mar. Août 20th, 2019

TLM Sen Foot

Mais on le dit quand même

Paris FC : enfin au niveau des espérances sur le long terme ?

5 min read

Alors que le Paris FC vient de se faire sortir des barrages permettant l’accession à la Ligue 1, je me suis demandé si son histoire était bien documentée et surtout si j’en connaissais les grandes lignes (ça faisait quand même 10 fois que je me rendais à Charléty). Les voici.

Le lien très fort avec le PSG

Le supporter moyen sait il comment fut créé le PSG ? Vraiment pas sûr lorsque l’on se documente car c’est vraiment pas une mince affaire.

Nous sommes fin des années 60, le Racing Club de France abandonne son statut professionnel alors que les résultats du Stade Français sont en chute libre (le logo est semblable à celui du club du rugby donc ça doit être la même famille). Les pouvoirs publics décident donc qu’il est tant d’inventer (le mot n’est pas exagéré) un club pour la capitale française. Beaucoup de gens votent lors de diverses manifestations sportives et le Paris Football Club est la tendance phare. Seulement voilà, ce club sorti de terre a besoin de fusionner avec une autre entité raisonnablement proche de l’élite afin de rejoindre cette dernière en quelques années (au lieu d’une décennie). C’est pourquoi le PFC fusionne avec le Stade Saint-Germain formant le Paris Saint-Germain, 1ère appellation du PFC.

Lors de sa 1ère saison en 1970/71, le PSG termine 1er de la Poule Centre de 2ème division et accède à la D1 la saison d’après non sans soucis administratifs. En effet, le Conseil de Paris veut que le club se nomme Paris Football Club prétextant que le PSG est un club de banlieusard car non situé à Paris. Le même Conseil menace de cesser les subventions accordées au nouveau club et de lui interdire le droit de jouer ses matches à domicile au Parc des Princes (pour la petite histoire, le 1er match du PSG version PFC fut joué à Jean Bouin, juste à côté du Parc).

Le club n’est pas d’accord et se divise : la partie professionnelle obtient une nouvelle licence auprès de la Fédé et est nommée Paris FC (tel qu’on le connaît aujourd’hui) alors que la partie amateur rejoint le reste de l’institution en D3 (niveau de la réserve du PSG) formant le PSG (tel qu’on le connaît aujourd’hui).

Une simple histoire de naming a donc créée 2 clubs aux destins bien contraires…

La galère

Car le PSG retrouve l’élite 2 ans plus tard en 1974 au même moment que le PFC est relégué en 2ème division ; les deux clubs font donc l’ascenseur et ne se rencontrent pas. Le PSG restera en 1ère division nationale jusqu’à aujourd’hui alors que le PFC ne jouera dans l’élite qu’une seule saison en 1978/79 durant laquelle ils affrontent le PSG sans perdre (1-1 & 2-2, les 2 matches au Parc).

Tiens, en parlant du Parc des Princes, il est très convoité par les 2 clubs. Le PSG étant très populaire dans l’Ouest Parisien (16ème, Boulogne-Billancourt, Saint-Germain-en-Laye), il joue la quasi-totalité des matches de son histoire au Par cet ce dès son inauguration en 1972. Le PFC, faisant partie du mouvement ayant créé l’actuel PSG après tout, gagne le droit de jouer au Parc mais seulement en 1ère division. Son impopularité face au PSG est fatale car l’affluence est mauvaise en D2 et le PFC est banni au stade de la Porte de Montreuil (également appelé stade Déjerine) que les supporters franciliens appelleront Stade de District. Pas terrible.

Les résultats vont de mal en pis et le PFC passent le plus clair des années 1980 & 1990 en D3 voire D4. Présidents et entraîneurs se succèdent tous aussi ambitieux les uns que les autres renommant le club à plusieurs reprises (PFC 83, PFC 98, PFC 2000) alors que des stratégies sous forme de slogans de la gagne naissent mais terminent en gros fails (objectif montée dans 3 ans en 2006, objectif Ligue 1 dans 4 ans lors de la remontée en L2 en 2015 alors que le club terminera dernier…).

Pour la petite histoire, le PFC a joué largement plus de matches à Montreuil qu’à Charléty. En fait, aucun des 2 stades ne convient à la fanbase du club (3849 supporters en moyenne à Charléty cette saison alors que le club a terminé 4ème) car le Déjerine est trop petit (1k spectateurs) alors que Charléty est 5 fois trop grand (20k places). Le club a toutefois réussi à se construire de manière à faire le stade omnisports du 13ème arrondissement sa maison. Ce n’était pourtant pas gagné car le stade était utilisé par l’athlétisme, le Stade Français rugby et le PSG Féminines.

Aujourd’hui on dirait bien que les galères du club sont plutôt derrière lui et qu’il s’est stabilisé à Charléty mais peut-être pas en Ligue 2. Au 21ème siècle, le PFC n’a passé que 3 saisons au 2ème niveau national et signerait le droit d’y rester pendant plusieurs années. Alors oui, perdre aux tirs au but à la maison c’est chiant mais peut-être vaut-il mieux ça qu’une saison calamiteuse en Ligue 1 à se prendre 10-0 par Neymar & Co.

Le club a aujourd’hui un stade décent (qui n’est pas à lui mais passons) qui lui va pas si mal même si un partage du Parc des Princes aurait très bien pu se faire si les choses s’étaient passées autrement en 1970 et a la possibilité de construire une fanbase qui croît après 2 bonnes saisons en Ligue 2. Le club est enfin en train de devenir le 2ème club de la capitale que tant de présidents espéraient il y a plusieurs décennies et ça ne peut qu’être positif pour le football français.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Copyright © All rights reserved. | Newsphere by AF themes.