dim. Oct 20th, 2019

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Mais on le dit quand même

Glenn Whelan, pilier de l’Irlande

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Le club tendance cette année en Premier League, c’est Stoke City FC. Forts de joueurs sur le retour tels qu’Arnautovic, Shaqiri, Affelay ou encore Bojan, le succès des « Potters » se repose surtout sur un homme, le vice-capitaine, le trop méconnu milieu défensif et international irlandais Glenn Whelan.

« Pour la plupart des fans, Glenn est un joueur de plus sur la feuille de match, mais un supporter avisé ou tous nos confrères savent qu’il est la pièce maitresse de l’équipe, celui qui n’hésite pas à recadrer le moindre coéquipier, la sentinelle qui couvre nos défenseurs et celui qui fait tout le sale boulot. Ecouté et respecté, si Stoke City en est là aujourd’hui, le club le doit en grande partie à Glenn Whelan. » Cet hommage appuyé est donné par Asmir Begovic, ancien gardien de but et coéquipier de Whelan à Stoke City, aujourd’hui remplaçant à Chelsea.

Crédits : wwww.irishpost.co.uk
Crédits : wwww.irishpost.co.uk

Il résume parfaitement l’influence du vice-capitaine irlandais des Potters, arrivé à Stoke en 2008, passé par Sheffield Wednesday, Bury et formé à l’Academy de Manchester City à l’époque où le club mancunien était encore un club « anglais ». Passé donc de la League Two à la Premier League lors de ses dix premières années de joueur professionnel, il a pris le temps d’évoluer et de s’affirmer au poste de numéro 6 (4 en Angleterre, ndhc), dans les divisions inférieures anglaises, où il faut se faire respecter. Il a d’abord appris le combat, l’honneur, le respect. Et à péter des jambes aussi : c’est notamment lui qui a cassé la jambe d’Aaron Ramsey lors d’un choc terrible avec le joueur d’Arsenal en 2009. Puis au contact des différents managers, il a progressé, tactiquement et techniquement, comme l’affirme Tony Pulis, qui l’a recruté en 2008 et eu sous ses ordres jusqu’en 2013 : « A chaque fois que j’ai demandé à Glenn de progresser dans un domaine précis, il l’a fait. C’est un super coéquipier, très simple, avec une bonne éducation. On retrouve en lui ce fighting spirit irlandais, cette détermination à te prouver que tu as tort !! ».

La concurrence ne lui fait pas peur, ça le motive, le pousse vers l’excellence. Cette année encore, et malgré l’arrivée toute récente au club d’Imbula, on retrouvera Whelan sur le terrain, à veiller au grain, à la première relance (il finit souvent ses matchs près des 100% de passes réussies), de manière à ce que les quatre joueurs de devant s’éclatent à exploser les défenses adverses. Toutes proportions gardées, on peut comparer son rôle et son influence à ce qu’était Claude Makélélé au Real Madrid, la pierre angulaire de l’équipe, sur le terrain, et dans le vestiaire.

Crédits : www.eurocuppictures.com
Crédits : www.eurocuppictures.com

En équipe nationale, c’est la même chose. On a beaucoup parlé de Walters (son coéquipier à Stoke), Shane Long ou encore Robbie Keane, mais le vrai boss, c’est lui. Relais sur le terrain de Martin O’Neill, il dirige et contrôle l’équipe d’une main de fer, tels Roy Keane à son époque (aujourd’hui adjoint du coach, ndhc).
Whelan a participé aux barrage retour des qualifications pour la Coupe du monde en 2009, jour spécial pour tous les Irlandais qui ont vécu l’humiliation de la défaite face à la France suite à la main de Thierry Henry. Aujourd’hui à 69 sélections, nul doute que jouer l’Euro 2016 en France aura une saveur particulière pour ce joueur au caractère bien trempé.

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