mer. Sep 18th, 2019

TLM Sen Foot

Mais on le dit quand même

Championship : Après 5 journées, un point sur la situation.

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S’il est encore tôt pour dresser un réel bilan après 5 journées (sur 46 au total), le Championship offrira une nouvelle fois un scénario incertain. Tant par la particularité de son système d’accession (les deux premiers en Premier League, puis tournoi de barrage entre les quatre suivants) ou par sa lutte pour le maintien. La présence de clubs historiques de Premier League (Leeds, Forest, Villa, Derby…) donne un intérêt incroyable pour un championnat aussi physique que passionnant, le tout dans des ambiances fantastiques. Alors que cinq journées ont donc été disputées, un point sur la situation.

 

 

Cardiff impressionne

 

Leader unique avec quinze points, Cardiff a démarré très fort en Championship. Après une saison 2017 décevante et une douzième place à la clef, le club gallois a tout simplement remporté ses cinq premières rencontres, avec 10 buts marqués pour seulement 2 encaissés. Emmenés par Nathaniel Mendez-Laing, auteur de 4 buts en cinq matchs de championnats, les joueurs de Neil Warnock peuvent également compter sur Loïc Damour, transfuge de Bourg en Bresse. Titulaire lors de quatre rencontres, il est entré lors des trois autres (5 championnat, 2 coupe). Partis sur un rythme infernal avec notamment un 3-0 infligé à Aston Villa, les Gallois s’affichent déjà comme l’un des premiers rôles de la saison.

 

 

Un podium assez étonnant

 

Plus surprenante, la seconde place d’Ipswich. 16èmes l’an passés, les Tractor Boys viennent tout juste de perdre leur premier match face à Fulham, stoppant ainsi une série de quatre succès. L’équipe de Mick McCarthy peut notamment compter sur son avant-centre Martyn Wagon, auteur de quatre buts en autant de rencontres. Débarqué des Rangers cet été, le britannique de 27 ans avait inscrit 20 buts en 25 matchs de Scottish PL en 2015-2016, avant un exercice 2017 à 17 buts toutes compétitions confondues.

Au total, douze points au compteur, c’est, pour Ipswich Town, un de plus que son poursuivant, Leeds.

 

Avec plus de 30 000 spectateurs à Elland Road, Leeds United ferait pâlir bon nombre de stades de Ligue 1. Club historique du football Anglais, Leeds United, 50 saisons en Premier League, tente de se remotiver après une cruelle septième place, à 5 points des barrages, acquise l’an passé. Alors que le club a perdu son meilleur buteur Chris Wood, auteur de 44 buts en deux saisons au club (parti pour 16,5 millions à Burnley). C’est Samuel, la nouvelle recrue, qui semble s’affirmer en successeur de l’international néo-zélandais (52 sélections, 20 buts). Acheté à Huesca il a déjà inscrit 5 buts en 6 matchs (1 en championnat, 4 en coupe). Formé au Real Madrid, l’attaquant de 26 ans, porte sur ses épaules les espoirs de tout un peuple qui attend un retour en Premier League depuis 2004. Pour espérer atteindre l’élite, Leeds pourra également compter sur Kalvin Phillips (2 buts en 5 matchs de championnat) ou encore sur le seul tricolore de l’effectif, Hadi Sacko. A 24 ans, celui qui était prêté l’an passé par le Sporting s’est définitivement engagé pour le club du Yorkshire. Élément clef du dispositif de Garry Monk (parti cet été entrainer Boro) l’année dernière, avec 42 matchs disputés. Il n’est apparu qu’à 2 reprises sur la pelouse cette saison. Après 5 journée, l’équipe du nouvel entraîneur Thomas Christiansen se classe troisième. L’entraineur espagnol, d’origine danoise et passé par le Barça, Villarreal ou Hanovre en tant que joueur, entrainait auparavant l’APOEL Nicosie. Fraichement arrivé en Angleterre, il a pour le moment su séduire les observateurs, son équipe étant la seule invaincue avec Cardiff City. A quatre points de la tête, les Peacocks, l’avaient emporté dans un match spectaculaire à Bolton en ouverture (2-3) avant d’enchaîner sur deux matchs moins reluisants (deux 0-0) pour enfin rebondir et l’emporter par deux fois sur les deux dernières journées. Deux victoires primordiales, à l’extérieur qui plus est, face à Sunderland (0-2) puis chez l’autre club mythique de cette division : Nottingham Forest (0-2). L’histoire serait tellement belle pour Leeds, revenu de l’enfer après une relégation en D3 en 2010 qu’il serait stupide de se priver de suivre ce club cette saison. Les voir remonter raviverait sans doute de bon vieux souvenirs aux puristes nostalgiques des cheveux peroxydés d’Alan Smith ou des buts de Viduka…

 

 

Un Sheffield peut en cacher un autre.

 

A la cinquième journée, le top 5 est complété par Wolverhampton et Sheffield United surprenant promu. Alors que les Wolves, avec plusieurs protégés de Jorge Mendes (Ruben Neves, Jota), comptent 10 points et restent sur une défaite et un nul après 3 succès inauguraux, Sheffield surprend en accrochant à l’heure actuelle une encourageante cinquième place. Absent de seconde division depuis 2011, les Red and White ont soigné leur retour, après un titre acquis en 3ème division la saison dernière. Les joueurs de Chris Wilder peuvent compter sur leur formidable avant centre, Billy Sharp. Sur ses deux premières saisons en D3 avec le club, il a inscrit 51 buts en 97 matchs. Cette année, il en est déjà à 4 en 5 rencontres. Formé au club, cet attaquant de 31 ans a joué à Nottingham ou encore Leeds, avant de finalement revenir à Sheffield en 2014. Il pourrait bien être, à l’instar de son équipe, l’un des belles surprises de cette saison. Actuellement, le club compte trois victoires pour deux défaites. Déconvenues à relativiser car survenues face à deux « gros » du championnat, Cardiff et Boro.

A Sheffield, on attendait pourtant l’autre club de la ville, Wednesday. Demi-finalistes des barrages l’an passé, après une quatrième place sur la saison régulière, Wednesday n’est que seizième actuellement, avec un seul succès pour deux défaites et deux nuls. Et pourtant, ceux qui sont surnommés « The Owls » ont conservé une équipe type relativement semblable à celle qui termina au pied du podium l’année dernière.

 

 

Passés à deux doigts de la monté et de la descente, où en sont Reading et Forrest ?

 

Du côté des sourires de ce début de championnat, difficile de ne pas citer Nottingham Forest. Certes la sixième place est fragile et il est encore trop tôt pour prédire quoi que ce soit, mais, à l’instar de Leeds, qu’il serait beau de les revoir en Premier League. Le club aux deux Ligue des Champions compte deux défaites pour trois victoires. Malgré le départ de son gardien Stojkovic ou du défenseur Damien Perquis mais surtout de son canonnier Britt Assombalonga (14 buts en Championship la saison dernière) le club de la forêt de Sherwood a su se stabiliser après une relégation évitée de justesse avec une 21ème place, ex-aequo avec Blackburn mais une meilleure différence de but. Et si ce petit miracle n’était pas arrivé par hasard ? Forest est un géant du Football anglais (Brian Clough i love you) et a montré en Cup qu’il avait de sérieux atouts à faire valoir, en sortant Newcastle, club de Premier League le 25 août dernier.

 

A l’extrême opposé, alors que Forest s’est sauvé d’un rien l’an passé, Reading a lui manqué l’occasion de monter en Premier League.

A l’ouest de Londres, Reading qui a cruellement loupé la montée l’an passé lors du barrage final d’accession (contre Huddersfield aux tirs aux buts) se remet en ordre de bataille dans une quête à la Premier League. Un championnat que le club a quitté au crépuscule de la saison 2012-2013. Avec une affluence en hausse de 1200 personnes comparée à la moyenne de la saison passée, The Royals auront quelques atouts à faire valoir, l’esprit revanchard en tête. Deux français jouent dans cette équipe : Yann Kermogant, attaquant de 35 ans, 18 buts l’an passé, qui entamé sa 3ème et dernière saison à Reading, avant de prendre sa retraite. Autre tricolore, Joseph Mendes, qui après une première saison à 16 matchs (3 buts) suite à un transfert du Havre, est apparu à 4 reprises cette saison sur le terrain. Pour leurs cinq premiers matchs, les hommes de Jaap Stam ont connu fortunes diverses. Défaite d’entrée à QPR, puis un nul contre Fulham avant deux victoires et un nouveau match nul. Sept points pris en cinq matchs, loin d’un parcours de prétendant à la montée même si il reste difficile de tirer de gros enseignements dès la cinquième journée, échéance après laquelle Reading ne pointe qu’à deux points de la sixième place.

 

 

Les relégués et les promus.

 

Si le sort n’avait pas été aussi infernal pour Reading, ces derniers auraient pu retrouver Hull City, Sunderland ou encore Middlesbrough cette saison en Premier League. Oui mais voilà, ces trois clubs sont les malchanceux relégués qui évolueront donc en Championship cette saison.

Commençons par Boro. Annoncé par beaucoup de bookmakers comme le favori du championnat, le club coaché par Garry Monk peine à marquer les aurores de cette saison de leur empreinte. Neuvièmes, sept points, deux victoires, deux défaites, un nul. Pas franchement emballant pour une équipe pourtant joliment pourvue aussi bien en défense qu’en attaque. Avec des éléments comme Darren Randolph, George Friend, Adam Clayton, Lewis Baker, Patrick Bamford ou encore l’ancien Toulousain Martin Braithwaite. Boro paye ici ses soucis d’efficacité, quatre buts inscrits seulement, malgré une rigueur défensive indéniable.

Autre malheureux relégué, Hull City. Les Tigers, 18ème de Premier League la saison dernière sont exactement dans les même standards que Middlesbrough. Point positif, la meilleure attaque du championnat avec douze buts. Point négatif, une affluence en baisse de 5000 spectateurs. A noter que Kamil Grosicki est toujours présent, avec déjà deux buts inscrit cette saison. Pour ces deux clubs, il n’y a donc rien d’alarmant et l’on peut presque considérer ce début en demi-teinte comme normal au vu du contexte d’une relégation. Là où cela apparaît plus compliqué, c’est pour Sunderland. Les Black Cats, qui n’ont pu retenir leur international Jermain Defoe, n’ont signé qu’un succès cette saison et restent sur trois matchs sans gagner, dont deux défaites consécutives. Point noir : une défense beaucoup trop friable (8 buts dans la musette) qui compte pourtant des joueurs chevronnés, à l’instar de l’ancien de United John O’Shea (37 ans) et quelques anciens de Ligue 1, citons par exemple Ndong (le type acheté 20 millions à Lorient), alors que Khazri ou Djilobodji se sont envolés dans les dernières heures du mercato, pour Rennes et Dijon.

Côté banc, David Moyes ayant quitté ses fonctions, c’est Simon Grayson qui a repris le flambeau. L’ancien coach de Preston devra compter sur un grand Lewis Grabban, déjà auteur de 3 buts en Championship.

 

Enfin, terminons ce premier point après 5 journées par la situation des promus. Si nous avons déjà évoqué Sheffield United, Milwall et Bolton connaissent un début moins facile. Milwall est actuellement 17ème avec 5 points. Un premier bilan intéressant pour les 6èmes de D3 l’an passé (promu via les barrages), club connu pour ses supporters (parfois trop) bouillants. Les pensionnaires de The Den ont signé leur premier succès le 26 août face à Norwich (4-0) après deux défaites et deux nuls. Pour Bolton pensionnaire régulier de Premier League dans les années 2000 (rappelez-vous de l’époque Anelka) c’est aussi difficile. Les Wanderers viennent tout juste de revenir en seconde division après une saison en League One. Actuellement, toujours pas de victoires, deux nuls et une dernière place pour l’équipe de Phil parkinson qui compte par ailleurs un français dans son équipe, Dorian Dervite. Cet ancien espoir de Lille, puis Tottenham avait vu son ascension freinée par une grave blessure au genou. Désormais du côté de Bolton, il tentera, tout comme son équipe, de se maintenir dans l’antichambre de l’élite du football anglais.

 

 

 

 

 

 

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