mar. Juin 18th, 2019

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Mais on le dit quand même

Vu d’Italie #4 : Le Milan largué, à qui la faute ?

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Les débats transalpins sont de retour ! Et aujourd’hui nos tifosi sont au chevet d’un grand malade : l’AC Milan. Ça ne s’arrange pas en cette nouvelle saison et il est temps de trouver explications et responsables…
baccaaa

@LeCalcioFoot : Milan est effectivement largué, et c’était prévisible. Ce club est à l’image de ses dirigeants: vieux, confus, rouillé, sans idée. Mais surtout confus. Le stade, un jour oui, un jour non. C’en est devenu gênant. La vente du club, quand, combien et à qui ce club va être vendu, on n’a toujours pas compris. Mercato, rappelons que Milan a dépensé 90m€ sans quasi rien vendre, ce qui est gigantesque en Italie. 90 MILLIONS, et les mecs ont toujours des Kucka, Antonelli ou Niang dans le XI.  Le gardien, Diego Lopez, salaire net 2.5m€, un salaire conséquent pour le club, fait banquette pour un jeunot de 16 piges. Le coach, je l’avais déjà écrit en été, si Ancelotti est ton choix 1, tu ne peux pas avoir Mihajlovic en 2, il représente l’exact inverse.
Bref, le pire dans tout ça, c’est qu’il n’y a pas d’espoir à l’horizon. Tant que Berlusconi et Galliani sont là, le Milan Circus continuera.

@MonsieurMehdi : Plusieurs axes d’explications à cela :
Un recrutement bancal
Malgré un recrutement fortement marketé, le Milan peine. Et au final, c’est assez logique.
L’an passé, le Milan peinait surtout dans deux secteurs : le milieu et la défense. Et les « grands noms » du Mercato sont arrivés…en attaque.
Derrière et au milieu, les seuls vrais renforts ont été Romagnoli et Bertolacci.
Forcément, compter sur deux joueurs trop tendres pour se faire une place à la Roma pour rebâtir une équipe, c’était plus qu’ambitieux.
Aujourd’hui, sans équilibre, l’équipe marque peu (même l’Inter a mis plus de buts…), et encaisse des buts, malgré un autre coup marketing tenté avec Donnarumma, le nouveau « nouveau Buffon », qui se retrouve propulsé dans les buts pour créer un contre-feu.
Pas assez de qualité
Avec cet effectif bancal, le Milan n’est pas à la hauteur des plus grands. La preuve dans les confrontations directes : défaites contre la Fio, l’Inter, le Napoli et la Juve.
Difficile de prétendre au top 3 si l’on n’est pas capable de prendre des points contre les équipes concurrentes directes pour le podium.
Encore une année de perdue
Avec un recrutement plus strass qu’efficace, des trous énormes dans l’effectif, et des joueurs pas à la hauteur de l’image du club, le Milan s’enlise dans une situation problématique, loin de sa gloire passée.
Encore une fois, on dira que c’est la faute du coach, on en changera, on vendra le nouveau venu comme le messie, mais à moins d’être magicien, avec cet effectif, le Milan est à sa place.
La faute aux bâtisseurs de cette équipe.
Débats

@TheSandokanG: Le problème du Milan, ce n’est ni l’entraîneur (qui ne m’a jamais convaincu hein) ni les joueurs. Alors certes les joueurs ne sont pas de classe mondiale. Honda on dirait un Bahlouli de pacotille, Cerci le phénomène est sans doute au niveau du Meghni de maintenant..etc.
Non, la faute, c’est les dirigeants. Ce mystérieux thaïlandais chinois Bee, connu pour être un louche a certainement emmené de l’argent, mais il y a des problèmes profonds dans ce club. Barbara Berlusconi n’a sans doute aucun pouvoir, Galliani est sénile, Berlusconi lui n’a plus rien compris au football depuis 3-4 ans. Au delà de la sénilité. Ils ont balancé de l’argent sur des garçons qui ont bien joué au football 6 mois. Il faut un changement radical dans la gouvernance, ou le club coulera. Rien de plus.

@AcMilan_France: Une quatrième saison consécutive ratée et sans titre (ou bien partie pour l’être…), il convient de faire le procès de Milan. Certes, nous pourrions épiloguer sans fin sur la faiblesse des joueurs et leur faible engagement, sur les incertitudes et erreurs tactiques des entraîneurs successifs (pas moins de 4 : Allegri, Seedorf, Inzaghi, Mihajlovic), et nous aurions raison de le faire.
Mais l’essentiel n’est pas là. Le poisson pourrit toujours par la tête et c’est donc du côté de la direction du club qu’il faut distinguer l’essentiel des responsabilités.
L’échec retentissant de Milan sur tous les plans (sportif, économique, image, infrastructures) ne peut qu’être imputé à des dirigeants largués, « vieux, usés et fatigués » comme aurait dit l’autre, et qui refusent de passer la main.
Il semble évident que Berlusconi a lâché les commandes opérationnelles du club à Galliani sur le plan sportif, et à sa fille Barbara pour le reste (et avec quel succès !), et ne fait que financer le club (occasionnellement, comme à l’été 2015) et, ce qui revient au même, éponger ses dettes (ce qu’il fait tout le temps).
S’il existe un tournant (et un symbole de tous les errements successifs) dans l’histoire récente du club, il s’agit de l’hiver de la saison 2011-2012. Milan peut se débarrasser de Pato, qui n’est déjà plus qu’un zombie, à des pigeons fortunés (le PSG) qui sont prêts à déverser une trentaine de millions. Milan a déjà trouvé son remplaçant, il s’agit de Carlos Tevez, qui peut arriver sans indemnité de transfert. Tout semble ficelé, Tevez pose même avec Galliani. Sauf que le Pato en question en plus d’être un cadavre footballistique, est le petit ami de Barbara Berlusconi, qui, en plus de Pato, aspire à prendre des responsabilités majeures au sein du club. Elle insiste pour que son chéri reste au club, il restera encore quelques mois, partira un peu plus tard gratuitement au Brésil. Quant à Tevez, il fera le bonheur et les titres de la Juventus, tandis que Milan plongera dans l’anonymat du milieu de tableau.
Qu’un club comme Milan fasse de telles erreurs stratégiques révèle d’un profond problème de gouvernance au sein du club.
galliani_tevez
Pourtant le repas était presque parfait.
Les erreurs s’enchaîneront, aucune liste en la matière ne pourrait être exhaustive : laisser partir Pirlo gratuitement à la Juve, accumuler les transferts bidons de joueurs indignes d’un club de Ligue 1 jouant le maintien (Constant, Traoré, Birsa, Mesbah et tant d’autres…), licencier Seedorf (alors que ses résultats étaient bons et qu’il était le seul à avoir compris le mal profond du club), multiplier les opérations financières hasardeuses avec le Genoa, mépriser les anciennes gloires du club (Maldini au premier rang) qui pourraient tant apporter en compétence, en autorité et en charisme…
Bref, il n’y a plus rien : plus d’autorité (rien qu’à voir le comportement et le style de certains joueurs), plus de stratégie (ni entrepreneuriale, ni commerciale, ni tactique, comme le prouve l’absence de toute logique dans la construction de l’effectif), plus d’argent.
Et Berlusconi, semi-gaga, continue de mettre la main à la poche pour ce néant, tel un vieillard racketté par une michetonneuse, mais la vacance du pouvoir qu’il provoque est désastreuse : le club n’est plus dirigé.
Galliani ne semble plus avoir ni la compétence ni l’honnêteté pour diriger un club. Discours absurdes, relations d’affaires douteuses avec le Genoa et les sessions de recrutement bidon « a parametro zero » ont achevé de tuer sa crédibilité.
Quant à sa fille Barbara, à l’inverse du roi Midas, tout de qu’elle touche se transforme en plomb (cf le ridicule dossier du nouveau stade), à l’exception de la très réussie Casa Milan. Consciente de son incompétence sportive, elle aurait eu au moins le bon sens de souhaiter faire appel à des anciennes gloires du club pour gérer l’aspect sportif si elle avait été appelée aux plus hautes responsabilités au sein du club.
L’ultime fiasco de ces dirigeants pourrait être de ne pas réussir à vendre le club à des investisseurs sérieux (la fameuse saga « Mr Bee », qui doit signer « le mois prochain » depuis bientôt un an).
Il ne faut pas oublier que Berlusconi a repris Milan dans un état calamiteux et l’a remis sur le toit du monde, avec notamment ces 5 Champions league remportées. Mais la gestion du club depuis 2011 confine à l’absurde et le plonge dans un abyssal néant. Rien ne sert de s’énerver contre les joueurs minables recrutés (ils n’avaient pas le niveau de jouer à Milan, mais est-ce leur faute ?), ni contre les entraîneurs inexpérimentés recrutés. Tous les choix désastreux opérés depuis 4 ans l’ont été par une direction en plein désarroi. Les désastres actuels sont donc totalement de leur faute, comme les triomphes passés étaient de leur fait.
Il est temps pour eux de passer la main… et d’ici là, nous continuerons de tirer la langue…

Crédits photo Une: notey.com

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