mer. Sep 18th, 2019

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Mais on le dit quand même

Retour sur Brésil-Ecosse (2-1) en 1998

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Le supporter écossais a ceci de sympathique que la plus difficile des défaites n’entame en rien sa bonhomie. Au pub pour collectionner les pintes, jusqu’à s’écrouler au pied du comptoir. On ne pouvait rêver mieux pour l’ambiance du match d’ouverture de la Coupe du Monde 1998 au Stade de France, entre le Brésil et l’Écosse (2-1). J’ai revisionné cette rencontre pour vous.

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Les supporters en kilt sont à peine plus nombreux que les inconditionnels supporters brésiliens. Car le tenant du titre est évidemment favori face à l’équipe écossaise, absente du dernier Mondial en 1994. L’équipe de Mario Zagallo vient en France pour décrocher son cinquième trophée, tandis que celle de Craig Brown espère, pour sa septième participation à une Coupe du monde, passer pour la première fois le cap du premier tour. Le premier ballon est écossais, la première action dangereuse aussi, pour la plus grande joie du stade. Mais, à la quatrième minute, le premier corner des Brésiliens, repris de la tête au premier poteau par Cesar Sampaio, trompe Jim Leighton, le gardien écossais. Le premier buteur de France 98 est un Brésilien qui joue au Japon. Tout le stade pense que le premier carton rouge du Mondial va être sorti pour un tacle par derrière de Darren Jackson, mais l’arbitre espagnol se contente de faire les gros yeux à l’attaquant écossais qui écopera du jaune un peu plus tard. Entrés en se tenant par la main dans le stade, les joueurs brésiliens se désunissent sur le terrain, offrant un spectacle peu collectif et trop individualiste. Ronaldo s’amuse dans la défense écossaise mais ne peut doubler le score. La seleção devient fébrile et le sélectionneur Mario Zagallo s’impatiente. Elle n’aime pas être chahutée. Quand Ronaldo se force enfin à passer à Bebeto, l’autre attaquant de pointe, choisi in extremis pour remplacer Romario, souffrant, ce dernier cafouille en cherchant Rivaldo et les Ecossais récupèrent le ballon.

L’Écosse ne se rend jamais

Les hommes de Craig Brown quadrillent mieux le terrain et poussent vers le but de Taffarel. C’est encore Cesar Sampaio qui va faire parler la poudre. Une méchante faute sur Kevin Gallacher dans la surface ne lui vaudra qu’un carton jaune mais aussi un penalty que transforme du gauche le Monégasque John Collins juste avant la mi-temps. L’Ecosse joue bien et soulève les clameurs d’un public fier de voir autant de résistance face à l’ogre brésilien. Avec une moyenne d’âge dépassant largement la trentaine, l’équipe écossaise regorge d’expérience. Colin Hendry, en capitaine courage, parvient in extremis à contrer Ronaldo. Dans le camp écossais, on croise les doigts. Sur le banc brésilien, Zagallo peste. A seize minutes de la fin, il sort Bebeto à court de jambes et fait entrer Denilson qui met immédiatement le feu. La première action est la bonne. Cafu frôle un ballon aérien à deux mètres de la ligne. Leighton repousse de la poitrine, mais c’est Boyd qui, de l’épaule, voit mourir le ballon dans ses propres filets. L’attaquant Gordon Durie obligera une dernière fois Taffarel à plonger, avant de bloquer l’ultime tir. Les Ecossais sont beaux joueurs. Ils faisaient ce soir-là d’excellents perdants. Un rôle qu’ils aimeraient tant retrouver en 2016 à l’Euro, eux qui n’ont plus disputer de compétition internationale depuis 1998…

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