mar. Nov 12th, 2019

TLM Sen Foot

Mais on le dit quand même

MPH et les fesses d’Anushka stars du titre de Bruges (Foot, bière & chips #juin2016)

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Quelques jours, plusieurs même (le temps de cuver le titre), après le sacre du Club de Bruges, et, surtout, quelques jours avant le début de l’Euro, le temps est venu de faire le point sur la dernière partie de la bière-ligue, laquelle a consacré MPH au panthéon du football belge.

Bruges
Preudhomme (BELGA)

Onze ans ! Onze ans que tout Bruges, enfin, peut-être pas les fidèles du Cercle voisin, attendait ce sacre. L’année passée déjà, les Brugeois étaient passés proches des lauriers que Gand leur avait dérobé au bénéfice d’une campagne pleinement réussie en play offs. Car si Bruges a cette année pour la deuxième fois consécutive attaqué les PO1 en tête, il ne s’est cette fois pas écroulé et a su garder son avance récoltée en saison régulière jusqu’au bout.

Michel Preud’Homme est donc le nouveau beffroi brugeois : celui qui domine toute la ville, une ville qui a pu exulter une seconde fois lorsque, quelques jours après le titre, MPH déclarait son amour au club, tout sourire (!) qu’il était, annonçant rempiler pour une saison (alors que son contrat courrait de toute façon jusque 2018 ou 2019, bref, jusque bien tard). Comme quoi MPH est véritablement devenu prophète dans un pays qui n’était pas le sien : mais le Liégeois, Rouche de surcroît, s’est fait un nom dans la Venise du Nord et, du coup, « Allez #MichelResteAvecNous » !

Bref, l’attente fut longue, mais la fête d’autant plus jouissive. Dans une ambiance des (très) grands jours, les Blauw-en-Zwart se sont donc assurés le titre en humiliant Anderlecht et en contemplant les fesses de cette supportrice délurée, qui a fait le tour de la toile (avec un arrêt au commissariat voisin). Sympa cette Anushka…

HAO HAO JUNIOR EN ATTENDANT SILVIO PROTO ?

Bruges champion, il a tout de même fallu distribuer les lots de consolation. le Sporting, au terme d’une saison terne, réussit « l’exploit » d’accrocher la deuxième place, qualificative pour la Ligue des Champions… à condition de passer le tour éliminatoire. Pas mal pour une équipe qui a constamment manqué de régularité, qui n’a cessé de choisir ses matches, et où le coach, Besnik Hasi-sur-le-banc, a vite décampé alors qu’il était décrié de toute part. L’Albanais s’est donc recasé en Pologne tandis que le véritable drame de Saint-Guidon, c’est le départ de Silvio Proto-le-héros. Adulé au Parc Astrid, détesté dans la plupart des autres clubs de Belgique (mais pourquoi ?), le dernier rempart a compris qu’on ne voulait plus de lui à Neerpede (mais pourquoi ?). Bénéficiant d’un « transfert gratuit » (= on aimerait vraiment que tu te barres), Silvio qui a tant donné a donc au final peu reçu et devrait filer du côté d’Ostende, la nouvelle attraction de JPL depuis l’arrivée de Marc Coucke. Mais le transfert tarde à se concrétiser. Soit parce qu’Anderlecht a précisé que « Silvio, tu peux aller où tu veux mais pas là, pas pas là, là non plus, ni là », soit parce que Marc Coucke était ces derniers temps plus occupé par la naissance du Hao Hao junior, le bébé panda de son parc animalier …

Derrière, Gand a terminé sur les rotules. Et c’est peu de le dire. Les grandes soirées de Ligue des Champions paraissent déjà loin pour les Buffalos qui auront bien besoin de leurs vacances pour se ressourcer. Transferts hivernaux manqués, les Gantois ont connu la gueule de bois ces six derniers mois. Mais Hein a promis de rester. Pas Depoître. Quant à Kums-le-soulier-d’or, il se tâte. Bref, Gand va surtout devoir à présent prouver qu’il ne va pas rentrer dans le rang et que ce titre n’était pas un accident. Et ça passera la saison prochaine par un tour préliminaire en Europa League puisque c’est le Standard (on l’oublierait presque celui-là) qui débutera directement la compétition dans les poules après avoir gagné la coupe-aux-chips. Jusqu’ici, le mercato touche s’est fait plutôt discret. Ca change. Faut dire que Venanzi a pas mal dépensé en janvier et que les caisses sont parait-il quasi vides. Le départ (forcé ?) d’Axel Lawarée à la tête de la « politique sportive » (drôle à écrire, tiens, ça…) du club va en tous les cas laisser davantage encore de responsabilités à Big Dan Van Buyten. De quoi voir débarquer d’autres ex-champions du monde ? Après le demi-flop Victor Valdès, Sclessin n’en veut pas. Sauf si c’est Xavi. On peut rêver…

Enfin, Charleroi qui avait animé les comme-toujours-tristes PO2 s’est mangé la queue dans le double affrontement pompeusement appelé « finale pour l’Europe ». En fait, c’est une finale opposant le 4e des PO1 au vainqueur des PO2 pour accéder dans les premiers tours préliminaires de l’Europa League. Dis comme ça, c’est moins sexy, n’est-ce pas ? Bref, les Zèbres avaient mis en boîte (en canette ?) Peter Maes (normal dans la Jupiler League) et ses Limbourgeois au match aller. Comme quoi les Wallons ne sont pas toujours du caca. Sauf qu’au retour, Nicolas Penneteau a vu rapidement rouge et lez Zèbres ont bu la tasse. De caca ?

REVOILÀ LES PANDAS !

Et non, on ne vous parle plus des pandas de Pairi Daiza mais plutôt de ceux d’Eupen ! Car la vraie histoire belge de cette saison, ce n’est pas la réforme, c’est l’affaire White Star ! Car comme attendu et annoncé par certains, le club bruxellois étoilé, pourtant champion de D2 sur le terrain, n’évoluera pas en D1 la saison prochaine. La faute à qui ? Oh, John Bico a son idée. En gros, pour faire court, le Camerounais n’a cessé de déverser son fiel sur tout le foot belge et se dit aujourd’hui surpris qu’on ne l’aime pas beaucoup.

De façon plus précise, l’analyse des comptes du club du White Star dans le cadre de sa demande de licence pour le football rémunéré (D1A + D1B) a démontré de nombreuses pierres d’achoppement. On va pas tout expliquer ici mais ceux qui aiment se farcir des comptes rendus de sentences juridiques arbitrales, c’est ici que ça se passe. Nous on a tout lu. Et au-delà de tout ce qui est reproché ou pointé par la commission, on notera que le principal investisseur du club bruxellois vient de Dubaï. Drôle pour un club où sont manager critique le fait que le grand bénéficiaire de cette histoire tire profit d’un investisseur du Qatar…

Car vu que le White Star ne monte pas, c’est donc Eupen qui a été invité à participer à la grande fière de la Jupiler la saison prochaine. Après avoir chaque fois raté la dernière marche ces trois dernières années, le club germanophone surnommé les Pandas retrouvent donc, sur tapis vert, l’élite cinq ans après l’avoir quittée… sur tapis vert ! A cette époque, Eupen aurait dû se sauver au détriment du Lierse, lequel avait aligné un joueur non-qualifié et aurait donc dû perdre un point sur tapis vert (et donc passer derrière Eupen au classement). Une erreur administrative que l’Union belge avait décidé d’ignorer ! Maged Salmy, le boss égyptien du Lierse, devait avoir le bras trèèèèès long. Aussi long en fait que celui des nouveaux patrons d’Eupen qui font ainsi un pied de nez à l’histoire. Bon, ne nous en cachons pas, la montée d’Eupen n’est pas top-top éthique. Mais l’équipe est adulée en D2 comme celle développant de loin le plus beau football de la division. Alors, finalement, pourquoi pas. Sûr que les Eupennois ne feront pas tâche aux côtés des Westerlo, Beveren et autre Mouscron.

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