dim. Août 18th, 2019

TLM Sen Foot

Mais on le dit quand même

Pourquoi et comment je suis devenu supporter du Celta Vigo

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Cette question est inévitable entre footballeurs ou quand on commence à parler football. « Et toi, tu es pour quelle équipe? ». On a l’habitude d’avoir comme réponse l’OM, le PSG, le Real, le Barça, ou toutes ces autres grosses équipes. Alors, je vous laisse imaginer la réaction des gens lorsque fièrement, je leur annonce que je supporte le Celta Vigo.

Oui, je suis fier de supporter un club galicien, qui se situe à un peu moins de 1400 kilomètres de mon domicile. L’expliquer rapidement, je l’ai fait des centaines de fois. Laissez moi vous conter comment j’en suis arrivé là.

Petit, je supportais Monaco. Et oui. Je voulais me démarquer de mes camarades, qui étaient tous pour l’OM. L’influence de mon grand-père normand et supporter des Girondins de Bordeaux aura au moins eu l’effet de ne pas me faire apprécier Marseille. Pourquoi Monaco? Je suis jeune, autour de 10 ans, on est fin 90, début 2000 et Monaco marche bien. Et déjà à l’époque, un premier problème. Trouver un maillot de l’ASM est bien plus compliqué qu’aujourd’hui. J’ai du être patient pour avoir mon maillot de Ludovic Giuly. L’histoire d’amour monégasque va durer. Je vais vivre les joies de la victoire en Coupe de la Ligue en 2003, le fameux parcours en Ligue des Champions, puis le lent déclin. J’ai continué à suivre le club même en Ligue 2 mais le constat était là. Je ne ressentais plus rien. J’ai eu beau assister au match de la remontée en Ligue 1 aux Costières, ça ne me faisait rien. Si ce n’est d’être admiratif du parcage monégasque plein à craquer. Ma tête et mon cœur était ailleurs.

Été 2008. Après un périple de 1400 km en voiture, je pars en vacances en famille découvrir le village natal de ma mère, au fin fond de la Galice. Le coup de foudre. Je découvre mes origines, émerveillé. Trois semaines d’éclate, avec des rencontres, et des visites. La visite brève de la ville de Vigo notamment, avec un passage en voiture à coté du stade, et des maillots du Celta aperçus, dont un floqué du nom de Nenê alors à Monaco.  La graine était semée. L’été suivant, j’eu la chance de retourner de nouveau là-bas, et de m’imprégner encore plus de l’endroit.

A ce moment-là, le Celta Vigo évolue en deuxième division. Je commence donc à suivre d’un œil les résultats de l’équipe. La première rencontre que j’ai vu du Celta, et je pense qui est le véritable coup de foudre avec l’équipe, a lieu en janvier 2010. En Copa del Rey, le Celta vient de sortir Villarreal et se retrouve en quarts de finale contre l’Atletico. Je décide du coup de regarder le match aller, qui a lieu au Calderon. Et je découvre une équipe virevoltante et flamboyante, qui va malmener l’Atletico de Kün Aguero. Avec Trashorras à la baguette, et déjà le jeune Iago Aspas en pointe, le Celta va faire 1-1 au Calderon, mais aujourd’hui encore j’ai le sentiment que la victoire aurait été plus méritée. La prestation, axé sur un jeu avec ballon, offensive, m’a totalement séduit. Un peu comme si Jessica Alba vous lançait un sourire. On s’envole au paradis, on est à Rio, de Janeiro. L’aventure s’arrête au match retour pour le Celta, et je n’en ai aucun souvenir .

Deuxième souvenir marquant du Celta, durant la saison 2010/11. Le Celta fait une belle saison et termine barragiste pour la montée. Barrage aller – retour contre Granada. Me voilà, ce soir en pleine Féria de Nîmes. A actualiser mon portable toutes les 5 minutes pour être au courant du score. Et à me lamenter de l’élimination aux tirs au but, au milieu de la nuit. Déjà, à ce moment là, j’étais quelque peu à contre-courant. La saison suivante, je commence à suivre sérieusement le Celta. A commencer à regarder quelques matchs de l’équipe. Je ne sais pas pourquoi mais un match me marque. Un Recreativo – Celta de début de saison, ponctué par une victoire 1-2 du Celta. Je peux même vous dire que Iago Aspas ouvre la marque, et qu’Alex Lopez nous délivre en fin de match, match pourtant archi-dominé en première période. Il y a des matchs comme ça, qui paraissent anodins et qui restent dans notre mémoire comme ça. Cette saison-là, le Celta fonce à vitesse grand V en Liga. Ma Celta-mania était elle aussi lancée. J’allais dès alors suivre fidèlement le club dès son retour en Liga.

Depuis l’été 2012, j’ai raté très peu de matchs. J’ai aussi appris l’histoire de ce club, qui n’a pas toujours représenté le beau jeu comme aujourd’hui ça peut être le cas. Et puis, j’ai enfin l’opportunité de retourner en Espagne. Les études, le travail ont fait que depuis 2009, je n’avais pu revoir ma Galice. Et pourtant c’est pas l’envie qui me manquait. Mais 12 heures de voiture, ça refroidit, et il faut donc avoir beaucoup de temps pour y aller. A l’été 2014, après un roadtrip qui fit étape à San Sebastian pour voir un match à Anoeta (on aime le football ou on ne l’aime pas), le Graal. Un match à Balaidos. Après autant d’attentes, l’excitation était à son maximum. Un souvenir inoubliable que ce match, surtout que la victoire était au rendez-vous. J’ai aussi pu découvrir le centre d’entrainement de la Madroa, niché sur les hauteurs de Vigo. Un pèlerinage en quelque sorte. Cette saison-là, j’ai aussi connu mon premier match en parcage à Barcelone pour Espanyol – Celta. Tout en discrétion lorsqu’on compare à cette année. Troisième Espanyol – Celta en 3 ans, et mon entrée au sein de la Pena BlauCel, pena du Celta à Barcelone.

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Mont Ventoux, Tour de France 2013.

Bien sûr, sans mes origines espagnoles je ne serai pas supporter du Celta. Je me sens autant Français que Galicien, et c’est pour cela je pense que je suis fier de supporter le Celta. C’est un peu mes racines même si mon grand-père maternel était amateur de football sans avoir malgré tout une appartenance à une équipe de football. Ou en tout cas, il ne me l’aura jamais dit. Ma jeunesse footballistique aura été plus influencée par mon grand-père paternel qui m’aura amené voir mes premiers matchs de football et qui malgré sa passion pour les Girondins n’influença pas plus que cela mon choix de club. Je pense que je suis devenu supporter du Celta par mes origines et ma curiosité. Et ma folie.

Quelle idée de regarder un match de D2 espagnole un dimanche soir. Mais quand c’est comme ça, je pense qu’on appelle plutôt ça de la passion. La passion qui me fait aimer, vibrer pour un club qui représente mes racines espagnoles, galiciennes. Et je suis fier du coup de porter les couleurs du Celta en France et de pouvoir faire découvrir ou mieux connaitre ce club à tous.

Vous pouvez retrouver toute l’actualité du Celta, en français sur https://ligafrance.wordpress.com/

2 thoughts on “Pourquoi et comment je suis devenu supporter du Celta Vigo

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