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Grèce 15-16 – Episode 8 : L’Olympiakos ne sera plus rattrapé

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Il n’y aura pas eu beaucoup de suspense dans cette édition 2015-2016 du championnat grec. L’Olympiakos est officiellement champion et ne pourra plus être délogé de sa première place. Igor Tudor ne peut pas en dire autant. Après plusieurs semaines de sursis, il a été limogé de son poste d’entraîneur du PAOK et remplacé par Vladimir Ivic.

TLM S’en Foot revient sur ce mois de mars du côté de la Grèce qui n’a pas vu beaucoup de changement en haut du tableau.


Sans contestation

Les joueurs de l'Olympiakos célébrant un but d'Hernani contre l'Asteras Tripolis. Crédit photo : Olympiakos.
Les joueurs de l’Olympiakos célébrant un but d’Hernani contre l’Asteras Tripolis. Crédit photo : Olympiakos FC

Après son succès 3-0 contre Veria, grâce notamment à un doublé de David Fuster, l’Olympiakos s’est adjugé le quarante-troisième titre de son histoire et le sixième consécutif. Le dernier championnat remporté par une autre équipe que le port d’Athènes est celui de la saison 2009-2010 avec la victoire du Panathinaïkos et son Djibril Cissé de feu. Depuis le début de cet exercice, les hommes de Marco Silva ont dominé de la tête et des épaules ce championnat hellène, ne laissant aucune illusion à leurs adversaires. L’Olympiakos devient également le premier club européen de cet exercice à remporter son championnat.

Les Trèfles justement se déplacent au Stade Karaiskakis juste après ce titre, avec la volonté de ruiner la fête de ses voisins. Lancé par Leto, Marcus Berg remporte son duel face à Roberto et ouvre la marque dès la deuxième minute de jeu. L’Olympiakos réagit à la deuxième heure de jeu avec un coup de tonnerre d’Esteban Cambiasso qui trompe Luke Steele d’une frappe à-ras-de-terre. Le Pana craque en fin de match avec un but de Manuel da Costa qui reprend de la tête un coup franc de Kostas Fortounis. Anesthésié, la défense athénienne perd le ballon devant sa surface et Brown Ideye ne se prive pas pour faire passer le tableau à 3-1, clôturant la rencontre. Face l’Astreras Tripolis, Hernani porte son équipe avec deux buts et une victoire 2-1.

Le principal rival de son côté fait toujours la grimace. Le Panathinaïkos chute contre l’AEK Athènes sur un superbe coup franc de Ronald Vargas (1-0). La fin du match se termine dans un climat électrique et l’expulsion de Giandomenico Maestro chez les Verts, coupable d’un vilain tacle sur Rafik Djebbour. Lors de cette saison, le « Pana » aura montré le visage d’une équipe sur la pente descendante, encore capable de gagner face aux autres membres de la Superleague mais terriblement fébrile devant les grosses cylindrés. Contre l’Atromitos, les hommes d’Andrea Stramaccioni l’emportent 2-0 avant d’être défait par l’Olympiakos malgré un bon début de partie (1-3). Une victoire 4-0 contre l’Iraklis Salonique sauve un peu ce mois de mars très moyen qui assure toutefois une troisième place au classement.

L’AEK Athènes semble lâcher un peu en cette fin de championnat. Assuré de terminer deuxième et de jouer les play-offs pour l’Europa League, l’AEK a laissé traîné des points sans être réellement inquiété par le Panathinaïkos. Après l’avoir emporté contre ce dernier, les protégés de Gus Poyet se font accrocher sur le terrain de l’Asteras Tripolis dans un match assez équilibré (0-0). Après une victoire facile 3-0 face au Panthrakikos, l’AEK se fait surprendre dans les arrêts de jeu contre le Panaïtolikos avec un but du brésilien Marcos Paulo, bien aidé par une défense fatiguée.

On les avait laissé avec deux défaites rageantes, le PAOK retrouve des couleurs contre Tripolis, s’imposant 2-0. Ensuite, Salonique se déplace chez l’avant-dernier, le Panthrakikos de Nicolas Diguiny. Tout commence bien avec le but de Dimitris Chatziisaias sur un corner de Dimitris Pelkas. Toutefois, les choses se gâtent en seconde période. La passe en profondeur d’Antonis Tsiaras traverse toute la défense avant d’arriver dans les pieds d’Igor, complètement démarqué, qui fusille Michalis Vellidis. Juste avant la fin du temps réglementaire, un contre de Komotini est bien stoppé par la défense du PAOK. Mais les visiteurs perdent rapidement le ballon à l’entrée de la surface. Igor décale pour Thanasis Papageorgiou qui fait trembler les filets d’une frappe puissante (2-1). A ce moment là de la saison, Komotini garde un mince espoir de maintien, l’entraîneur Igor Tudor n’en a plus pour conserver son poste. Trois jours plus tard, le PAOK limogie le technicien croate, remplacé par Vladimir Ivic, ancien international serbo-monténégrin travaillant au sein de la formation du club. Ivic ne rate pas ses débuts car il remporte deux rencontres contre le Panaïtolikos (3-0) et Kalloni (3-0). Son équipe est elle aussi quasi-assurée de participer aux play-offs.

Le Panionios sous pression

Joueurs du PAS Giannina lors d'une manifestation sportive organisée par le diffuseur officiel du championnat au début du mois de mars 2016. Crédit photo : PAS Giannina.
Joueurs du PAS Giannina lors d’une manifestation sportive organisée par le diffuseur officiel du championnat, au début du mois de mars 2016. Crédit photo : PAS Giannina.

La dernière place qualificative pour ces play-offs va se jouer entre plusieurs équipes. Le Panionios Athènes est le favori, occupant cette cinquième place tant convoitée. Après sa défaite 2-0 contre le Levadiakos grâce à un doublé de Petros Giakoumakis, les athéniens ne peuvent faire mieux qu’un nul 0-0 face à Platanias, juste derrière eux au classement. Néanmoins, les coéquipiers de Sokratis Dioudis se reprennent et Anastasios Bakasetas inscrit un triplé contre le Skoda Xanthi de Karim Soltani (3-0). Mené sur la pelouse du PAS Giannina, autre prétendant à la qualification, c’est Apostolos Karamanos qui sauve les meubles en fin de partie (1-1).

Le Panionios possède six points d’avance sur une équipe du Platanias qui n’a pas dit son dernier mot. La défaite contre la lanterne rouge Kalloni (1-2) à la fin du mois de février risque de faire naître des regrets mais l’équipe de Girogios Paraschos semble y croire, raflant la mise face au Levadiakos (3-0) puis contre Veria (1-0). Sixième, à égalité de point avec Platanias, on retrouve le PAS Giannina en mode combat. Cette équipe qui marinait dans le ventre mou de la Superleague il y a un mois, vient d’enchaîner cinq matchs sans défaite dont trois victoires. Un coup d’éclat n’est pas impossible mais il ne faudra pas fléchir devant l’enjeu.

Le Panaïtolikos pointe au huitième rang mais n’a pas la mine des grands jours. Le mois de mars s’achève avec deux défaites cinglantes face à Giannina (0-2) et au PAOK Salonique (0-3). La victoire surprise contre l’AEK a fait beaucoup de bien mais Amr Warda et ses copains sont sur un équilibre instable et il sera très difficile d’aller chercher cette place. Enfin, l’Asteras Tripolis a perdu pied dans cette lutte et se dirige vers la plage pour retrouver son souffle. Huit matchs sans victoire toutes compétitions confondus. La dernière remonte au 31 janvier et un succès 2-0 face au « Leva ». Avec ce rythme de tortue et neuf points sur la table à prendre, la tâche s’annonce rude.

Du côté de la zone rouge, Kalloni et le Panthrakikos sont officiellement relégués en Football League. Avec onze points de retard sur le Veria FC, à trois journées du terme, le club de Mytilène doit se résoudre à descendre à l’étage inférieur après trois saisons parmi l’élite du football grec. Le Panthrakikos compte neuf points de retard sur le premier non-relégable mais comptabilise une défaite et un match nul face à Veria ; s’il y a égalité de points, elle sera favorable aux coéquipiers de Cyril Kali. C’est la première fois en trois ans qu’aucun des promus n’est relégué en fin de saison.

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