mer. Juin 26th, 2019

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Mais on le dit quand même

Musique et foot : les années 1970

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Suite de notre dossier football et musique. Et l’on s’attaque cette fois-ci aux années 70. Une décennie extraordinairement riche dans le monde du foot, avec un Pelé au sommet et des équipes européennes pratiquant un jeu technique et impressionnant, de l’Ajax à Saint-Etienne en passant par Liverpool ou le Bayern de Beckenbauer et Gerd Muller. C’est aussi l’arrivée de la couleur dans les téléviseurs mondiaux, et l’époque des progrès techniques de tout genre. La musique n’échappe pas à la mode puisque les clips musicaux deviennent quasiment incontournables.

Une décennie qui commence par une Coupe du Monde est toujours une bonne décennie. En 1970, c’est au Mexique que ça se passe. Et le tournoi s’annonce bien, avec une chanson officielle enjouée et rythmée, comme le foot de l’époque.

Roberto do Nascimento – Original World Cup 1970 theme

Avec un Pelé éblouissant et un Jairzinho meilleur buteur de la compétition, le Brésil ne pouvait que l’emporter à quelques kilomètres de chez lui. Jairzinho qui, porté par son excellent tournoi, tente sa chance dans la chanson, avec moins de réussite que devant le but, soyons honnêtes. Même si le petit côté « guinguette brésilienne » n’est pas foncièrement désagréable.

Quatre années plus tard, changement radical d’ambiance pour la Coupe du Monde de 1974, en Allemagne. Adieu bossa-nova et plage, place à la choucroute et aux chants virils de nos amis allemands.  Si le tournoi est remporté par l’Allemagne de l’Ouest, c’est le football total de Johan Cruyff et ses collègues hollandais qui marque les esprits. A noter également l’exploit de la Pologne, qui finit troisième en battant notamment le Brésil en petite finale. Mais la meilleure prestation musicale nous vient d’Ecosse qui même en ne passant pas la phase de poules (à cause d’une différence de buts de -1 avec … le Brésil) aura eu le mérite de nous laisser un hymne exceptionnel.

Jaloux, le meilleur joueur du tournoi, Johan Cruyff sort alors également un single. Sobrement intitulé  » Oei Oei Oei ». Qui parle d’un boxeur perdant un combat et allant se saouler au pub du coin. Tout un programme, même si on voit pas bien le rapport avec Johan.

En 1978, c’est en Argentine que se déroule la Coupe du Monde. ET pour fêter ça, l’hymne officiel est composé par … Ennio Morricone. Et oui, rien que ça.  Et non, ce n’est pas Ennio sur la pochette.

Un hymne qui portera chance au pays organisateur qui remporte son premier trophée continental, grâce à Kempes (6 buts) ou un certain Passarella. Mais pas de Bianchi ou d’Onnis, qui se partage le titre de meilleur buteur du championnat francais de 1975 à 1982.

Il faut dire qu’en France, l’année 1978 est surtout marqué par la finale du SC Bastia en coupe d’Europe. Malgré la défaite en finale contre le PSV, le club insulaire marque les esprits et les coeurs et nombreux artistes saluent le parcours bastiais. C’est le cas de Nicolas Peyrac, seul chanteur sur lequel il est possible de faire un petit pont entre les dents. Et si le titre vous dit quelque chose, c’est qu’il s’agit d’un remix de son tube « Je pars », à la sauce footballistique.

L’équipe bastiaise enregistrera elle aussi un « tube » cette année là. Ce sont les joueurs eux mêmes qui participent à ce tube de toute beauté.

En France, les années 1970 sont évidement marquées par la dynastie stéphanoise, champions en 1970,1974,1975 et 1975. Mais Marseille n’est pas en reste, en glanant le titre deux fois de suite en 1971 (avec 44 buts du seul Skoblar !) et et 1972. Et ses supporters savent remercier le club avec cet hymne au refrain original « Allez l’Om, Allez l’Om ».

Mais évidement, la France est surtout verte. Les joueurs de St Etienne sont de vraies rockstars. Et comme toute rockstar, ils n’échappent pas aux hommages embarrassants. Voire, aux albums embarrassants. L’album de Jacque Monty « Monty et les supporters » est consacré au club du Forez, avec une dizaine de bides incroyables. Le pire restant cet hommage à Rocheteau, avec des paroles incroyables. « Oh qu’il est beau le petit Rocheteau. Quand elles le voit en maillot, tout les filles crient aussitôt : oohohohohoh.« 

Mais LE TUBE consacré à St Etienne est bien meilleur. Vous le connaissez tous, avec son « Qui c’est le plus fortn évidement c’est les Verts ». On le retrouve ici interpreté par « Chocolat’s », illustre inconnu qui a su rendre la chanson simple et funky. Même sans aimer le club, difficile de ne pas être emporté par ce tourbillon de bonne humeur. ALLEZ LES VERTS.

Ainsi se termine notre voyage musico-footballistique des années 1970. Mais on ne pouvait pas se quitter sans écouter ce morceau de Kevin Keegan qui rend même le kitsch moderne avec ce clip. L’international anglais a en effet commis l’irréparable en enregistrant cette pépite lors de son cours passage en Allemagne. Un morceau à montrer dans les écoles, pour ne pas oublier.

On se retrouve pour la suite de notre dossier, qui se consacrera aux toutes aussi kitschsannées 80.

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