lun. Sep 23rd, 2019

TLM Sen Foot

Mais on le dit quand même

Come back Ezequiel, reviens à la maison.

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(c) http://soccerserieswallpapers.blogspot.fr/
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Voilà maintenant 2 saisons que Lavezzi a quitté les flancs du Vesuve. Voila 2 saisons que je pleure ce jour funeste durant lequel mon téléphone, à travers une alerte, officialisait son départ. J’étais orphelin. Certes, Cavani marquait plus. Mais le départ la saison suivante de l’uruguyaen me marqua moins. Peut-être parce que c’était logique, Cavani avait fait ses 4 saisons d’extra-terrestre, puis était logiquement allé voir ailleurs. Mais Ezequiel, c’était l’homme de la maison. Arrivé en 2007, il avait porté le Napoli. Stratosphérique, il était Naples. Avant les Hamsik, Cavani, Inler , etc.
Lavezzi, c’est magique. Lors de son départ, une partie du Napoli s’arrachait de son tronc et s’en alla sur les bords de la Seine. De la torride et folle Naples, au doux et paisible Paris. Pourquoi ?! Je ne sais pas. L’orphelin napolitain voyait partir une étoile filante, qui aurait dû rester. L’échec, maintenant clair, de l’Argentin à Paris est absolument incompréhensible pour le napolitain aguerri.  Mon grand-oncle, du haut de ses 85 belles années, n’avait « jamais vu quelqu’un comme ça au San Paolo depuis Diego ». Ezequiel, histoire d’un talent incommensurable perdu sur les bords de Seine.

Tout d’abord, il est intéressant de voir le rôle de Lavezzi au Napoli, et son importance dans le cœur des tifosi. @RaphaelHommasel, grand fan du Napoli sur Twitter, nous disait tout simplement que «en voyant Ezequiel, le public du San Paolo revoyait un peu de Diego. » L’aspect Diego est important, car, comme Raphael nous le fait bien noter,  « à Naples, on ne peut pas être attaquant, argentin, dribbleur et rapide sans forcément faire penser à quelqu’un. » Les supporters revoyaient en lui le magicien de Boca Juniors.
De plus, comme nous dis @ZachNap, « Lavezzi était une idole des fans et un symbole du club tout simplement parce qu’il est arrivé au moment de la remontée du club en Serie A, en 2007. » Raphael souligne aussi cet aspect crucial pour expliquer l’amour des Napolitains : « Il arrive en 2007 lorsqu’on est promu pour 6M. 1ere « folie » pour Aurelio de Laurentiis. Notre effectif puait encore la Serie B. Parmi les autres recrues de 2007 : Zalayeta le juventino, Gargano et Hamsik, alors encore un gamin de Serie B. Et hormis Hamsik qui a explosé bien plus tard, Ezequiel est le seul à avoir vraiment montré du très haut niveau. Les supporters ne l’oublieront pas ». L’affectif toujours, fondamental à Naples. Pour devenir une légende, il faut du charisme, de la sueur et des larmes.

Tactiquement, selon les napolitains, l’avantage du jeu de Mazzarri pour Lavezzi est simple, comparé à celui de Blanc. Comme souligne Zach, Lavezzi était « le plus important dans l’effectif. Il a gagné une réputation en Europe grâce à sa capacité à partir en profondeur, à récupérer le ballon et accélérer vers les adversaires en vitesse et technique. Il était central dans ce jeu de contre-attaque de Mazzarri. Même son de cloche chez Raphael, qui nous dit que « dans le système de Mazzarri il était parfait : on jouait en contre, il pouvait remonter les ballons en partant de très loin. » @RomBortolotto, fan de la Juve (oui, votre redacteur fait un immense effort),  souligne lui aussi l’aspect de la contre-attaque.  « Il était dans l’effort pur, alors qu’à Paris il doit calculer ses courses, et jouer arrêté ».  Pourquoi ses problèmes à Paris ?

Tout d’abord, il y a ce problème basique de la possession.  Raph : « Le PSG de Blanc garde le ballon et domine, et dans ces conditions les lacunes de Pocho sont malheureusement plus visibles (maladresse, perso). » Zach nous dit justement que Lavezzi ne sera jamais un grand buteur. « Son influence est plus subtile, il est dans la construction rapide plutôt que de juste marquer ».  Ce manque d’efficacité se voit aussi dans les propos de @Ledefootoir, fan parisien, qui souligne qu’ « il n’est pas, ou très peu décisif. D’autre part, malgré une grosse activité (ça tout le monde lui reconnait), il pêche dans ses choix et sa conduite de balle, un peu hasardeuse. » La maladresse de Lavezzi était connue à Naples, ou lorsque Cavani était absent, il était repositionné buteur, et plus rien n’allait. A Paris, le buteur c’est Ibra et selon Romain « Ibra joue trop bas pour lui permettre de fixer plus haut les défenses, là il part tout seul et s’excentre, Cavani au Napoli était déjà dans l’axe ou en relais très haut. »  Ledefootoir évoque le même cas Ibra : « Il souffre peut-être comme Pastore des décrochages fréquents d’Ibrahimovic qui lui ruinent ses espaces. » Cette capacité à courir tout le temps, partout, en défense, dans l’axe, sur les côtés, était un gros point fort de sa période vésuvienne. Ledefootoir le reconnait aussi sous cet aspect au PSG : « Ce sont surtout ses qualités physiques qui impressionnent (endurance, accélération, abattage) mais il a encore des choses à prouver sur le plan technique à Paris. » Malgré le temps de jeu conséquent de l’argentin, Lavezzi souffre.

Bref, Ezequiel est un mystère. On parle de soirées arrosées (« Il n’avait pas cette habitude à Naples » selon Raphael), on parle de manque de travail à l’entraînement. Lavezzi, si tu m’écoutes, reviens. Ton aile gauche est prête, on mettera Dries Mertens à droite. Allez, copain comme avant ?

29 thoughts on “Come back Ezequiel, reviens à la maison.

  1. Tu ne parles que du PSG version Blanc qui aime, c’est vrai, avoir beaucoup le ballon. Mais l’an dernier, si je me souviens bien, celui de Carlo jouait essentiellement en contre-attaque. Et on a pas beaucoup plus vu Lavezzi.

    1. Absolument, c’est vrai. Mais je lis des critiques surtout en cette periode Blanc, et je voulais rétablir un peu la verité sur ce superbe joueurs.

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