mar. Juil 16th, 2019

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Mais on le dit quand même

Liga MX: Apertura – J12: « Guadalajara es de Atlas » et Cruz Azul vainqueur du Clasico Joven

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Lors de cette 12ème journée, on a eu droit à deux Clasicos: le Clasico Joven entre Cruz Azul et América et le Clasico Tapatio de Guadalajara enter Chivas et Atlas. Banderoles, golazos, grosses ambiances, roustes: tout ce qu’on aime dans le foot. Seulement 20 buts ont été inscrits en 9 matches, mais on a eu droit a de nombreux enseignement et des raisons de pleurer – de joie, de tristesse ou de honte – pour de nombreux mois.

mexique

Cruz Azul-América (4-0), Estadio Azul, México.

On le sait, les Clasicos se jouent hors du temps. peu importe la forme du moment, peu importe la place que l’on occupe au classement: ce qui compte, c’est la vérité du terrain, une vérité souvent aidée par ceux qui se trouve de l’autre côté de la barrière de sécurité: les aficionados, parfois venus claquer une journée de travail pour donner de la voix et pousser leur équipe, leur club. En regardant le résultat des deux derniers Clasicos joués par l’América, la thèse appuyée précédemment est vérifiée. Les deux seuls défaites du leader l’ont été face aux deux autres clubs de la capitale lors du Clasico Capitalino face aux Pumas et lors de ce Clasico Joven face au Cruz Azul. Deux clubs supposés en crise et qui luttent pour se qualifier en Liguilla.

supporters du Cruz Azul source: mediotiempo
supporters du Cruz Azul                                                source: mediotiempo

Bien que la victoire des Albañiles soit logique, le score est assez gonflé. L’ouverture du score, un poème de but, a été l’oeuvre de Mariano Pavone d’une reprise en pleine lucarne, bien servi par Formica. Jusqu’à la 84ème, le score est resté le même et les Azulcremas – bleu-crèmes – ont reçu une leçon de football. Les joueurs du Cruz Azul ont donné leur meilleur concert depuis bien longtemps, et probablement au moment le plus jouissif de la saison.

Mariano Pavone après son golazo source: mediotiempo
Mariano Pavone après son golazo              source: mediotiempo

Dans les dix dernières minutes, les joueurs de l’América ont craqué et encaissé trois buts sur contre via « El Chaco » Giménez (84ème), Gerardo Flores (90ème) et Joao Rojas (93ème). Des contres, certes, mais composées de belles combinaisons. Ce coup d’arrêt n’a évidement que peu de conséquences au classement pour l’América, mais l’humiliation va durer de nombreux mois. Une revanche dans un match à enjeu lors de la Liguilla semble la seule solution pour laver l’honneur salit. Cruz Azul peu fanfaronner, mais le club ne doit pas oublier sa mauvaise entame de saison et ne peut se satisfaire d’une simple huitième place en championnat.

Gerardo Flores inscrit le 3ème but source: mediotiempo
Gerardo Flores inscrit le 3ème but          source: mediotiempo

Le magnifique golazo de Pavone, c’est ici !

Chivas-Atlas (0-1), Estadio Omnilife, Guadalajara.

Un message prémonitoire source: laaficion.milenio.com
Un message prémonitoire                                            source: laaficion.milenio.com

Alors que les joueurs terminaient leur échauffement, une avionette est passée au-dessus de l’Estadio Omnilife des Chivas dévoilant une banderole explicite: « GDL ES DE ATLAS ». Guadalajara appartient à l’Atlas. Le ton était donné. Les Chivas, après cette humiliation, se devaient de répondre sur le terrain et de gagner le Clasico Tapatio. Après cette partie, l’humiliation a été suprême: à domicile, les Chivas  se sont fait battre face à leur ennemi juré. L’arrivée de l’ancien internation Ramon Morales à la tête de l’équipe n’a pour le moment rien apporté.

Arturo Gonzalez prie, devant les Troupeau Sacré source: mediotiempo
Arturo Gonzalez prie devant les Troupeau Sacré
source: mediotiempo

Le but a eu lieu à la 23ème minute. C’est Enrique Pérez qui s’est élevé plus haut que tout le monde pour placer une tête imparable sous la barre. Par la suite, les joueurs des Chivas se sont vus obligés d’attaquer, mais les vieux Angel Reyna, Omar Bravo et Aldo De Nigris n’ont presque rien apporté. Le match n’a pas été terrible, même si la tension était palpable sur le terrain. Les joueurs offensifs ont été généralement peu inspirés et le score reste logique, vu la mainmise de l’Atlas en fin de match.

Avec ce score, l’Atlas repasse devant les Rayados et peuvent déjà se préparer à jouer les play-offs. Les Chivas, eux, se doivent de rebâtir l’équipe sous la houlette de Ramon Morales – si il reste, car on parle d’un retour de « Chepo » De la Torre, coach de la sélection entre 2010 et 2013 – et surtout retrouver un peu de dignité. Le prochain marché des transferts devrait être mouvementé.

Enrique Esqueda contrôle le ballon source: mediotiempo
Enrique Esqueda contrôle le ballon              source: mediotiempo

Querétaro-Leon CF (1-2), Estadio La Corregidora, Querétaro.

Beau match à Querétaro où Léon a pu se rassurer et se relancer au classement. Les joueurs du club Esmeralda ont ouvert le score grâce à leur buteur Mauro Boselli sur un pénalty litigieux qu’aurait bien pu siffler Gianluca Rocchi, l’arbitre de Juve-Roma. En effet, le tirage de maillot sur Derley a eu lieu juste à l’extérieur de la surface.

Par la suite, Querétaro a eu l’opportunité d’égaliser par Sanvezzo d’abord sur un pénalty qu’il a envoyé sur la barre puis sur un duel perdu face au gardien Martinez. Finalement, il a été récompensé de ses efforts à la 76ème minute, grâce à un bonne frappe en force. On pensait que les Gallos Blancos de Querétaro étaient bel et bien revenus dans la partie. Mais sur l’action qui a suivi ce but, « El Gallo » Vazquez, milieu récupérateur inamovible de la sélection a repris du gauche un ballon repoussé suite à un corner. Ainsi, les joueurs de Léon sont repassés devant (77ème) et on gardé leur avantage jusqu’à la fin du match.

Mauro Boselli (león) source: mediotiempo
Mauro Boselli (León)                   source: mediotiempo

Belle remontée au classement pour les joueurs du Léon FC qui malgré leur mauvais tournoi se retrouvent tout de même à quatre points de la Liguilla. Mais leur irrégularité ne semble pas leur permettre de rattraper les erreurs du début de saison. Chose incroyable, en douze matches, les Esmeraldas n’ont toujours pas obtenu de nul. Les joueurs du Querétaro, qui n’ont pas gagné depuis le trois matches s’éloignent dangereusement de la zone qualificative pour la Liguilla.

Monterrey-Tijuana (1-1), Estadio Tecnologico, Monterrey.

Le dauphin de l’América s’en sort bien sur ce match. Mené durant plus d’une heure, les Rayados ont finalement égalisé grâce à Jesus Zavala à la 94ème. Sa belle tête placée a fait exploser les 33 000 supporters de l’Estadio Tecnologico. La partie était en effetmal engagée. En première période, alors que personne ne dominait réellement, Dario Benedetto a marqué après un cafouillage où il a dû s’y reprendre à trois fois pour ouvrir le score. Les visiteurs menaient alors 1-0 sur le terrain des Rayados et se rapprochaient des places qualificatives.

Chelito (Rayados) au milieu de deux Xolos
Chelito (Rayados) au milieu de deux Xolos                source: mediotiempo

Lors de la deuxième période, Jonathan Orozco pour Monterrey et Cirilo Saucedo pour Tijuana se sont illustrés dans leurs cages en intervenant coup sur coup pour maintenir le score. La suite, on la connait: au prix de leurs efforts, les Rayados ont arraché un nul mérité. Mais au classement général, ils repassent troisième derrière l’Atlas, vainqueur du Clasico Tapatio.

Veracruz-Tigres (0-1), Estadio Luis « Pirata » Fuentes, Veracruz.

Précieuse victoire de Tigres sur la côte du Golfe du Mexique. Le seul but du match est intervenu à la 25ème minute de ce match après un bon débordement de Joffre Guerron, très en forme depuis quelques matches. Son centre a trouvé Hércules Gomez dont le tir a été contré par le pauvre Leiton Jiménez. Le reste du match, les Tigres se sont contentés de gérer cet avantage. Avec 20 unités, les joueurs de Monterrey sont bien placés pour se qualifier. Le club de Veracruz doit quant à lui réagir pour se donner de l’air au classement du pourcentage.

Pachuca-Jaguares (2-0), Estadio Hidalgo, Pachuca.

Solide victoire pour Pachuca contre un équipe des Jaguares qui chute au classement et qui n’a plus gagné depuis le 30 Août. La Liguilla s’éloigne pour cette équipe qui de toute façon, n’est pas taillée pour les play-offs. En revanche, Pachuca est plus que jamais dans la course à une place qualificative qu’elle devrait obtenir si elle continu d’être aussi sérieuse. Ariel Nahuelpan, le numéro 9, a inscrit deux buts de renard. L’un du pied (12ème), l’autre du casque (53ème) pour faire plier la défense des joueurs de Chiapas.

Nahuelpan, auteur d'un doublé source:mediotiempo
Nahuelpan, auteur d’un doublé                                  source:mediotiempo

Cette équipe de Pachuca a trouvé un vrai attaquant à l’ancienne pour palier le départ d’Enner Valencia. L’Argentin est toujours bien placé, et toujours à l’affut d’un ballon errant dans la surface adverse. Avec son doublé et son but en semaine, il a inscrit les trois derniers pions de son équipe lui faisant prendre six points au classement. Avec les belles performances de leur équipe, les supporters de Pachuca  arrivent peu à peu à oublier Enner Valencia, la révélation équatorienne de l’an passé partie tenter l’aventure à West Ham.

Santos-Morelia (2-2), Estadio Corona, Torreón.

Les Monarcas de Morelia ont brillamment réagi pour égaliser sur la pelouse pourtant compliquée du Santos, à Torreon. C’est d’abord les verts et blancs qui ont mené la danse. A la 21ème, ils avaient déjà tiré deux fois sur les montants, via Javier « Chuletita » Orozco et Darwin Quintero. La chance n’a pas duré pour les joueurs de Morelia et Orozco a ouvert le score juste avant la pause. Puis au retour des vestiaires, c’est Quintero qui a doublé la mise dans un face à face avec le gardien des Monarcas.

Darwin Quintero, auteur du deuxième but source:mediotiempo
Darwin Quintero, auteur du deuxième but source:mediotiempo

Mais à la 62ème, Carlos Adrián Morales a redonné l’espoir aux visiteurs en inscrivant un beau coup-franc du gauche. Et ce que les gens du Stade Corona redoutaient est arrivé, à la 79ème minute. Alors que Santos avait la mainmise sur le match, les visiteurs pourtant à la derniers place du classement général ont égalisé sur un pénalty de Martín Alaníz qui s’est fait justice lui-même. Ce match nul constitue un frein et un déception pour les joueurs de Santos: après avoir mené 2-0 face à l’équipe la plus faible du moment, ils se sont fait salement rattraper et perdent deux points précieux dans la course à la Liguilla.

Universidad de Guadalajara-Pumas (1-0), Estadio Jalisco, Guadalajara.

Les « Leones Negros » de la UdeG respirent grâce à cette précieuse victoire face à une équipe des Pumas pourtant en confiance après une série d’invincibilité. C’est Fidel Martinez, le « Neymar équatorien » qui a débloqué la situation en début de seconde période. La vingtaine de milliers de supporters de la UdeG présente au stade peut souffler et leur équipe progresse au classement du pourcentage avec 0.8333. Quant aux Pumas, ils restent aux portes de la Liguilla.

Toluca-Puebla (1-1), Estadio Nemesio Diez, Toluca.

Edgar Benitez a de nouveau fait étalage de ses talents de scoreur en inscrivant un beau but en pivot dès le début du match. A la 24ème, Luis Manuel Noriega a conclu une belle action collective en une touche de balle pour égaliser. Malgré des occasions et quelques actions chaudes dans les surfaces – et l’arbitre ne s’appelant pas Gianluca Rocchi – le score est demeurée le même jusqu’à la fin de la partie. Puebla reste en grand danger concernant la descente, mais ce point arraché sur la pelouse d’un concurrent à la Liguilla est tout de même bon à prendre. Toluca reste bien placé et devrait, sauf séisme, être là fin-novembre pour les play-offs.

La telenovela du week-end:

Vendredi matin, le lendemain de la défaite face à Toluca, les Chivas n’avaient plus d’entraîneur. En interne, le propriétaire Jorge Vergara a choisi un nouveau président sportif en la personne de Nestor de la Torre. La décision est louable, même si les supporters des Chivas souhaiteraient le départ définitif de Vergara. Ramon Morales, qui a joué plus de dix ans avec le maillot du Rebaño Sagrado a été choisi en tant que nouveau coach, alors qu’il ne présente aucune expérience en tant qu’entraîneur.

Nestor de la Torre, nouveau président source: récord
Nestor de la Torre, nouveau président                                  source: récord

Les supporters veulent surtout une remise en question en profondeur du club. Refonder l’effectif semble être une priorité, car les anciens joueurs comme Omar Bravo, Aldo De Nigris et Fernando Arce n’arrivent pas à tirer la jeune génération vers le haut. L’attaque est en berne, seul Carlos Fierro, un jeune de 20 ans arrive à donner un peu de fraîcheur aux offensives rouges et blanches. Le style de jeu, aussi est à refaire. Il n’y a tout simplement aucune identité de hey, chose impensable pour ce club centenaire.

Ramon Morales recadre Angel Reyna, inexistant ce week-end source: mediotiempo
Ramon Morales recadre Angel Reyna, inexistant ce week-end source: mediotiempo

Et le manque d’identité entraine une perte de confiance de la part des supporters. Depuis que les Chivas ont déménagé au Stade Omnilife, en 2010, l’affluence est en berne. On a parlé de l’éloignement de la nouvelle enceinte, des prix élevés, mais il faut surtout avancé le faible niveau de jeu et la perte d’identité de l’équipe pour expliquer cela. De moins en moins de jeunes intègrent l’équipe type des Chivas et les joueurs recrutés semblent l’être fait par défaut. Seul un noyau dur de supporters arpentent les travées du Stade Omnilife qui, lors des plus faibles affluences, accueille 20 000 âmes.

supporters Chivas face au Stade Omnilife source: mediotiempo
supporters Chivas face au Stade Omnilife                   source: mediotiempo

Mais malgré l’arrivée de Ramon Morales à la tête de l’équipe, il semblerait que Nestor de la Torre soit sur le point d’engager son frère José Manuel de la Torre – dit « El Chepo » pour redresser l’équipe. Ce très bon coach qui a dirigé El Tri entre 2010 et 2013 était déjà à la tête de l’équipe lors du dernier tournoi remporté par les Chivas en 2006. Il a aussi gagné deux autres tournois avec Toluca en 2008 et 2010. Les immenses difficultés que la sélection mexicaine a rencontré sur son chemin pour se qualifier au Mondial est la principale raisin de la mise à pied du « Chepo ». Mais cela ne remet pas en cause ses qualités d’entraîneur.

Alors, Ramon Morales n’est-il là que pour l’intérim ? « El Chepo » va-t-il devenir le prochain coach ? Qu’en est-il de la refonte du club, et du rôle donné à Nestor de la Torre, à la présidence du club ? Le club des Chivas, celui du peuple, à l’image de l’OM en France est en pleine schizophrénie et on a hate de suivre la suite des épisodes.

La situation au sein des Chivas assez bien détaillée ici …

Chivas, la telenovela du week-end
Chivas, la telenovela du week-end

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