lun. Déc 16th, 2019

TLM Sen Foot

Mais on le dit quand même

On était à Manchester United – Feyenoord en Europa League

4 min read

De la même façon qu’Anfield, pour le lambda (sans carte de membre) les coupes sont les seules opportunités de se rendre à Old Trafford pour un match. On a donc payé une quarantaine de livres pour ce Manchester United – Feyenoord d’Europa League qui s’annonçait decisif (les néerlandais avaient un avantage d’un point). Qu’on soit fan de Manchester ou de Liverpool, c’est un stade que l’on veut forcément voir au moins une fois.

Pourtant, on était dubitatifs avant de s’en aller sur Manchester. Il faut dire que le match de LdC à l’Etihad nous avait bien refroidi sur l’organisation pour se rendre à un match en semaine. Et comme Old Trafford ne se trouve pas à Manchester mais à Stretford, on avait des raisons d’être inquiets. Finalement, plusieurs trams (quasi complets) proches de la gare d’Oxford Road se succédaient à 2 minutes d’intervalles. Bien loin du “1 tram toutes les 15 minutes” que l’on a vu pour l’Etihad. C’est donc tranquillement que l’on se rend au stade. A la sortie du tram, une grande avenue nous mène droit vers le stade, sans nous faire sentir compressé. Old Trafford se trouve dans un quartier rural, on accède au stade par un passage entre deux maisons. Si bien que l’on ne pourra pas tout de suite profiter d’une vue large du stade.

Lorsque l’on fait enfin face au stade, il est déjà à nos pieds. On voit néanmoins une architecture très propre et luxueuse, notamment par les nombreuses façades vitrées qui donnent vue sur les restaurants, etc. On sent la richesse mais le plus surprenant est de voir un stade si ancien et si grand sembler aussi neuf. Exception faite de quelques statues dont celle de Ferguson, le poids de l’Histoire ne se fait pas trop sentir.

Comme à Anfield, nous avons les stands itinérants, les stands “officiels” à l’extérieur et les stands dans les coursives. Un classique qu’il est important de conserver. Mais c’est la première fois dans ce pays que la fouille nous interdira de rentrer avec une boisson achetée à un stand à côté. C’est peut-être alors le premier signe d’un club qui pousse au consumérisme, et qui ne se cache plus d’être au moins autant une entreprise qu’un club. Là où Liverpool semble davantage tenir un rôle social pour la ville et ses habitants. Ce feeling va se conforter par le suite.

La fouille continuera d’être intensive, un peu en dessous de ce que l’on peut subir en parcage visiteurs en France. Le personnel ira même jusqu’à sortir et regarder dubitativement un carnet d’expédition (que je ramène du travail) dans mon sac. On ne me l’avait jamais faite celle-ci. Certes, nous avions des tickets et non une member card (comme chaque match à Anfield) mais c’était également le cas au Celtic Park ou à l’Etihad. Alors peut-être doit-on lier cela à leur peur de voir des fans (et hooligans?) du Feyenoord en tribune mancunienne. Puisque j’ai appris plus tard que jusqu’à 8 000 néerlandais étaient attendus en ville, dont la moitié sans billet. Des centaines de policiers étaient même mobilisés pour ce match. Un record pour Manchester en Europa League. Une pareille opération n’avait plus eu lieu depuis les 9 000 fans Away de Leeds en 2010 pour la FA Cup.

Enfin à notre siège, on tombe face au parcage débordant de fans du Feyenoord (probablement au dessus des 4 500 fans). On l’a compris : Ils feront l’ambiance pour tout le stade aujourd’hui. C’était déjà le cas en ville dans l’après-midi, comme en témoigne ces images, ici et . On peut sinon contempler le reste du stade : Grand, un peu plus spacieux qu’Anfield sans l’être autant que l’Etihad. Quelques bannières font références à George Best, mais surtout à Alex Ferguson. Pas plus marquant que cela mais les émotions d’un fan pourraient être différentes des miennes.

Quand le stade est quasi plein (ce n’était pas sold-out), on cherche encore à savoir quelle tribune de Manchester est historiquement celle qui lance le bruit. On en aura à peine la réponse : À notre gauche, un peu. L’ambiance est aussi ridicule qu’un match à l’Emirates. Les supporters adverses chanteront quelques courts YNWA, peut-être simplement pour les faire chier. Mais ils l’avaient déjà chanté pour un joueur ayant perdu l’un de ses parents la semaine précédente. Plus humiliant, ils reprendront seuls les titres joués par la sono du stade : Les fans de Manchester United n’existent pas. Ou si peu le temps d’insulter l’ancien Reds Kuyt de « Bastard » (Kuyt a réagi intelligement sur les réseaux sociaux). Il n’y a que le terrain pour les venger, avec un 4-0. Un autre bon moyen de constater la médiocrité des fans. Sur chaque but, ils se lèvent, font du bruit le temps de quelques secondes et reprennent un silence théâtral. Le stade sera à moitié vide avant le coup de sifflet final.

 

2 thoughts on “On était à Manchester United – Feyenoord en Europa League

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Copyright © All rights reserved. | Newsphere by AF themes.