mer. Juin 19th, 2019

TLM Sen Foot

Mais on le dit quand même

Liga MX: J13 – América qualifié pour la Liguilla, Tigres et Toluca y sont presque.

11 min read

Peu de buts inscrits lors de cette treizième journée (18 en 9 matches), mais de nombreux enseignements: l’América est officiellement qualifiée pour la Liguilla, Toluca, Atlas et Tigres y sont presque. Au fond du classement, Chivas, Puebla et la UdeG se battront jusqu’à la fin pour ne pas descendre. 

 mexique

Le match bien pimenté

Léon CF- Chivas (2-1), Estadio Nou Camp, Léon.

Exit les vieux Aldo de Nigirs et Omar Bravo; place à l’insouciance de la jeunesse avec les titularisations de Giovani Hernandez et Carlos Fierro. « El Chepo » de la Torre a tout de même eu le mérite de tenter des changements, de modifier le style des Chivas, eux qui cherchent un fond de jeu depuis des mois. C’est raté pour cette fois-ci, mais il ne faut pas tirer des enseignements définitifs: les Chivas peuvent se relever.

Dans ce mach, le Léon CF a monopolisé la sphère la plupart du temps et Mauro Boselli, l’inévitable buteur argentin a ouvert le score dès la 14ème minute. Miguel Sabah a ensuite doublé la mise mais son but a été refusé pour hors-jeu: le buteur mexicain était certes devant les défenseurs mais c’est un joueur de Chivas qui, en voulant dégagé, a shooté sur Carlos Peña de Léon, et le ballon est ensuite parvenu à Sabah. Les Esmeraldas, pensaient avoir fait le plus dur, et lorsque Nestor Vidrio a égalisé d’une frappe limpide avant la pause, ils sont rentrés au vestiaires avec la sensation d’avoir été floués.

Mais au retour des vestiaires, la possession du ballon de la part du Leon CF s’est intensifiée. Nous vivions une seconde mi-temps haletante, avec un public de Léon qui a beaucoup poussé. Il faut savoir que la ville de Leon, a deux heures de Guadalajara, souffre d’un complexe d’infériorité par rapport à sa grande voisine. Leon est plus petite, moins belle et moins animée que Guadalajara, seconde agglomération du pays. Les supporters de La Fierra, forts d’un statut de double champion du Mexique ne se gênent donc pas pour chambrer les aficionados des Chivas et les rencontres entre les deux clubs sont très animées. Ce n’est pas un derby, mais l’ambiance y est toujours chaude. Une petite revanche, nourrie par le futbol.

Célébration des joueurs de Léon source: récord
Célébration des joueurs de Léon          source: récord

Poussé donc par ce Nou Camp en feu, c’est Carlos « El Gullit » Peña qui a offert la victoire d’une tête victorieuse et qui a fait exploser le stade. Le Leon semble avoir retrouvé un peu de son jeu, et Carlos Peña semble de nouveau concerné par les objectifs de son club. Celui qui avait failli partir pour l’Europe lors du mercato estival semblait perdu, et il comprit que rester en Liga MX encore un an n’était pas un frein dans sa carrière. Les joueurs Esmeraldas se sont contentés de gérer la fin du match, les joueurs des Chivas n’étant pas assez frais pour égaliser.

« El Chepo » de la Torre, l’ancien sélectionneur du Tri et nouveau coach des Chivas n’a pu éviter la défaite de ses joueurs sur le terrain du champion en titre. Avec cette défaite, le club de Guadalajara est bel et bien en danger dans le classement du pourcentage. Le champion, lui, se donne un peu d’air et se rapproche quelque peu de la zone de la Liguilla. Il semble cependant que cet objectif clair du club ne sera pas atteint.

Tijuana-Querétaro (2-1), Estadio Caliente, Tijuana.

En ouverture de cette treizième journée, les Xolos accueillaient le club de Ronnie. Après quelques occasions, ce sont les visiteurs qui ont ouvert le score grâce au brésilien qui ne s’est pas gêné pour offrir un petit pas de samba lors de sa célébration. On connaissait « Jar Jar Binx » tireur de pénalty, spécialiste sur coup-franc, on s’est souvenu qu’il savait aussi mettre le coup de casque lorsqu’il le fallait.

Mais sur l’ensemble du match, ce sont bien les Xolos les meilleurs, et Juan Arango, l’esthète vénézuélien passé par Monchengladbach a offert un sublime coup-franc que Dinho n’aurait pas renié. En toute fin de match, Arango s’est permis de voler la vedette au brésilien en déposant un énième coup-franc dans sa carrière sur le crâne de Pellerano, et en donnant l’avantage final aux joueurs de la frontière.La bonne opération est claire pour les joueurs de Tijuana, qui se replacent au classement en passant devant leurs rivaux du soir. Querétaro, en revanche, ne répond plus, et n’a plus gagné depuis quatre matches.

Morelia-Veracruz (0-1), Estadio Hidalgo, Morelia. 

Dans un match sans réel enjeu, Veracruz est allé arracher une victoire sur le terrain de la lanterne rouge. Le jeune argentin Daniel Villalba est l’auteur de la seule réalisation du match. Comme je vous le dit régulièrement, la dernière place qu’occupe Morelia depuis le mois d’aout ne remet pas en cause sa présence en Liga MX la saison prochaine, son coefficient étant assez important. Il n’est pas question cependant de se la couler douce, et des réformes au sein de l’effectif seront nécessaires pour ne pas risquer la descente à l’avenir. Quant à Veracruz, le club semble s’être définitivement sorti de la liste des candidats à la descente grâce à cette victoire précieuse.

Tigres-Cruz Azul (1-0), Estadio Universitario, Monterrey.

Large vainqueurs du Clasico Joven face à l’América leader il y a deux semaines (4-0), les joueurs du Cruz Azul souhaitaient confirmer et prouver qu’il ne s’agissait pas d’un feu de paille. C’est louper pour le club de la capitale. Gerardo Lugo a, dès la 14ème, permis à Tigres d’inscrire l’unique but du match sur une perte de balle des visiteurs, et aurait même pu aggraver le score si il avait été plus précis ensuite. Les joueurs de Cruz Azul, mal inspirés, étaient incapable de créer du jeu et ont commis beaucoup d’erreurs: Maza Rodriguez et Joao Rojas ont vu rouge et ont laissé leurs camarades terminer le match dans la douleur. Même l’incursion de Marco Fabian en fin de match n’a pas réellement inquiété la défense des Tigres.

Gerardo Lugo source: récord
Gerardo Lugo                  source: récord

En confiance après leur victoire dans le Clasico Joven, les albañiles (maçons) sont repartis avec les mêmes incertitudes qu’avant. Ejectés de la zone qualificative pour la Liguilla, c’est surtout le manque de créativité et les errements défensifs qui inquiètent les supporters du club. Les joueurs de l’Université de Nuevo Leon sont eux très bien placés pour jouer les quarts durant le mois de décembre: désormais quatrième, il faudrait un séisme pour qu’ils ne soient pas présent lors de la « Fiesta Grande ». Avec un Gerardo Lugo en forme aux avants postes et un Nahuel Guzman – qui a enregistré sa première cape avec l’Argentine – au poste de gardien, les Tigres seront chiants à jouer.

Puebla-Universidad de Guadalajara (1-1), Estadio Cuauhtémoc, Puebla.

Alors qu’ils menaient d’un but et s’étaient procurés de nombreuses occasions, les poblanos se sont fait rejoindre par les « Leones Negros » de la UdeG. Luis Telles a égalisé au retour de vestiaires, alors que Pajoy avait ouvert le score à la 33ème. Durant tous le match, Puebla a souvent monopolisé le ballon et celui-ci à cogner la barre transversale du gardien de la UdeG sans toutefois permettre aux locaux de marquer. Les coéquipiers de Cuauhtémoc Blanco perd ainsi l’occasion de distancer leurs rivaux au classement du pourcentage. La descente devrait se jouer entre ces deux équipes. Ou les Chivas …

América-Rayados (2-0), Monumental Estadio Azteca, Mexico.

Dans ce duel de haut de tableau, il était intéressant de voir comment allait rebondir le leader suite à la déculottée reçue lors du Clasico Joven. Pas de problème pour l’América qui s’est débarrassé des Rayados de Monterrey sur un score net. Ainsi, le leader confirme son avance au classement, officialise sa qualification et prouve qu’il en faudra plus pour le faire tomber. Les Rayados doivent quant à eux fournir encore quelques efforts pour officialiser leur qualification.

Après une première mi-temps franchement décevante, les locaux ont pris l’avantage sur une belle tête de Pablo Aguilar suite à un centre de Mendoza. On pensait alors que les joueurs de Monterrey allaient se rebiffer et justifier leur troisième place au classement. Mais en manque d’inspiration, ils ont même laissé Oribe Peralta, le génial avant centre de la sélection marquer le second but en fin de match et clore ainsi le score. Peralta inscrit là son premier but depuis sept match et fait taire les détracteurs qui le disaient vieillissant. En effet, El Hermoso a manqué deux grosses occasions lors des matchs amicaux durant la trêve face au Honduras et au Panama.

"El Hermoso" buteur source: récord
« El Hermoso » buteur                    source: récord

Jaguares-Santos (2-0), Estadio

Avec des frappes de loin de Luis Rodriguez (83ème) et Isaac Diaz (87ème), les Jaguares remportent une belle victoire qui leur permet de dépasser leurs rivaux du soir et de se positionner dans la zone des places qualificatives pour la « Fiesta Grande ». Dans ce cas de figure, ce serait la petite surprise de ce tournoi. Les joueurs de Santos et leur entraîneur portugais Caixinha, candidats officiels à la Liguilla doivent quant à eux finir en beauté si ils veulent joueur durant le mois de décembre, date des quarts de finale.

Atlas-Toluca (0-2), Estadio Jalisco, Guadalajara.

Avec un golazo du néo-international Antonio Rios et un superbe match du portier Alfredo Talavera, Toluca réalisa LA grosse opération de cette treizième journée en s’imposant au Stade Jalisco, prenant ainsi la deuxième place à l’Atlas. Une victoire et la qualification serait officialisée. Rien de grave pour l’Atlas qui reste tout de même troisième et qui devrait, sauf catastropje, se qualifier également. Mais à quelle place ?

C’est Alfredo Talavera qui a d’abord montré la voix, en détournant un pénalty de Caballero. Puis est apparu Rios avec sa frappe en lucarne, et c’est le jeune Isaa Brizuela qui a inscrit le second but dans le temps additionnel après une sortie hasardeuse du gardien de l’Atlas.

Célébration des joueurs de Toluca source: récord
Célébration des joueurs de Toluca             source: récord

Pumas-Pachuca (1-1), Estadio de la Ciudad Universitaria, Mexico.

Sur un terrain dévasté par les pluies diluviennes tombées sur la capitale, mais aussi labouré par les joueurs de football américain la veille, les Pumas et le Pachuca CF se sont séparés bon amis. Six mois séparent désormais les Universitarios de leur dernière victoire à domicile.

Malgré une domination des Pumas, la première mi-temps s’est terminée sans le moindre but inscrit. A la 52ème, c’est Pachuca qui a prit l’avantage Le nain Buonanotte ( 1m 57) a fait étalage de tout son talent dans une action qui allait se conclure par une belle pichenette sur Palacios. Mais Ariel Nahuelpan, très en forme depuis un mois a fait le vilain. Voulant s’adjuger la gloire et améliorer ses propres statistiques, il a poussé le ballon qui allait pourtant filer dans le but vide. Dix minutes plus tard, Ismael Sosa a égalisé après une belle action où il a éliminé plusieurs joueurs avant de tirer.

Avec 20 points, Pachuca reste accroché à sa septième place synonyme de qualification. Mais il va falloir encore batailler pour s’assurer un place parmi les huit premiers. Les joueurs de la UNAM sont toujours aux portes de cette zone qualificative tant désirée et la lutte sera âpre jusqu’à la dernière journée. Leur inconstance ne semble pour le moment pas leur permettre de se qualifier. Comment une équipe incapable de gagner à domicile peut-elle prétendre à jouer les premiers rôles ?


La telenovela du week-end

« S’il te plait, Carlitos, revient, j’ai besoin de toi, tu me manques !

Non Piojo, tu sais que c’est impossible, j’ai trouvé l’amour ici, je suis bien, je n’ai pas envie de revenir, caramba !

Mais tu sais, ça fait plusieurs années que je cours après toi, que je mets à genou, que je t’implore, et toi, tu m’humilie en refusant de revenir. Alors je te le demande une dernière fois, et ce sera la dernière, revient Carlitos !!!

Je ne sais pas, je vais réfléchir, la prochaine fois que tu m’invitera, je te donnerai ma décision finale, et là, tu sera fixé, Miguel !

Je t’aime Carlitos, mais je te préviens, c’est la dernière fois que je me mets à genoux, por el amor de Dios ! »

Oui, l’histoire d’amour entre la sélection et Carlos Vela (Real Sociedad) est sur le point de se terminer. Ou de repartir de plus belle comme au bon vieux temps. Mais avant, il faut récapituler les faits, car cette histoire est digne d’être diffusée sur le Canal 5, à la place de n’importe quelle telenovela.

En septembre 2010, dans le cadre d’un match amical face à la Colombie, des joueurs de la sélection aztèque se retrouvent dans un scandale. Parmis eux, Carlos Salcido, Efrain Juarez, et surtout, Carlos Vela, l’un des meneurs de la soirée. Lors de cette fiesta, des prostitués – et parmi elles, des transsexuelles – avaient été conviées au festivités dans l’Hotel Camino Real de Monterrey, ville hote du match.

Rafael Márquez, Gerardo Torrado, Guillermo Ochoa, Francisco Javier ‘Maza’ Rodríguez; Pablo Barrera, Giovani Dos Santos, Javier Hernández, Enrique Esqueda et Héctor Moreno n’ont reçu qu’une amende pour manquement au reglement. Carlos Salcido, Efrain Juarez et carlos Vela, commanditaires de la soirée, ont été suspendu six mois par la FMF (Federacion mexicana de Futbol).

Pour voir les images de fiesta des joueurs de la sélection, c’est là.

Depuis cette date, les relations entre la FMF et Carlos Vela sont dignes d’une telenovela. Non-convoqué par De la Torre durant son mandat (2010-2013), il a reçu plusieurs appels du pied de la part du Piojo Herrera pour revenir. Son niveau impressionnant avec la Real Sociedad faisait de Vela l’attaquant idéal pour la sélection aux côtés de Peralta. Mais il s’est permis de refuser sa convocation pour le Mondial au Brésil, avançant «  un manque de motivation et la sensation de ne pas mériter sa convocation, prenant la place d’un autre ».

La tournée en Europe durant le mois de novembre marquera donc un tournant dans la carrière du natif de Cancun. Si il accepte, ses déboires avec la sélection seront oubliés. Si il refuse, sa carrière internationale sera probablement terminée. Oui, Herrera a stipulé qu’il ne baissera plus jamais son pantalon face à l’attaquant. Au contraire de Yamile, un soir de septembre 2010 …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Copyright © All rights reserved. | Newsphere by AF themes.