mer. Oct 23rd, 2019

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Mais on le dit quand même

Grèce 2015-2016 – Episode 1 : L’AEK réussit son retour

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Annoncé il y a quelques semaines, le championnat grec rejoint TLM S’en Foot pour cette saison 2015-2016. Chaque mois, un résumé des confrontations sans oublier une analyse des trajectoires de chaque équipe vous permettra de vivre ce nouvel exercice hellène au plus près de chez vous.

Ce week-end, la Superleague faisait son retour avec l’Olympiakos dans ses habits traditionnels de champion mais aussi le Panathinaïkos dans la peau de l’éternel rival mais également l’AEK Athènes, qui revient en première division après quelques années de crise.

Faisons un tour d’horizon des rencontres de ce week-end.

grece

L’Iraklis soigne son retour
Kalloni 0-1 Iraklis Salonique

On a beaucoup parlé du retour de l’AEK Athènes mais il ne faut pas oublier l’Iraklis Salonique qui a également été un club important de la première division grecque. Et c’est l’attaquant argentin des visiteurs, Emmanuel Perrone, ancien de Kalloni avant de partir pour Salonique en 2014, qui marque contre son ancienne équipe ; bien aidé par une défense endormie et un Andrew Hogg trop court. Après sept minutes de jeu, Perrone permet aux siens de mener 1-0 et d’inscrire le premier but de ce championnat 2015-2016.

Dans un match assez fermé, c’est tout de même l’Iraklis qui va se procurer les meilleures occasions mais il y a eu beaucoup d’imprécisions de la part des joueurs de Nikos Papadopoulos. La dernière victoire du promu en première division, c’était en 2011, lors du derby de Salonique, face à l’Aris, une victoire 1-0 grâce à un but de Victoras Iacob en fin de match.

Kalloni ne semble pas avoir digéré ses trois défaites lors des quatre derniers matchs de la saison précédente. Fotis Georgiou, arrivé en provenance de l’Atromitos, devra porter son équipe à bout de bras et espérer un meilleur visage de ses coéquipiers.


Passage dégagé pour Tripolis
Panthrakikos 0-2 Asteras Tripolis

Difficile début de saison pour Sofyane Cherfa avec le Panthrakikos. Le français n’a été qu’impuissant devant les assauts d’Apostolos Giannou, tout droit venu du Panionios et de Facundo Bertoglio, prêté par le Dynamo Kiev à l’Asteras.

L’argentin est le premier à se mettre en évidence au quart d’heure de jeu, profitant d’une sortie complètement raté de Giorgios Athanasiadis, qui rate le ballon sur un centre de Mazza venu de la gauche. L’attaquant pousse tranquillement le ballon de la tête dans les filets désertés par le gardien.

Ensuite, grâce à un bon collectif, Giannou arrive en bonne position dans la surface et voit sa première tentative repoussé par Athanasiadis. Toutefois, il suit parfaitement le ballon et inscrit le deuxième but de la rencontre, permettant à son équipe de mener par 2-0. Le Panthrakikos est sans réaction. Toutefois, Tripolis se montre assez nerveux durant cette rencontre, multipliant les fautes. Pour son premier match, Bertoglio marque des points grâce à son but mais pas sûr que son entraîneur, Staikos Vergetis, est apprécié le deuxième carton jaune synonyme d’exclusion en fin de match.

L’Asteras démarre sur de bonnes bases cette nouvelle saison mais attention à ne pas être trop dissipé du côté du Kolokotronis Stadium pour la réception du Panétolikos.


L’AEK fête son retour en Superleague
AEK Athènes 3-0 Platanias

Près de 16 000 personnes se sont pressés pour voir le retour d’un des géants du football grec de retour en Superleague. Et le champagne a été sabré. L’AEK a dominé de la tête et des épaules et Kévin Olimpa a été chercher le ballon à trois reprises au fond de ses filets.

L’ancien gardien des Girondins de Bordeaux risque de faire des cauchemars dans les prochains jours car ce match fut un véritable calvaire pour lui. Johansson, esseulé sur l’aile droite, fait un centre à ras-de-terre qui est repris par Vargas. Olimpa, surpris par la vitesse de cette action, voit le ballon passer entre ses jambes. Si la note est de 1-0 à la mi-temps, Rodrigo Galo démarre la deuxième sous les chapeaux de roue, s’amusant sur l’aile droite, éliminant facilement son confrère Wanderson avant d’envoyer une frappe enroulée à mi-hauteur qui meurt dans le petit filet adverse. Rafik Djebbour sort peu de temps après, souffrant visiblement de la cheville. Son indisponibilité est évaluée à une semaine et il manquera le prochain match contre Xanthi.

Le troisième but intervient à l’heure de jeu. Trop statique, les défenseurs de Platanias sont réunis au centre dans la surface de réparation. Platélas passe en profondeur pour Simoes, démarqué, qui passe, à la limite du hors-jeu, pour Aravidis qui fusille Olimpa, sans que le ballon ait touché un adversaire. Tout le monde est derrière les attaquants athéniens. Le ballon lui est au fond.

Victoire logique de l’AEK qui lance un message assez clair à ses futurs adversaires.

Aristidis Soiledis (en jaune et noir) et l'AEK ont offert une victoire à leurs supporters pour leur retour en Superleague.
Aristidis Soiledis (en jaune et noir) et l’AEK ont offert une victoire à leurs supporters pour leur retour en Superleague.

Nazlidis sauve Veria
Veria 1-1 PAS Giannina

Il ne fallait pas partir plus tôt pour soulager une envie pressante ou se payer une chopine. Les deux équipes se sont fait attendre et c’est à la quarante-troisième minute que Noé Acosta ouvre le score pour Giannina, profitant d’un ballon repoussé par Kantimiris pour envoyer le cuir dans la cage. Coup de froid pour Edjenguele et les siens juste avant la pause.

Veria court après le score pendant toute la deuxième mi-temps se heurtant à un mur dressé devant le but de l’international grec Marcos Vellidis. Toutefois, c’est Nazlidis, sur un coup franc de Vergonis, qui saute plus haut que tout le monde, lobant Vellidis, et égalise au bout du temps additionnel arrachant le point du match nul et faisant exulter les huit cents personnes disséminés dans le Veria Stadium.


Le PAOK cale d’entrée
PAOK Salonique 0-0 Xanthi

Mauvaise opération pour le PAOK qui malgré une nette domination, n’est pas parvenu à trouver la faille contre l’AO Xanthi. Le gardien suédois de Salonique, Olsen n’a presque rien eu a faire alors que son comparse, l’italien Luigi Cennamo, a sûrement eu des sueurs froides pendant quatre-vingt dix minutes. Les joueurs auraient-ils trop gaspillé leur énergie en Europa League face à Brondby (victoire 5-0) ?

Si le PAOK veut se mêler à la lutte pour le titre, il faut vite se reconcentrer. Les prochains matchs contre Veria, Giannina ou encore l’AEK vont donner le tempo de cette saison. Ce n’est que le début mais on se souvient des regrettables défaites ou points perdus en deuxième partie de saison dernière qui avait plombé l’élan des coéquipiers de Stefanos Athanasiadis.

L'entraîneur du PAOK, Igor Tudor, espère que son équipe démarrera sa saison au début du mois de septembre. Source : PAOK FC
L’entraîneur du PAOK, Igor Tudor, espère que son équipe démarrera sa saison au début du mois de septembre. Source : PAOK FC

Le Tallec et l’Atromitos commencent sur une victoire
Atromitos 1-0 Levadiakos

Sans réelle pression, l’Atromitos s’est défait du Levadiakos par la plus petite des marges. A dix minutes de la mi-temps, Godoy passe en force à Brito, esseulé à l’entrée de la surface, qui ne se prive pas pour envoyer une frappe d’une précision chirurgicale dans le petit filet.

Anthony Le Tallec a joué une bonne partie de la rencontre avant de se faire remplacer par Pitu en fin de match.


Tournée pour Durmaz
Olympiakos 3-0 Panionios

L’Olympiakos a repris de manière idéale le championnat en s’imposant face au Panionios. Les rouges et blancs peuvent dire merci à Jimmy Durmaz qui a fait des ravages dans la défense adverse. Le show débute avec un centre de Durmaz réceptionné par Fortounis, étrangement seul au point de penalty et au milieu de six adversaires, qui place un superbe coup de patte pour ouvrir la marque.

En deuxième mi-temps, Bouchalakis frappe en force, à l’entrée de la surface, et voit sa frappe détournée par un joueur adverse avant de se loger dans les buts de Papadopoulos, dégoûté. Mais voilà, Jimmy Durmaz s’ennuie. Dans les arrêts de jeu de la seconde période, coincé sur son aile gauche, il envoie le ballon à Mathieu Dossevi, tout juste entré à la place de Fortounis, qui délivre une frappe de vingt-cinq mètres à ras-de-terre pour le 3-0. La messe est dite.

En patron, Le Pirée annonce la couleur même si la pauvreté du jeu développée par le Panionios laissait présagé une défaite bien plus sévère.


Le Panathinaïkos passe par la petite porte
Panétolikos 1-2 Panathinaikos

Luke Steele pensait avoir fait le plus dur en repoussant le penalty de Marcos Paulo. Toutefois, il n’a pas vu Leandro Kappel qui se présente seul au rebond et expédie la balle entres les gants de l’anglais. 1-0 pour le Panétolikos. On jubile dans les tribunes, ça ricane du côté de l’Olympiakos et les dents grincent déjà sur le banc des trèfles.

Le Pana avait pourtant été prévenu après un but refusé de Marko Markovski pour une position de hors-jeu. De plus, les deux équipes font jeu égal et c’est le Panétolikos qui se procure les meilleures occasions. L’ouverture du score n’est pas illogique. Avant la mi-temps, ce diable de Koppel profite d’un ballon flottant dans la défense athénienne pour faire une reprise en demi-volée que détourne Steele en corner.

Les murs ont dû trembler dans le vestiaire de Yannis Anastasiou car les verts reviennent avec de meilleures intentions. Toutefois, c’est le gardien adverse, Manolis Stefanakos, qui va provoquer le retour d’Athènes. Il fait une relance de la main interceptée par Marcus Berg qui sert tranquilement Nikolaos Karelis qui frappe. Même si Stefanakos est sur la trajectoire, le ballon passe la ligne et les deux équipes se retrouvent dos à dos 1-1.

La peur d’encaisser se lit dans le jeu des deux formations. Le salut va venir d’un ballon dégagé en catastrophe par Sergio Sanchez à dix minutes du terme. Le cuir est mal réceptionné par la défense du Panétolikos et Marcus Berg part dans le dos de celle-ci pour s’en aller battre facilement le gardien. 2-1 score final.

Malgré cette victoire, le Panathinaikos n’a pas rassuré et un match nul ou une défaite aurait entraîné une situation de handicap dès le début du championnat. Il faut souligner le bon match du Panétolikos qui aurait mérité le point du match nul.

Marcus Berg (au premier plan) et Nikos Karelis (de face) permettent au Panathinaïkos de glaner ses trois premiers points. Source : Panathinaïkos.
Marcus Berg (au premier plan) et Nikos Karelis (de face) permettent au Panathinaïkos de glaner ses trois premiers points du championnat. Source : Panathinaïkos.

Voici le classement officiel après la première journée de championnat.

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