'en a pas profité pour prendre beaucoup de temps de jeu mais a marqué son premier et unique but en J.League 1. Celui que beaucoup trop de monde considère comme un incroyable génie est de retour au FC Tokyo avant peut être de retourner au FC Barcelone cet été une fois ses 18 ans fêtés pour y jouer avec la réserve. Que doit faire Tokyo avec lui ?

Lui accorder une place importante dans l'équipe alors qu'il pourrait bien partir cet été et n'a pas montré grand chose jusque là ? Compter sur une éclosion spectaculaire pendant ce laps de temps ? Ou simplement le considérer comme une solution de rotation qu'il est à ce jour ? Il est possible qu'il obtienne sa chance tant les options sur les côtés ne sont pas excitantes mais il est grand temps pour lui d'en montrer plus. Des places que tenteront aussi de prendre Yu In-soo (de retour de prêt de Fukuoka) et Kiwara Miyazaki (Niigata) arrivés cet hiver également.

Les forces défensives sont intactes puisque tout le monde est resté à Tokyo pour ce qui formait la seconde meilleure défense du Japon. Yojiro Takahagi et Kento Hashimoto seront de nouveau associés devant celle-ci. La principale difficulté pour Hasegawa sera, comme pour Jofuku à Hiroshima, de relancer la machine et de lever les doutes accumulés en fin de saison dernière. Et là encore ce n'est pas gagné.


Nagoya Grampus

L'an passé à la même époque on avait de bonnes raisons d'être inquiets pour Nagoya. Malgré un gros mercato estival fait en urgence pour boucher les trous béants, Grampus s'était sauvé seulement à la dernière journée. Cette année c'est sans trous que la troupe de Yahiro Kazama aborde la saison et c'est des raisons d'espérer de bonnes choses que l'on a cette fois !

Les gros noms recrutés que sont et Mitchell Langerak ont plus que répondu aux attentes et sont toujours là. Le premier décrochant même le titre de meilleur buteur du championnat avec 24 buts.

Le pouvoir offensif de cette équipe est toujours aussi fort avec en point de fixation et son compère Naoki Maeda pour tourner autour. Surtout avec Gabriel Xavier et le nouveau-venu Mateus venant d'Omiya Ardija pour les alimenter. Sans compter que ces deux-là sont également très attirés par le fait d'expédier eux-même le ballon au fond des filets.Douze buts et 9 passes décisives pour le second sur la saison de J2. Ces quatre là ensemble ont de quoi faire exploser n'importe quelle défense.

L'évolution de Yuki Soma sera aussi à surveiller de près, lui qui a été si brillant lors de ses entrées en jeu la saison dernière. Beaucoup d'options avec un banc qui a également gagné en profondeur avec le retour de Koki Sugimori (Machida) et l'arrivée de Shuhei Akasaki (Kawasaki).

Si l'attaque n'a jamais été le problème, la défense et l’entre-jeu l'ont largement été. Un gros effort a été fait pour résoudre tout ça avec un mercato de qualité. Trois milieux sont arrivés avec Joao Schmidt (Atalanta Bergame), Takuji Yonemoto (FC Tokyo) et Hiroki Ito (prêté par Iwata) pour aider Yuki Kobayashi et Eduardo Neto qui souffre trop de blessures.

Deux renforts solides et expérimentés en défense avec Yutaka Yoshida (ex-capitaine de Tosu) et Kazuhiko Chiba (Hiroshima) qui rejoignent les trois recrues de l'été dernier. D'ailleurs quand on y regarde de plus près, c'est la quasi intégralité de l'effectif qui n'était pas au club il y a deux ans, ce qui situe l'ampleur du travail réalisé pour remonter et rester en J1 !

Avec tout ça l'effectif est enfin devenu très équilibré, ce qui ressemble à un tour de force quand on se souvient du bazar d'il y a pile un an. Nagoya ne devrait plus jouer le maintien et peut même viser haut si la mayonnaise prend. Quoi qu'il en soit on devrait encore voir une équipe largement portée vers l'avant dans le plus pur style Kazama.


Yokohama F-Marinos

Tristesse et nostalgie sont les mots d’ordre des fans du club tricolore. Après les départs de Shunsuke Nakamura et Manabu Saito, c’est la légende Yuji Nakazawa qui prend une retraite bien méritée à l’âge de 40 ans. Le club souffrira également de la perte de sa coqueluche, le grand Sho Ito qui pose ses valises du côté de Kashima.

Le mercato des Marinos a été plutôt agité, alors ont-ils réussi à enfin se renforcer cet hiver ? Grosse perte déjà avec le départ de Hugo Vieira (Sivasspor). Maintenant c'est Tadanari Lee (Urawa) et Edigar Junio (EC Bahia, Brésil) qui forment la nouvelle attaque de Yokohama. On connaît déjà le premier qui a été plutôt bon avec les Reds ces dernières années, mais il prendra certainement la place de Ito dans la rotation offensive. C’est donc Edigar Junio qui devrait être titulaire mais sera-t-il le nouveau Hugo Vieira ? Peu d’information sur le niveau de jeu du brésilien, c’est donc comme souvent un coup de poker.

Le autres recrues paraissent plus intéressantes avec les arrivées de Marcos Junior (Flamengo), Theerathon Bunmathan (à Kobe la saison passée) et surtout Koji Miyoshi (Kawasaki) ! les deux derniers étant des prêts. Theerathon devrait prendre la place de Ryosuke Yamanaka parti chez les Reds. Après les départs de Yun II-Lok en prêt (Jeju United) et d’Olivier Boumal (libéré), les deux autres recrues ne seront pas de trop pour renforcer les postes offensifs.

Les deux places en défense centrale devraient se jouer entre Dusan Cvetinovic, Shinnosuke Hatanaka et Thiago Martins tandis que le duo Takuya Kida - Jun Amano devrait animer l'entre-jeu. C’est aujourd’hui la base des Marinos et les titulaires les plus probables. Et vous pourrez certainement encore vous délecter des sorties improbables et aventureuses du portier Hiroki Iikura qui a très peu de concurrence à son poste.

Il faudra garder un œil sur l’utilisation des deux fusées Keita Endo et Teruhito Nakagawa, le dernier ayant été la bonne surprise l’année dernière. Ange Postecoglou l’utilisait assez souvent et semble apprécier la vitesse et la percussion qu’il apporte.

On attend également beaucoup de l’entraîneur australien, lui qui avait réussi à transformer des Marinos ultra défensifs en l’une des attaques les plus prolifiques. Le problème c’est que les résultats n’avaient pas suivi (12e en fin de saison) et que la « défense » était catastrophique (56 buts encaissés, seul Nagoya avait fait pire). Encore une fois le mercato des Marinos s’est limité à remplacer les départs et à tenter quelques paris. Le plus surprenant étant qu’il n’y ait aucun réel renfort en défense. On attend également de voir la nouvelle attaque mais le départ d’Hugo Vieira est sans aucun doute la plus grosse perte de cette intersaison et le recrutement n’est clairement pas au niveau du beau portugais.

Beaucoup de doutes sur le niveau de Yokohama donc entre les doutes sur le potentiel des recrues et la principale faiblesse des Marinos. On ne peut pas vraiment dire que le mercato ait changé la donne. Les attentes ne devraient donc pas être très élevées et le plafond sera le milieu de tableau. A moins d'une alchimie miracle créée par Ange.


LA COURSE AU MAINTIEN

Vegalta Sendai

Pour la dixième saison de suite, le Vegalta Sendai évoluera parmi l'élite. C'est bon de le rappeler car c'est un record pour le club du Tohoku à l'issue d'une saison où il ne se sera même pas fait peur ! Tout s'est très bien passé pendant six mois sous l'impulsion de Takuma Nishimura et le Vegalta n'a jamais cessé de garder sa place très loin de la zone rouge.

Les choses se sont gâtées après l'été et le départ de Nishimura au CSKA Moscou et Sendai a gentiment laissé filer toute ambition d'être un trouble-fête en haut avant de se concentrer sur la Coupe de l'Empereur. Mais là encore ils n'ont pas été au bout, battus par Urawa en finale. C'est aussi les limites d'un petit club.

Mais le club s'est fait de solides fondations sous la houlette de Susumu Watanabe et celles-ci peuvent suffire pour faire perdurer le club en J1. Même si après avoir terminé un peu en roue libre et sans améliorations dans l'effectif, on a vraiment beaucoup de mal à imaginer Sendai faire mieux.

Les départs combinés de Hiroaki Okuno (Cerezo Osaka), Ko Itakura (prêté par Kawasaki) et de Gakuto Notsuda (Hiroshima) laissent un sacré trou dans l'épine dorsale de l'équipe. Même chose sur les côtés avec Yoshihiro Nakano (Sapporo) et Shota Kobayashi (Shonan) qui ont mis les voiles. Il va donc falloir rebâtir un minimum.

L'imposant Simao Mate, international mozambicain, est arrivé et devrait jouer en défense centrale. C'est l’expérimenté Shingo Hyodo (Sapporo) ou le plus jeune Yoshiki Matsushita (Kobe) qui devraient reprendre la rotation devant la défense.

Les côtés sont assez bien comblés avec Ryutaro Iio (brillant à Nagasaki) à droite et Takayoshi Ishihara (Matsumoto) à gauche. La tour de contrôle Shun Nagasawa devra faire mieux en pointe que Mike Havenaar que le Vegalta n'a pas conservé.

On ne peut pas dire que cet effectif déborde de talent mais cela n'a de toute façon jamais été le cas à Sendai. Le sens du collectif, la solidarité et le gout de l'effort suffisent au bonheur des nombreux supporters du Vegalta. Et puis il y a tout de même de la qualité devant avec Ryo Germain et Naoki Ishihara pour marquer des buts et essayer de passer encore une fois une année loin des sueurs froides.


Sagan Tosu

Le monde entier a vraiment découvert le Sagan Tosu l'été dernier lorsque Fernando Torres a débarqué en provenance de l'Atletico Madrid. Evidemment la légende espagnole ne peut pas faire là bas d'autre miracle que de maintenir le club parmi l'élite. Et même ça c'est plus que pénible à obtenir vu le niveau de jeu de l'équipe. L'objectif de 2019 sera sans doute le même et pour se faire, le club a profité de l'attractivité d'El Nino pour accentuer la touche ibérique.

Plus d'Espagne donc avec les arrivées de Isaac Cuenca et de l’entraîneur Lluis Carreras ! Mais un passeport ne fait pas gage de réussite et les dernières expériences des deux n'incitent pas à l'emballement. Le premier n'a jamais percé après avoir commencé au Barça... Enfin le technicien de 46 ans retrouve un banc de touche après un an et demi de disette et un passage totalement raté à Tarragone (D2 espagnole) et n'a jamais mis les pieds dans le football asiatique. Mais là n'est peut être pas le principal problème en fait.

Ce qui fait la force du Sagan Tosu depuis sept ans que le club est en J1, c'est sa défense. En 2018 par exemple c'est seulement 35 buts encaissés en J1, la deuxième défense du championnat à égalité avec Tokyo et seulement devancée par le champion Kawasaki. Et malgré cette grande robustesse, Tosu a passé presque toute la saison dans la zone rouge avant de se sauver dans le sprint final.

La défense en question est aujourd'hui décimée. Présent depuis 2014, Kim Min-hyeok est parti pour son pays natal et Jeonbuk Motors. Joan Oumari, arrivé en prêt en Août pour remplacer Jung Seung-hyun lui-même parti à Kashima, est reparti dans son club. Le capitaine Yutaka Yoshida a mis les voiles pour Nagoya Grampus, avec qui il reviendra à Tosu dès la première journée.

Et enfin pour bien faire, Shuichi Gonda ne sera plus là pour sauver la mise dans les buts puisqu'il tente sa chance en Europe à Portimonense. Le numéro un de l'équipe nationale lors de la Coupe d'Asie a été un des tous meilleurs portiers de la saison 2018 et son départ s'annonce irremplaçable.

Pour se renforcer le club a fait des paris avec Takuo Okubo, gardien numéro deux au FC Tokyo, et la paire de défenseurs croates composée de Nino Galovic (Dinamo Minsk) et Karlo Brucic (FC Ashdod). Arrivé de l'Albirex Niigata, Teruki Hara est un milieu défensif mais est également capable de jouer derrière. Des joueurs comme Yuji Takahashi, Kazuki Anzai ou Hiromu Mitsumaru pourraient en profiter pour gagner du galon. La reconstruction s'annonce complexe et une saison compliquée est donc à prévoir encore.

Le milieu de terrain manque cruellement de profils créatifs et techniques, comme depuis trop longtemps. Il y a du matériel offensif en nombre avec Fernando Torres, Mu Kanazaki, l'idole locale Yohei Toyoda, Cho Dong-geon et le retour de blessure de Victor Ibarbo. Mais l'alchimie n'a jamais pris. Trouver un plan de jeu, mettre en place une animation cohérente et des associations qui marchent... De multiples chantiers à venir pour Carreras qui ne manquera décidément pas de travail cette saison.


Shonan Bellmare

Le club basé à Hiratsuka sort d'une saison longue et parfois compliquée mais au final avec le sourire aux lèvres. Déjà parce que le maintien, l’objectif premier de tout promu, a été atteint mais aussi parce que Shonan a pour la première fois depuis plus de 20 ans ramené un trophée à la maison avec la Levain Cup ! Ce petit miracle est le dernier en date réalisé par Cho Kwi-jae.

L’entraîneur sud-coréen, en place depuis 2012, ne cesse de faire grandir le club doucement mais sûrement. Comme chaque année, la meilleure des nouvelles est donc de l'avoir conservé à la tête de l'équipe. Et de plus le mercato est cohérent.

Le manque d'efficacité offensive a été le principal problème du Bellmare 2018. Pour y remédier c'est Kosuke Taketomi (Urawa Reds) qui a été engagé en prêt et qui va donc revenir là où il a évolué en 2014. Sa complicité avec Tsukasa Umesaki et son profil plus buteur que les autres solutions au poste seront sans doute deux des clés d'une bonne saison de Shonan. Un autre retour au bercail à noter avec celui du latéral Shota Kobayashi (Vegalta Sendai) et qui apportera une vraie concurrence à Takuya Okamoto.

Pour jouer en pointe, le club a récupéré le longiligne Hiroshi Ibusuki à JEF United Chiba, là encore plus pour un rôle de doublure. Sinon c'est trois joueurs brésiliens qui sont arrivés. Une valeur sûre avec Freire (Shimizu S-Pulse) et deux paris avec Rafael Dumas et Leleu qui évoluaient en équipe réserve à Flamengo et l'Atletico Mineiro au Brésil. Quelques jeunes ont aussi été intégré, notamment Toichi Suzuki qui a une bonne réputation au sortir du tournoi lycéen ou Yuki Ohashi qui sort de Chuo University.

Il y a donc assez peu de mouvements à prévoir dans l'équipe-type. Le départ de Toshiki Ishikawa à Omiya Ardija ouvre une place aux côtés du grand espoir Mitsuki Saito et celle-ci se jouera surement entre Hiroki Akino (recruté à Kashiwa après deux saisons en prêt) et le jeune Daiki Kaneko. A moins que Shunsuke Kikuchi ne recule d'un cran comme il a pu le faire par le passé.

L'autre incertitude concerne Freire et s'il va être propulsé dans le onze en lieu et place de Miki Yamane ou Keisuke Saka. Enfin pour être complets, il faut aussi évoquer le départ de deux autres joueurs et favoris des supporters. Au revoir donc à Kaoru Takayama (Oita Trinita) et André Bahia qui quittent le club après de belles années de bons et loyaux services mais une saison 2018 sans temps de jeu.

Une ossature largement conservée sur le terrain et du sang neuf pour mettre un peu de pression. On regrettera simplement le prêt de Hirokazu Ishihara à Fukuoka et donc l'absence de back-up de métier à l'excellent Daiki Sugioka. Quoi qu'il en soit Shonan a les cartes en main pour arracher une troisième année de suite en J1. Ce qui n'avait pas été le cas la dernière fois après avoir vendu presque tous les cadres. Mais la leçon a été manifestement apprise et retenue.


Jubilo Iwata

Club historique de la J.League, le Jubilo Iwata est loin de sa gloire passée depuis bien longtemps. Le club de la préfecture de Shizuoka a été à un cheveu de la catastrophe en 2018 en ayant du attendre le barrage face au Tokyo Verdy pour valider son maintien.

Pour cette nouvelle saison, il n'y a pas vraiment de raisons pouvant laisser espérer un exercice plus agréable. La marge de manœuvre sur le marché des transferts est en effet réduite par quelques gros salaires et des cadres en nette perte de vitesse.

Alors qu'il va vers ses 41 ans, Shunsuke Nakamura en est le symbole. Lâché de plus en plus par son corps, l'ancien du Celtic n'a plus qu'un impact très limité sur le jeu d'Iwata alors qu'ilest  un des joueurs le mieux connus du championnat et le plus gros salaire du club.

Autre "papy" qui n'est plus vraiment de choc, Yoshito Okubo (37 ans en Juin prochain) dont l'association avec Kengo Kawamata ou Koki Ogawa n'a pas été convaincante du tout. Meilleur buteur de l'histoire de la J.League, son époque brillante sous les couleurs de Kawasaki semble très loin et il n'a guère plus que son gros caractère à faire valoir à son entraîneur...  Casse-tête donc à venir encore pour Hiroshi Nanami qui va devoir jongler entre les statuts de certains et le réel intérêt de l'équipe.

Il pourra par contre retrouver le sourire en sachant qu'il pourra compter de nouveau cette saison sur Adailton et Fozil Musaev. Deux des cadres de la belle saison 2017 mais qui s'étaient gravement blessé au genou il y a un an. C'set en quelque sorte les meilleures "recrues" de l'intersaison. En espérant qu'ils retrouvent tout de suite leurs pleines capacités.

Car pour le reste il n'y a pas grand chose à signaler. Laissé libre par Kawasaki où il ne jouait plus du tout, le milieu de terrain Kentaro Moriya va tenter de se relancer. Plus d'originalité avec l'arrivée de Gerson Rodrigues. Ailier droit au grand gabarit, et international luxembourgeois, il devrait apporter un peu de vitalité dans le jeu offensif sclérosé du Jubilo. Sinon c'est tout tant Ryoma Ishida (Zweigen Kanazawa), Masato Nakayama (Montedio Yamagata) et Gabriel Morbeck (Sagamihara) seront plus là pour le nombre.

Compter sur une réaction d'orgueil des anciens et un retour à leur haut niveau des blessés, voici les espoirs du Jubilo Iwata pour 2019. Au moins les joueurs ayant performé l'an passé sont toujours là, mais cela vaut cette saison pour tout le monde donc attention.


Matsumoto Yamaga

Les revoilà enfin. Après trois saisons passées en deuxième division à chasser les places qualificatives pour la J1, Matsumoto s’est octroyé le titre de champion au terme d’une saison 2018 rondement menée. Si l’équipe n’a pas particulièrement brillé offensivement (10e attaque du championnat seulement), c’est par son équilibre et sa solidité défensive que Yamaga s’est imposée comme la meilleure équipe du championnat. Et c’est peut-être ici que résidera la clé d’un éventuel succès parmi l’élite.

Yasuharu Sorimachi, à la tête de l’équipe depuis sept ans désormais, le sera encore cette année. Pas de révolution à prévoir au sein de l’effectif, Sorimachi connaît bien les forces et les faiblesses de son équipe et fait donc confiance à son ossature. Seuls trois nouveaux joueurs viennent chambouler le 11 titulaire.

En pointe, Leandro Pereira en provenance du Club Brugge prend la place d’un Hiroyuki Takasaki en perte de vitesse la saison dernière. Le brésilien qui découvre le championnat Japonais pourra compter sur son compatriote et compère d’attaque Serginho au club depuis trois saisons déjà. Autre grande force offensive des Gans, le jeune Daizen Maeda aura aussi fort à faire et beaucoup à prouver.

La deuxième recrue phare, Taro Sugimoto vient garnir le milieu de terrain de Yamaga. Auteur d’une belle saison en prêt du côté du Tokushima Vortis la saison dernière, il rejoint le club de la préfecture de Nagano après ne pas avoir été renouvelé par Kashima.

Du côté de la défense, c’est Eduardo l’ancien joueur de Kawasaki et de Kashiwa qui rejoint l’équipe en espérant se refaire une santé aux côtés du capitaine Yuya Hashiuchi ainsi que des solides Masaki Iida et Tomoki Imai.

Notons toutefois les arrivées de Yamato Machida en provenance de Chiba qui devra se montrer efficace en sortie de banc, ou celles de joueurs prometteurs comme Koki Tsukagawa (Fagiano Okayama) et Shusuke Yonehara (Roasso Kumamoto) qui auront pour mission de suppléer les deux milieux en place que sont Iwakami et Fujita.
En plus de ces renforts, les joueurs pourront compter sur le soutien indéfectible des supporters de Matsumoto, réputés pour leur ferveur. Nul doute que les fans seront des acteurs majeurs de la saison à venir et une raison de plus de regarder les matches du Matsumoto Yamaga.


Oita Trinita

Comme la saison passée, le petit poucet de la saison nous vient donc de Kyushu ! Après une superbe et inattendue saison en J.League 2 qui les a vus terminer dauphins de Matsumoto, les hommes de Tomohiro Katanosaka devront par contre faire mieux que le V-Varen Nagasaki à l'étage supérieur !

Oita s'est appuyé sur la meilleure attaque de J2 pour décrocher sa promotion mais il va falloir démontrer plus de qualités défensives pour survivre à la J1, pas comme lors de leur dernier passage en 2013. Mais au vu du mercato ce n'est pas vraiment la voie qui a été choisie.

Si l'intersaison a été mouvementée avec beaucoup de mouvements dans les deux sens, l'équipe n'a recruté qu'un seul véritable renfort défensif connaissant la J1 avec Yuto Misao (Kashima Antlers). Il retrouvera le poste qu'il occupait à Shonan avant de partir cirer le banc des Antlers. Le principal profil de joueur visé cet hiver était des joueurs de J2 sortant de belles saisons à l'étage inférieur. Par exemple Honoya Shoji (Cerezo Osaka) arrive en prêt après une saison pleine à Kanazawa. C'est encore plus vrai au milieu et en attaque !

On retient en premier lieu les arrivées de duo d'Urawa composé d'Ado Onaiwu et de Ryotaro Ito. Le premier a terminé meilleur buteur de J2 avec 22 buts au Renofa Yamaguchi et le second s'est révélé au Mito Hollyhock dans un profil d'attaquant de soutien. Toujours prêtés, ces deux-là vont devoir prouver au niveau supérieur.

Seigo Kobayashi (Vissel Kobe, en prêt à Yamagata en 2018, là aussi en J2), Kaoru Takayama (Shonan Bellmare) et Thitiphan Puangchan sont également des recrutements intéressants. Le second s'est montré assez à son aise durant la dernière Coupe d'Asie avec la Thaïlande. Double arrivée aussi en provenance du Ventforet Kofu avec Kazuki Kozuka et Toshio Shimakawa. Deux milieux défensifs tout comme Ryosuke Maeda (Vissel Kobe) recruté pleinement après son prêt. Les options ne manquent donc pas !

Pas mal d'arrivées. Une équipe qui s'annonce toujours aussi offensive et volontaire. Une défense sur laquelle on peut émettre des doutes. Un destin à la Nagasaki à tenter d'éviter. Il devrait se passer pas mal de choses lors des matchs !


RENDEZ VOUS VENDREDI ET SAMEDI !

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